Auteur/autrice : La Redaction

  • Camping sauvage dans le Var : ce que dit la loi

    Camping sauvage dans le Var : ce que dit la loi

    Planter sa tente face à la mer ou au cœur des collines varoises fait rêver. Mais entre camping sauvage et bivouac, et dans un département aussi sensible au feu que le Var, la réalité juridique est stricte. Voici, sans langue de bois, ce qui est interdit, ce qui est parfois toléré, et les alternatives légales pour dormir en pleine nature l’esprit tranquille.

    Camping sauvage et bivouac : ce n’est pas la même chose

    On confond souvent les deux, alors que la nuance est essentielle :

    • Le camping sauvage : s’installer plusieurs heures ou plusieurs jours, avec tente, matériel, parfois véhicule, hors d’un terrain prévu pour cela. C’est ce que la réglementation encadre — et le plus souvent interdit.
    • Le bivouac : une halte d’une seule nuit, avec une tente légère montée au coucher du soleil et démontée au lever, sans laisser de trace. Il est parfois toléré, mais ce n’est jamais un droit.

    En France, le camping sauvage n’est pas autorisé par principe : il l’est seulement là où rien ne l’interdit — et dans le Var, les interdictions sont nombreuses.

    Où c’est clairement interdit dans le Var

    Plusieurs situations rendent le camping (et souvent le bivouac) illégal :

    • Sur le littoral et les plages : le bord de mer est protégé et la quasi-totalité des communes côtières l’interdisent par arrêté municipal. Oubliez la nuit sur le sable.
    • Dans les espaces naturels protégés : au parc national de Port-Cros (qui inclut une grande partie de Port-Cros et de Porquerolles), camping et bivouac sont strictement interdits.
    • Dans les massifs forestiers : Maures, Esterel et autres massifs varois sont très exposés au feu. L’été, ils sont réglementés voire fermés par arrêté préfectoral, et le bivouac comme le feu y sont proscrits (voir notre article sur l’accès aux massifs forestiers).
    • Près des points d’eau, des sites classés et des monuments : à moins de 200 m d’un point d’eau capté pour la consommation, dans les sites classés ou inscrits et aux abords des monuments, le camping est interdit.
    • Sur un terrain privé : sans l’accord explicite du propriétaire, c’est non.
    Nature préservée du littoral de Port-Cros
    Dans le parc national de Port-Cros, camping et bivouac sont strictement interdits pour protéger une nature exceptionnelle. Photo : Richard Gertis (CC BY-SA 2.5) / Wikimedia Commons

    Le risque incendie : l’enjeu numéro un

    C’est la raison qui rend la réglementation varoise si stricte. En été, la végétation méditerranéenne est extrêmement inflammable et un simple mégot peut déclencher un drame. Selon le niveau de risque, la préfecture ferme l’accès aux massifs, interdit toute flamme et, bien sûr, le bivouac. Avant toute sortie en pleine nature de juin à septembre, vérifiez l’arrêté en vigueur et l’accès autorisé aux massifs du jour.

    Les collines boisées du massif des Maures, exposées au risque incendie
    Les massifs varois (Maures, Esterel…) sont fermés ou réglementés l’été : risque incendie maximal, feu et bivouac y sont proscrits. Photo : Civodule (CC BY-SA 3.0) / Wikimedia Commons

    Et le bivouac, alors ?

    Hors des zones d’interdiction listées plus haut, un bivouac discret d’une nuit (tente montée tard, démontée tôt, aucun déchet, aucun feu) peut être toléré. Mais retenez trois règles d’or :

    • Ce n’est jamais garanti : une commune, un propriétaire ou un arrêté peut l’interdire localement.
    • Sur les îles d’Or, la nature est protégée et les conditions très encadrées — on vous explique tout dans notre article dédié au bivouac à Porquerolles.
    • En cas de doute, renseignez-vous en mairie ou auprès du gestionnaire du site avant de vous installer.

    Quelles sanctions ?

    Le camping illégal expose à une amende, dont le montant grimpe nettement dans les espaces protégés et en période de risque incendie, où les contrôles sont renforcés. Au-delà de la verbalisation, le vrai risque est écologique et humain : un feu de forêt part en quelques secondes. Le jeu n’en vaut pas la chandelle.

    Les alternatives légales (et souvent plus agréables)

    Bonne nouvelle : dormir au plus près de la nature varoise reste tout à fait possible, légalement :

    • Les campings : le Var en compte une multitude, du camping nature au domaine les pieds dans l’eau, souvent dans des cadres superbes.
    • Les aires pour camping-cars et le stationnement autorisé, à distinguer du camping sauvage (on dort dans le véhicule, sans rien déployer à l’extérieur).
    • L’accueil à la ferme et les hébergements insolites (cabanes, tentes aménagées) qui offrent l’esprit bivouac, en règle.
    • Le bivouac encadré, là où il est explicitement autorisé.

    Envie de prolonger l’aventure nature ? Découvrez nos idées de plages du Var, l’expérience d’une nuit à la belle étoile via le bivouac à Porquerolles, et toutes nos locations de vacances pour poser vos valises en toute sérénité.

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    Photo de couverture (Port-Cros) : Amaya13 (CC BY-SA 4.0) / Wikimedia Commons.

  • Venir dans le Var en train, sans voiture

    Venir dans le Var en train, sans voiture

    Pas envie de faire la route, ou tout simplement pas de voiture ? Bonne nouvelle : on rejoint très bien le Var en train, puis le littoral, Hyères et les îles d’Or en TER, bus et bateau. Voici comment organiser un séjour sans voiture, depuis Paris, Lyon ou ailleurs.

    Arriver dans le Var en TGV

    La porte d’entrée principale, c’est la gare de Toulon, desservie en TGV (TGV INOUI et OUIGO). Depuis Paris-Gare de Lyon, comptez environ 4 heures de trajet direct ; depuis Lyon, autour de 2 h 30 à 3 heures. Marseille n’est qu’à une grosse heure en TER ou TGV, ce qui ouvre de nombreuses correspondances.

    Pour le centre du Var et l’arrière-pays (vers Draguignan, le Verdon), la gare TGV des Arcs-Draguignan est souvent plus pratique que Toulon. Réservez vos billets longue distance à l’avance sur le site de la SNCF (SNCF Connect) : c’est là que se trouvent les meilleurs prix.

    La gare SNCF d'Hyères et ses palmiers, terminus de la ligne
    La gare d’Hyères, terminus d’une courte antenne TER : la plus proche du littoral et des embarcadères vers les îles. Photo : 4net (CC BY 3.0) / Wikimedia Commons

    De Toulon au reste du littoral : le TER

    Une fois à Toulon, le réseau TER (Zou !) dessert la côte. Surtout, une courte antenne mène jusqu’à la gare d’Hyères, la plus proche des plages et des embarcadères pour les îles. C’est la gare à viser si votre séjour est tourné vers Porquerolles, Port-Cros ou le Pradet. Les horaires et billets régionaux se consultent sur Zou ! (région Sud).

    Rejoindre les îles d’Or sans voiture

    C’est tout à fait faisable, et même agréable :

    • Porquerolles : depuis Hyères, un bus du Réseau Mistral rejoint l’embarcadère de la Tour-Fondue (presqu’île de Giens), d’où part la navette maritime (traversée d’une quinzaine de minutes).
    • Port-Cros et l’île du Levant : les navettes partent du port d’Hyères, lui aussi accessible en bus depuis le centre.

    Pensez à vérifier les horaires de bateau à l’avance et à anticiper en haute saison. Pour tout préparer, lisez notre guide pour réussir sa journée à Porquerolles.

    Se déplacer sur place

    Sans voiture, on s’appuie sur deux réseaux complémentaires :

    • Le Réseau Mistral : le réseau de bus (et bateaux-bus) de la métropole Toulon Provence Méditerranée, qui couvre Toulon, Hyères, La Seyne, Le Pradet, Carqueiranne… Pratique pour le quotidien et pour rejoindre plages et embarcadères.
    • Zou ! : les cars et TER régionaux, pour les liaisons plus longues (vers l’arrière-pays, les autres communes du Var).

    Bon à savoir : beaucoup de TER acceptent les vélos, ce qui permet de combiner train + vélo — idéal à Porquerolles, île sans voiture, ou le long du littoral.

    Nos conseils pour un séjour sans voiture réussi

    • Réservez le TGV tôt : les prix montent vite, surtout l’été et les week-ends.
    • Choisissez un hébergement bien desservi (proche d’une gare ou d’une ligne de bus) pour limiter les trajets.
    • Combinez les modes : TGV jusqu’à Toulon, TER jusqu’à Hyères, bus + bateau pour les îles, vélo pour le dernier kilomètre.
    • Anticipez le retour des îles : les dernières navettes partent en fin d’après-midi/début de soirée selon la saison.

    Une fois posé vos bagages, place à l’essentiel : notre guide des plages du Var, les plus belles plages du département, et toutes nos idées dans les îles d’Or. Pour le logement, parcourez nos locations de vacances autour de Toulon et d’Hyères.

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    Photo de couverture (gare de Toulon) : TCY (CC BY-SA 4.0) / Wikimedia Commons.

  • Les forts oubliés du littoral varois

    Les forts oubliés du littoral varois

    Avant les plages et les marchés provençaux, le littoral du Var était d’abord une frontière à défendre. De la rade de Toulon aux îles d’Or, une étonnante ceinture de forts côtiers garde encore la mer, témoins de quatre siècles d’histoire militaire. Beaucoup se visitent ou se rejoignent par de belles balades patrimoniales. Voici les forts du littoral varois à (re)découvrir, et comment les approcher aujourd’hui.

    Toulon et sa rade, citadelle de la Méditerranée

    Première base navale française sur la Méditerranée, Toulon a toujours été un site stratégique majeur. Sa rade est protégée par un chapelet d’ouvrages fortifiés, dont les plus emblématiques se visitent encore.

    La Tour Royale, la « Grosse Tour »

    À la pointe du Mourillon, la Tour Royale — surnommée la « Grosse Tour » — est le plus ancien ouvrage défensif de la rade. Édifiée entre 1514 et 1524, sous Louis XII puis François Iᵉʳ, cette imposante tour d’artillerie aux murs épais devait contrôler l’entrée de la petite rade. Elle a même abrité une partie des collections du musée naval dans les années 1950-1960. Elle se visite généralement en saison estivale et lors des Journées européennes du patrimoine : vérifiez les jours et horaires d’ouverture avant de vous y rendre.

    La Tour Royale (Grosse Tour) à la pointe du Mourillon, à Toulon
    La Tour Royale, ou « Grosse Tour », veille sur l’entrée de la rade de Toulon depuis le XVIᵉ siècle. Photo : SiefkinDR (CC BY-SA 3.0) / Wikimedia Commons

    Le mémorial du Mont Faron

    Sur les hauteurs boisées de Toulon, le Mont Faron est couronné de forts et de batteries. La Tour Beaumont, bâtie entre 1842 et 1845 pour surveiller la côte, abrite aujourd’hui le Mémorial du débarquement en Provence, inauguré par le général de Gaulle en 1964 et entièrement rénové en 2017. Sa muséographie retrace le débarquement allié du 15 août 1944. On y monte par la route ou par le téléphérique du Faron, avec un panorama spectaculaire sur la rade. Là encore, vérifiez les conditions d’accès et d’ouverture avant votre visite.

    La Seyne-sur-Mer : deux forts, deux époques

    En face de Toulon, La Seyne-sur-Mer conserve deux des plus beaux forts visitables de la rade, devenus aujourd’hui des lieux de culture.

    Le fort de Balaguier

    Posé au ras de l’eau, le fort de Balaguier fut construit vers 1634-1636 à l’initiative du cardinal de Richelieu. Avec la Tour Royale, il formait un feu croisé verrouillant l’entrée de la rade. Depuis 1970, il accueille un musée consacré à l’histoire maritime locale et au bagne de Toulon, complété d’un agréable jardin botanique. C’est l’une des balades patrimoniales les plus accessibles du littoral : pensez à vérifier les horaires d’ouverture du musée.

    Le fort Napoléon

    Sur la colline du Caire, le fort Napoléon rappelle un épisode fondateur : c’est lors du siège de Toulon en 1793 que le jeune Bonaparte se distingua sur ces hauteurs. L’ouvrage actuel, voulu par Napoléon en 1811 et achevé en 1821 sous Louis XVIII, est aujourd’hui un lieu culturel (expositions, galerie d’art contemporain « La Tête d’Obsidienne »). L’entrée est généralement libre et la visite se fait en autonomie, mais le fort peut être fermé l’été : renseignez-vous sur les périodes d’ouverture avant de venir.

    Le fort de Brégançon, le plus célèbre du Var

    À Bormes-les-Mimosas, le fort de Brégançon est sans doute le plus connu de tous. Perché sur son rocher dominant la mer, ce site stratégique est fortifié depuis des siècles : forteresse royale en 1491, il fut renforcé par Bonaparte en 1793. Classé monument historique en 1968, il est devenu la résidence d’été des présidents de la République. Depuis l’été 2014, il se visite certaines périodes, en visite guidée et sur réservation, lorsqu’il n’est pas occupé : pensez à vérifier les dates d’ouverture et à réserver. Tout près, la plage de Cabasson offre une vue imprenable sur le rocher, à combiner avec une balade sur le sentier du littoral.

    Le fort de Brégançon à Bormes-les-Mimosas, surmonté du drapeau français
    Le fort de Brégançon, à Bormes-les-Mimosas, est aujourd’hui la résidence d’été des présidents de la République. Photo : Gzen92 (CC BY-SA 4.0) / Wikimedia Commons

    Les forts des îles d’Or

    Les îles d’Or ne sont pas seulement des paradis de nature : elles furent aussi de véritables verrous défensifs de la rade d’Hyères, hérissés de forts dont plusieurs se rejoignent à pied.

    Porquerolles : le fort Sainte-Agathe

    Au-dessus du port de Porquerolles, le fort Sainte-Agathe est le gardien historique de l’île. Sur un site surveillé depuis l’Antiquité, l’ouvrage fut consolidé par François Iᵉʳ en 1531 : derrière des murs de près de 4 mètres d’épaisseur, sa grande salle voûtée et sa terrasse offrent une vue magnifique sur la rade. Géré par le Parc national de Port-Cros, il abrite une exposition sur le patrimoine de l’île et ouvre principalement de mai à septembre — vérifiez les jours et tarifs en cours. L’île compte d’autres ouvrages disséminés dans la nature (batteries, fort du Langoustier), parfaits prétextes à la balade.

    Le fort Sainte-Agathe dominant le village de Porquerolles
    Le fort Sainte-Agathe domine le village et le port de Porquerolles. Photo : Claude jullien (CC BY-SA 3.0) / Wikimedia Commons

    Port-Cros : une île fortifiée

    Cœur du parc national, Port-Cros est une île véritablement fortifiée. Le fort de l’Estissac et le fort de l’Éminence, bâtis vers 1634-1640 sous Richelieu pour contrer les incursions espagnoles, complètent le fort du Moulin qui veille sur le port. Perché à une centaine de mètres au-dessus de la mer, le fort de l’Estissac se rejoint en une quinzaine de minutes de marche depuis le débarcadère et accueille des expositions en été. Le fort de l’Éminence, lui, n’est généralement ouvert que lors des Journées du patrimoine. Le « circuit des forts » est l’une des plus belles randonnées de l’île : renseignez-vous à la Maison du parc sur les sites accessibles et leurs horaires.

    Préparer votre balade patrimoniale

    Quelques repères pour réussir votre escapade sur les traces des forts varois :

    • Vérifiez toujours les conditions de visite : la plupart des forts n’ouvrent qu’en saison, certains jours, et parfois sur réservation (Brégançon notamment).
    • Prévoyez de bonnes chaussures : beaucoup s’atteignent par des sentiers, parfois en montée.
    • Emportez eau, chapeau et protection solaire, surtout sur les îles où l’ombre se fait rare.
    • Sur les îles d’Or, respectez les règles du Parc national (sentiers balisés, pas de cueillette, accès aux massifs parfois fermé l’été).
    • Combinez les forts avec une baignade : retrouvez nos coups de cœur dans le guide des plages du Var.

    Envie de prolonger la découverte ? Préparez votre escapade insulaire avec notre guide pour réussir une journée à Porquerolles, et explorez toutes nos idées de visites dans la rubrique que faire dans le Var. Entre histoire, mer et panoramas, les forts oubliés du littoral varois n’attendent que vous.

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    Photo de couverture (fort de Balaguier, La Seyne-sur-Mer) : Rotavdrag (CC BY-SA 4.0) / Wikimedia Commons.

  • Collobrières et sa châtaigneraie

    Collobrières et sa châtaigneraie

    Au cœur du massif des Maures, à l’écart de la côte, se cache un village provençal qui sent bon l’automne : Collobrières, la capitale de la châtaigne. Ruelles pavées, vieux pont de pierre, châtaigneraies à perte de vue et confiseries embaumant le marron glacé : c’est une autre facette du Var, plus secrète et plus douce, que l’on savoure surtout quand les feuilles roussissent. Voici pourquoi Collobrières mérite le détour.

    Collobrières, capitale de la châtaigne

    Niché dans une vallée verdoyante du massif des Maures, Collobrières est un village classé parmi les « Villages et Cités de caractère » du Var. Loin de l’agitation du littoral, il vit au rythme d’un fruit emblématique : la châtaigne. Les châtaigneraies qui entourent le village façonnent depuis des siècles le paysage, l’économie et la table locale. La culture du châtaignier dans les Maures est très ancienne : on en attribue volontiers l’essor aux moines de la Chartreuse de la Verne, qui surent tirer parti du sol et du climat propices à cet arbre.

    Résultat : une véritable filière du marron, des arbres centenaires aux ateliers de transformation, qui fait aujourd’hui la fierté et la renommée de Collobrières bien au-delà du Var.

    Bogue ouverte laissant apparaître les châtaignes du châtaignier
    À l’automne, les bogues s’ouvrent et libèrent les châtaignes des Maures. Photo : Jamain (CC BY-SA 3.0) / Wikimedia Commons

    La fête de la Châtaigne, le grand rendez-vous d’automne

    Chaque année, à la saison de la récolte, Collobrières devient le théâtre de sa célèbre Fête de la Châtaigne et du Terroir. Elle se tient traditionnellement sur les trois derniers dimanches d’octobre et attire une foule considérable venue de toute la région.

    Au programme : un grand marché de producteurs et d’artisans, des châtaignes grillées au feu de bois dont l’odeur embaume les rues, des spécialités du terroir, de la musique et des animations folkloriques provençales. Le village se ferme à la circulation pendant les festivités, avec un système de navettes depuis les parkings. Les dates et le programme précis changent chaque année : renseignez-vous auprès de la mairie ou de l’office de tourisme avant de planifier votre venue, et arrivez tôt pour profiter du marché au calme.

    Marrons glacés, crème de marrons : les spécialités

    Impossible de quitter Collobrières sans goûter — et rapporter — ses douceurs à la châtaigne. La star incontestée, c’est le marron glacé, ce marron confit dans le sucre, brillant et fondant, fruit d’un savoir-faire artisanal exigeant. À ses côtés, on trouve toute une gamme de gourmandises :

    • la crème de marrons, onctueuse, parfaite sur une tartine ou en dessert ;
    • les marrons au naturel et au sirop ;
    • la liqueur de châtaigne et autres produits du terroir des Maures ;
    • confitures, glaces et pâtisseries déclinant le marron sous toutes ses formes.

    Plusieurs confiseries et producteurs perpétuent cette tradition au village. Les recettes, les maisons et les prix varient : poussez les portes des boutiques pour comparer et goûter sur place.

    Un bol de marrons glacés, spécialité emblématique de Collobrières
    Les marrons glacés, douceur emblématique de Collobrières. Photo : Romainbehar (CC0) / Wikimedia Commons

    Le village : pont vieux et ruelles provençales

    Au-delà de la gourmandise, Collobrières se découvre à pied. On flâne dans ses ruelles pavées bordées de hautes maisons aux façades colorées, on s’arrête sur les placettes ombragées de platanes, et l’on rejoint le cœur historique en suivant le cours d’eau, le Réal Collobrier. Là vous attend le Pont Vieux, joli pont de pierre médiéval (XIIᵉ siècle) qui enjambe la rivière et offre l’une des plus belles vues sur le vieux village. L’ambiance y est paisible, authentique, à mille lieues du tumulte balnéaire.

    Une ruelle du village de Collobrières, capitale de la châtaigne
    Les ruelles ombragées du vieux village de Collobrières. Photo : besopha (CC BY 2.0) / Wikimedia Commons

    La Chartreuse de la Verne

    À quelques kilomètres du village, perdue dans la forêt des Maures, la Chartreuse de la Verne est l’un des joyaux du secteur. Cet ancien monastère, fondé vers 1170 et classé Monument historique, dresse ses bâtiments de schiste et de serpentine au milieu d’un paysage de collines boisées spectaculaire. Le site se visite une grande partie de l’année (souvent fermé le mardi et certains jours fériés) : vérifiez les horaires avant de vous y rendre. La route puis le court chemin d’accès, à travers la forêt, font déjà partie du voyage.

    Randonner dans le massif des Maures

    Collobrières est aussi un superbe point de départ pour la randonnée. Le massif des Maures déroule ses sentiers à travers chênes-lièges, pins et châtaigniers, avec de beaux panoramas sur l’arrière-pays varois. Plusieurs itinéraires balisés rayonnent autour du village, certains menant vers la Chartreuse de la Verne ou les crêtes. Comme partout dans le Var, l’accès aux massifs forestiers peut être réglementé, voire interdit, l’été en cas de risque incendie : consultez l’arrêté en vigueur avant de partir. Pour d’autres idées de sorties nature dans le département, parcourez notre rubrique que faire dans le Var.

    Quand venir à Collobrières ?

    Si le village se visite toute l’année, l’automne reste la saison reine : c’est le moment de la récolte, de la fête de la châtaigne, des forêts qui se parent d’or et de l’odeur des marrons grillés. L’arrière-pays offre alors une fraîcheur bienvenue après l’été. Le printemps, plus fleuri, et le début de l’été (avant les fortes chaleurs) sont également agréables pour la randonnée et la découverte du village.

    Collobrières se marie idéalement avec une escapade vers le littoral tout proche : on peut combiner la visite avec La Londe-les-Maures ou Bormes-les-Mimosas, deux portes d’entrée du massif des Maures côté mer. Et pour rayonner dans la région, jetez un œil à nos locations de vacances dans le Var.

    Envie de prolonger l’aventure dans l’arrière-pays ? Tentez les sensations du canyoning près du Var, ou repartez vers la mer avec notre guide des plages du Var. Le Var ne se résume pas à ses plages : Collobrières et sa châtaigneraie en sont la plus savoureuse des preuves.

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    Photo de couverture (Chartreuse de la Verne) : Montval (CC BY-SA 4.0) / Wikimedia Commons.

  • Le mimosa de Bormes : où l’admirer

    Le mimosa de Bormes : où l’admirer

    Chaque hiver, quand le reste de la France grelotte, un petit village du Var s’embrase de jaune d’or : Bormes-les-Mimosas. Accroché à flanc de colline face à la mer, ce joyau des Maures doit son nom à la fleur qui le couvre de janvier à mars. Mais attention : si l’on rêve parfois de « cueillir » le mimosa, mieux vaut surtout venir l’admirer. Voici où et comment profiter du mimosa à Bormes-les-Mimosas, dans le respect des lieux.

    Bormes-les-Mimosas, le village qui porte le nom de sa fleur

    Classé parmi les Plus Beaux Villages de France et récompensé du label « Village fleuri 4 fleurs » (avec sa distinction « Fleur d’Or »), Bormes cultive le fleurissement comme un art de vivre. Ses ruelles en pente, ses placettes et ses jardins débordent de plantes méditerranéennes : bougainvillées, lauriers-roses, agaves… et bien sûr le mimosa, devenu son emblème. Ce n’est qu’en 1968 que la commune a officiellement ajouté « les-Mimosas » à son nom, en hommage à cette fleur et à sa prolifération sur les collines alentour.

    Le village perché de Bormes-les-Mimosas dominant la côte des Maures
    Bormes-les-Mimosas, village perché face à la mer. Photo : Gnrc (CC BY-SA 4.0) / Wikimedia Commons

    Le mimosa : une fleur venue d’Australie

    Le mimosa que l’on admire ici n’est pas une plante native de Provence. L’Acacia dealbata, son nom botanique, est originaire d’Australie. Introduit en Europe à la fin du XVIIIe siècle, il s’est parfaitement acclimaté aux sols acides et au climat doux du massif des Maures et du Tanneron, au point de s’y répandre spontanément. Résultat : dès le cœur de l’hiver, des pans entiers de colline se couvrent de ces célèbres pompons jaunes au parfum poudré, si caractéristique.

    Un mot d’honnêteté sur la « cueillette » : le mimosa pousse largement à l’état sauvage, mais le plus souvent sur des terrains privés ou dans des espaces naturels protégés, où la cueillette est encadrée, voire interdite. L’esprit du lieu est de regarder, sentir et photographier, pas de repartir les bras chargés de branches arrachées. Pour ramener du mimosa chez soi, le bon geste consiste à en acheter chez un producteur ou sur un marché local (voir plus bas).

    Quand admirer le mimosa à Bormes ?

    La floraison du mimosa se concentre généralement entre janvier et mars, avec un pic souvent situé autour de la fin janvier et de février. C’est une fleur capricieuse : la date varie d’une année sur l’autre selon la météo, et toutes les variétés ne fleurissent pas en même temps — au sein même du village, certains arbres explosent de jaune quand d’autres patientent encore. Si vous planifiez votre visite pour le mimosa, le mieux est de vérifier l’état de la floraison auprès de l’office de tourisme de Bormes-les-Mimosas avant de partir.

    Où l’admirer : vieux village, sentiers et jardins

    Le vieux village et ses ruelles

    Le premier spectacle est tout simplement le cœur historique de Bormes. On flâne dans ses ruelles pavées en escalier (les « rompi-cuou », littéralement « casse-fesses » en provençal), entre maisons aux façades ocre, passages voûtés et jardinets fleuris. De nombreux points de vue s’ouvrent sur les toits du village, la plaine et la mer en contrebas, avec les îles d’Or à l’horizon.

    Ruelle voûtée du vieux village de Bormes-les-Mimosas
    Les ruelles fleuries du vieux village de Bormes. Photo : Tangopaso (Public domain) / Wikimedia Commons

    Les sentiers de randonnée

    Pour voir le mimosa en pleine nature, rien ne vaut les sentiers du massif des Maures autour du village. En hiver, le parfum du mimosa embaume les chemins et les pompons jaunes illuminent les collines. Plusieurs itinéraires balisés partent du village ; une jolie montée mène par exemple à la chapelle Notre-Dame-de-Constance, perchée sur les hauteurs, d’où la vue embrasse Bormes et la côte. Prévoyez de bonnes chaussures et restez sur les sentiers : une grande partie des terrains alentour est privée ou protégée.

    Jardins et collections botaniques

    Bormes possède une vraie richesse botanique, avec des espaces dédiés où le mimosa côtoie des centaines d’espèces méditerranéennes. Le village et ses environs abritent notamment des jardins et pépinières spécialisés présentant de nombreuses variétés de mimosas — certains se visitent, parfois sur réservation ou en visite guidée pendant la saison. Là encore, l’office de tourisme reste la meilleure source pour connaître les lieux ouverts au public et les horaires du moment.

    La Route du Mimosa : Bormes, étape de départ

    Bormes-les-Mimosas est le point de départ de la célèbre Route du Mimosa, un itinéraire touristique hivernal d’environ 130 kilomètres qui relie Bormes à Grasse, capitale du parfum. La route traverse huit villages où le mimosa est roi, parmi lesquels Rayol-Canadel, Sainte-Maxime, Saint-Raphaël, Mandelieu-la-Napoule, le Tanneron ou Pégomas. C’est l’occasion d’une belle escapade sur la Côte d’Azur, à parcourir tranquillement au fil de la floraison, entre mer et collines dorées.

    Le Corso fleuri et la fête du Mimosa

    Le grand rendez-vous de la saison, c’est le Corso fleuri de Bormes. Né en 1920, il est présenté comme le plus ancien corso de la Côte d’Azur. Chaque année, au cœur de l’hiver, des chars entièrement recouverts de fleurs fraîches — dont des tonnes de mimosa — défilent dans les rues du village, dans une ambiance de fête, avec marché aux fleurs et animations. La préparation des chars commence plusieurs mois à l’avance, chaque équipe gardant son thème secret jusqu’au jour J.

    Les dates changent chaque année (le défilé a généralement lieu en février) et certaines animations peuvent être payantes : consultez le programme officiel de l’office de tourisme avant de prévoir votre venue. En début d’année, le village accueille aussi des rendez-vous botaniques autour des plantes de collection.

    Acheter du mimosa : les producteurs et « mimosistes »

    La culture du mimosa est une véritable activité économique de la région : sur le Tanneron, dans l’Estérel et sur les collines varoises, des producteurs récoltent chaque hiver des millions de brins, expédiés dans toute la France et en Europe. Pour prolonger la couleur du soleil jaune, c’est cette filière qu’il faut soutenir.

    Le savoir-faire des « mimosistes » repose notamment sur le forçage : une technique qui consiste à placer les branches coupées dans une atmosphère chaude et humide pour faire éclore les boutons et obtenir de belles fleurs épanouies, plus durables une fois ramenées à la maison. Pour acheter du mimosa frais, tournez-vous vers les marchés, les fleuristes et les producteurs locaux du secteur — l’office de tourisme pourra vous orienter vers les adresses de la saison.

    Mimosas en fleur cultivés en pots sous serre
    Le mimosa, longtemps cultivé et « forcé » par les producteurs du Var. Photo : Tangopaso (Public domain) / Wikimedia Commons

    Prolonger la visite autour de Bormes

    Une fois enivré de jaune, profitez de la région. Découvrez tout ce qu’il y a à voir et faire dans notre guide de Bormes-les-Mimosas, et poussez jusqu’à la station voisine du Lavandou et ses douze plages de sable. Plus à l’ouest, Hyères est la porte d’entrée vers Porquerolles et les îles d’Or. Pour préparer le reste du séjour, parcourez nos idées d’activités dans le Var, notre guide des plages du Var, et nos locations de vacances autour de Bormes. Et l’été venu, repérez les criques de Bormes-les-Mimosas pour la baignade.

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    Photo de couverture (mimosa en fleur) : Wikisquack (CC BY 4.0) / Wikimedia Commons.

  • Villages perchés du Haut-Var

    Villages perchés du Haut-Var

    À une heure à peine de la côte, le Var change de visage. Passé la frange littorale et ses plages, l’arrière-pays déroule ses collines de pins et de chênes, ses champs d’oliviers et de vignes, et surtout ses villages perchés : des bourgs médiévaux accrochés à un piton rocheux, couronnés d’un château ou d’une église romane. Voici une sélection de villages perchés du Haut-Var, authentiques et souvent méconnus, pour une escapade loin de la foule estivale.

    Pourquoi monter dans l’arrière-pays varois

    Quand le littoral sature en plein été, le Haut-Var et la Provence Verte offrent une parenthèse plus fraîche et plus calme. Ici, on flâne dans des ruelles pavées, on s’attable à l’ombre des platanes sur une place à fontaine, on grimpe jusqu’à un point de vue qui embrasse toute la Provence. C’est aussi le pays de la truffe, de l’huile d’olive et des marchés provençaux. Une autre façon de découvrir le Var, en complément des destinations du littoral.

    Tourtour, « le village dans le ciel »

    Perché à environ 635 mètres d’altitude, Tourtour mérite bien son surnom de « village dans le ciel ». Classé parmi les villages de caractère du Var, il offre depuis ses hauteurs un vaste panorama sur la Provence : par temps clair, le regard porte du massif des Maures jusqu’à la montagne Sainte-Victoire. Ruelles fleuries, vieilles pierres, places ombragées et ateliers d’artisans : on y prend le temps, simplement.

    Cotignac et sa falaise de tuf

    Cotignac est immédiatement reconnaissable : le village s’est blotti au pied d’une falaise de tuf spectaculaire, haute d’environ 80 mètres et longue de près de 400 mètres, criblée de grottes et d’habitations troglodytes. En contrebas, le cours Gambetta et ses platanes, les fontaines et les façades colorées en font l’un des villages les plus charmants de la Provence Verte. Au-dessus, deux tours sarrasines veillent encore sur la vallée.

    La falaise de tuf et ses habitations troglodytes au-dessus de Cotignac
    À Cotignac, l’immense falaise de tuf criblée d’habitations troglodytes domine le village. Photo : Mathieu BROSSAIS (CC BY 4.0) / Wikimedia Commons

    Bargème, le plus haut village du Var

    Avec son altitude proche de 1 100 mètres, Bargème est le plus haut village du Var — et l’un des Plus Beaux Villages de France. Ce bourg médiéval, presque intact, se découvre à pied : portes fortifiées, vestiges de remparts, ruelles silencieuses, église romane Saint-Nicolas et, dominant le tout, les imposantes ruines du château féodal des Sabran-Pontevès aux tours rondes. Un véritable saut dans le temps, à l’écart de tout.

    Église romane et ruines du château de Bargème, plus haut village du Var
    À Bargème, le plus haut village du Var, l’église romane Saint-Nicolas voisine avec les ruines du château des Sabran-Pontevès. Photo : MOSSOT (CC BY-SA 3.0) / Wikimedia Commons

    Trigance, sentinelle du Verdon

    Aux portes des gorges du Verdon, Trigance s’enroule en nid d’aigle autour de son éperon rocheux, à environ 800 mètres d’altitude. Ses maisons de pierre blanche grimpent vers un château médiéval aux tours crénelées, aujourd’hui restauré. Le village domine la vallée du Jabron, au cœur du Parc naturel régional du Verdon : une étape parfaite pour qui veut combiner village de caractère et grands espaces.

    Aups, l’arrière-pays au goût de truffe

    Aux portes du Verdon et du plateau de Canjuers, Aups est la capitale varoise de la truffe noire. De fin novembre au début du printemps, son marché aux truffes du jeudi attire amateurs et cuisiniers de toute la région. Le reste de l’année, on y savoure l’ambiance provençale : fontaines, vieilles portes à fronton, terrasses et le grand marché du mercredi et du samedi.

    Sillans-la-Cascade et sa chute d’eau

    Posé au cœur de la Provence Verte, Sillans-la-Cascade doit son nom à sa célèbre cascade : une chute d’une quarantaine de mètres qui se jette dans un bassin aux eaux émeraude, au pied de falaises de travertin. Le site se rejoint par une courte balade depuis le village et ses vieilles ruelles. Un coin de fraîcheur idéal pour une pause au cœur de l’été.

    La cascade de Sillans-la-Cascade, eau émeraude au pied des falaises
    La cascade de Sillans-la-Cascade et ses eaux émeraude, à deux pas du village. Photo : Harald Hetzner (CC0) / Wikimedia Commons

    Et aussi : Entrecasteaux, Mons, Évenos…

    Le Haut-Var ne manque pas de pépites. Entrecasteaux aligne ses hautes maisons au pied d’un imposant château dont les jardins sont attribués à Le Nôtre. Côté Pays de Fayence, Mons, l’un des villages les plus hauts du secteur (vers 800 mètres), offre depuis sa place Saint-Sébastien une vue qui file jusqu’aux îles de Lérins et, par mistral, jusqu’aux montagnes de Corse. Plus près de Toulon enfin, le village d’Évenos, juché sur d’anciennes coulées basaltiques et coiffé des ruines de son château, domine les pittoresques gorges du Destel — un avant-goût d’arrière-pays accessible en une demi-journée depuis la côte.

    Nos conseils pour visiter les villages perchés du Var

    • Prévoyez la voiture : ces villages de l’intérieur sont très peu desservis par les transports en commun. C’est l’itinéraire idéal pour un road-trip d’une journée ou deux.
    • Quand venir : le printemps (avril-juin) et l’automne sont parfaits — douceur, lumière et villages tranquilles. En été, montez tôt pour profiter de la fraîcheur et fuir l’affluence du littoral.
    • De bonnes chaussures : on visite ces bourgs à pied, dans des ruelles en pente et pavées.
    • Marchés et produits du terroir : renseignez-vous sur les jours de marché (truffe à Aups en hiver, marchés provençaux ailleurs) — c’est souvent le meilleur moment pour découvrir un village.
    • Combinez littoral et arrière-pays : ces villages se marient bien avec une base sur la côte. Jetez un œil à nos locations de vacances et à nos idées d’activités dans le Var.

    Envie d’un avant-goût d’arrière-pays plus proche de la mer ? Découvrez Le Castellet, village perché au-dessus des vignes de Bandol. Et pour préparer la suite de votre séjour, comparez toutes nos plages dans le guide des plages du Var ou parcourez l’ensemble de nos destinations du Var.

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    Photo de couverture (Trigance) : MOSSOT (CC BY-SA 3.0) / Wikimedia Commons.

  • Parapente près de Toulon (Var)

    Parapente près de Toulon (Var)

    S’élancer dans le vide, sentir l’air vous porter et découvrir la rade de Toulon vue du ciel : le parapente compte parmi les expériences les plus marquantes à vivre dans le Var. Petite précision honnête pour commencer : le Mont Faron, qui domine Toulon, n’est pas un site de décollage en parapente (c’est avant tout un belvédère et une zone protégée). Mais le département offre de vrais sites de vol libre et des écoles agréées qui proposent des baptêmes en biplace accessibles à presque tous. Voici ce qu’il faut savoir avant de réserver.

    Le Mont Faron, un panorama (à admirer autrement)

    Avec ses 584 mètres, le Mont Faron surplombe Toulon et offre l’une des plus belles vues du littoral : la rade et sa base navale, la vieille ville, la presqu’île de Saint-Mandrier, et au loin les massifs jusqu’à la Sainte-Baume. On y monte par le célèbre téléphérique aux cabines rouges, en service depuis 1959, pour une ascension d’environ six minutes. C’est le meilleur endroit pour comprendre, d’un seul coup d’œil, la géographie de la rade que les parapentistes admirent depuis les airs ailleurs dans le Var.

    Le Faron reste donc le panorama « de référence » de Toulon — mais pour voler, c’est vers d’autres reliefs qu’il faut se tourner.

    Où voler en parapente près de Toulon

    Le Var possède de beaux terrains de vol libre, souvent situés sur les hauteurs de l’arrière-pays où l’aérologie est favorable. Le plus emblématique est le Mont Lachens, à La Roque-Esclapon, dans le Haut-Var : culminant à près de 1 700 mètres, il est surnommé le « toit du Var » et accueille un club et une école de parapente affiliés. De là, le regard embrasse la Provence, des Alpes jusqu’à la Méditerranée.

    Plusieurs écoles et clubs agréés proposent des baptêmes en biplace dans la région ; les sites précis, accessibles depuis Toulon en voiture, dépendent de l’école et des conditions du jour. Le mieux est de contacter directement une structure agréée ou l’office de tourisme pour connaître le point de rendez-vous et le site de vol retenu.

    Parapentiste en vol au-dessus d'un relief de Provence
    Le parapente se pratique sur de vrais sites de vol libre, encadré par des moniteurs diplômés. Photo : Alpes de Haute Provence (CC BY 2.0) / Wikimedia Commons

    Le baptême en biplace : comment ça se passe

    Pas besoin d’expérience : le baptême en biplace (ou vol tandem) se fait avec un moniteur qui pilote la voile. Vous êtes installé devant lui dans une sellette confortable, harnaché et briefé avant le départ.

    • Le décollage : quelques pas en courant face au vent, et la voile vous soulève en douceur. C’est souvent le moment le plus intense.
    • Le vol : une fois en l’air, les sensations s’apaisent. On glisse dans un grand silence, porté par les courants, parfois pendant plusieurs minutes selon la formule choisie.
    • L’atterrissage : tout aussi maîtrisé par le moniteur, en général sur une zone dégagée.

    Certaines écoles proposent des vols plus longs ou plus sportifs (avec « 360 » et virages engagés) pour les amateurs de sensations. C’est à préciser au moment de la réservation.

    Parapente biplace en vol sous une voile bleue
    En biplace, le moniteur gère décollage, vol et atterrissage : vous n’avez qu’à profiter. Photo : William Crochot (Medium69) (CC BY-SA 4.0) / Wikimedia Commons

    Les conditions : météo, vent et saison

    Le parapente dépend entièrement de la météo. Pour voler en toute sécurité, il faut un vent modéré et bien orienté, un ciel dégagé et une aérologie calme — généralement en début ou en fin de journée. Un vent trop fort, des rafales ou un risque d’orage entraînent l’annulation : c’est le moniteur qui décide, et c’est une excellente nouvelle pour votre sécurité.

    Dans le Var, la belle saison s’étend du printemps à l’automne, lorsque les thermiques sont les plus favorables. Le mistral, vent fort et soutenu, peut clouer les vols au sol plusieurs jours : prévoyez de la souplesse dans votre planning et confirmez toujours la veille. Pensez à porter des vêtements adaptés (il fait plus frais en altitude), des chaussures fermées et des lunettes de soleil.

    Parapente survolant un massif de Provence
    Survol d’un massif provençal : reliefs, lumière et grand silence. Photo : Ddeveze (CC BY-SA 3.0) / Wikimedia Commons

    Sécurité et encadrement

    Le baptême en biplace est encadré par des moniteurs diplômés, dans des structures qui suivent une réglementation stricte et utilisent du matériel contrôlé. C’est un gage de sérieux : ne volez qu’avec une école ou un club agréé, jamais avec une offre improvisée.

    La plupart des structures appliquent des conditions d’âge et de poids (et parfois de forme physique) qui varient d’une école à l’autre — renseignez-vous au moment de réserver. Le vol peut être reporté à la dernière minute pour raison météo : c’est normal, et toujours pour votre sécurité.

    Comment réserver

    Pour vivre votre baptême, passez par une école ou un club de parapente agréé du Var, ou renseignez-vous auprès de l’office de tourisme de Toulon ou de votre lieu de séjour : ils sauront vous orienter vers les prestataires sérieux du secteur. Au moment de la réservation, demandez le site de vol, la durée du vol, les conditions d’âge et de poids, et la politique en cas de report météo.

    Envie d’autres aventures à sensations dans le coin ? Découvrez l’ULM au-dessus de la rade de Toulon, la grande variété de sites d’escalade du Var, ou prenez de la hauteur côté randonnée avec notre guide de Toulon. Et pour redescendre au niveau de la mer, comparez les plus belles plages dans notre guide des plages du Var ou explorez les îles d’Or au large de la rade.

    Pour faire de cette parenthèse un vrai séjour, jetez un œil à nos locations de vacances autour de Toulon et d’Hyères, idéalement placées entre mer, montagne et ciel.

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    Photo de couverture (rade de Toulon depuis le Mont Faron) : Pierre Sénard (CC BY-SA 3.0) / Wikimedia Commons.

  • Où faire de la via ferrata dans le Var ?

    Où faire de la via ferrata dans le Var ?

    Où faire de la via ferrata dans le Var ? Soyons clairs et honnêtes : le Var ne compte pas de via ferrata « officielle » équipée à demeure. Le spot le plus proche, et le plus accessible, c’est la via corda du mont Faron, à Toulon — une activité encadrée, cousine de la via ferrata, qui mêle passages câblés, rappels et tyrolienne face à la rade. Pour de vraies via ferrata balisées, il faut viser les Alpes-Maritimes ou le Verdon, à portée de route. On fait le point, sans rien inventer ni vous vendre du rêve.

    Le Mont Faron, le spot de via corda du Var

    Au-dessus de Toulon, le mont Faron (584 m) est LE terrain de jeu vertical du secteur. On n’y pratique pas la via ferrata en autonomie, mais la via corda : un parcours encadré par un moniteur, qui fournit tout le matériel et progresse avec vous. C’est l’option idéale pour découvrir les sensations du vide en sécurité, même sans aucune expérience. On accède au pied des parcours par le téléphérique du mont Faron (environ 6 minutes depuis Toulon), avec la rade en panorama dès les premiers mètres.

    Deux itinéraires sont bien établis sur le Faron :

    • La Via Corda des Étourneaux — au sommet, c’est le parcours d’initiation et famille. Au programme : un grand rappel, des passages de via corda, de l’escalade facile et une tyrolienne au-dessus du vide, le tout face à la rade de Toulon. Comptez environ 3 heures.
    • La Traversée des Funambules — sur la face nord, c’est la version sportive, réservée aux bons marcheurs à l’aise dans le vertical. Enchaînement de passages aériens et de rappels de 25 à 35 mètres, dont un qui traverse la fameuse grotte du Grand-Duc. Une demi-journée d’aventure, parmi les sorties les plus complètes du Toulonnais.

    Avec qui y aller ? Ces parcours se font impérativement avec un professionnel diplômé. Plusieurs guides proposent la via corda du mont Faron : La Route de la Grimpe encadre les deux parcours, la Via Corda des Étourneaux comme la Traversée des Funambules. Côté associatif, le Club Alpin Français de Toulon (CAF) organise aussi des sorties verticales encadrées et prête le matériel aux débutants. Réservez à l’avance : les créneaux sont limités, et l’activité dépend de la météo.

    Paroi équipée d'une via ferrata : câble et barreaux fixés dans le rocher
    Une via ferrata « officielle » : câble continu et barreaux scellés dans la paroi (ici La Colmiane, Alpes-Maritimes). Photo : kallerna (CC BY-SA 4.0) / Wikimedia Commons

    Via ferrata ou via corda : quelle différence ?

    Le mot que tapent la plupart des gens, c’est « via ferrata ». Mais au mont Faron, on parle de via corda : ce n’est pas tout à fait la même chose, et la distinction compte pour savoir à quoi s’attendre.

    • La via ferrata (« voie ferrée » en italien) est un itinéraire équipé à demeure : un câble en acier court le long de la paroi, complété par des barreaux, échelons, passerelles ou ponts de singe. On la parcourt en autonomie, sanglé en permanence au câble avec son baudrier et sa longe spécifique.
    • La via corda (« corde » en italien) est un parcours encadré par un guide : escalade facile, rappels et tyroliennes assurés à la corde par le moniteur. Pas besoin d’équiper la falaise à demeure ni de savoir manier sa longe : le pro gère la sécurité.

    Au mont Faron, donc, c’est de la via corda : encadrée, accessible aux débutants, sans matériel personnel à fournir. Si vous cherchez la « vraie » via ferrata en libre, baudrier sur les hanches et longe au câble, il faudra mettre un peu de route (voir plus bas). Le matériel de via ferrata reste le même dans les deux cas : baudrier, longe à double brin avec absorbeur de choc, casque, et chaussures fermées à bonne accroche.

    Et le Mont Caume ?

    On confond souvent le mont Faron avec son grand voisin, le Mont Caume (804 m), point culminant des monts toulonnais. Beaucoup cherchent une « via ferrata du Mont Caume » : il n’y en a aucune, et il n’y en aura pas. Le massif est protégé par un arrêté de protection de biotope de 1993 pour préserver un couple d’aigles de Bonelli — une espèce dont il ne reste qu’une vingtaine de couples en France. L’escalade et tout équipement de la falaise y sont interdits. Le Mont Caume se savoure autrement : en randonnée panoramique, pour l’un des plus beaux belvédères du secteur, de la côte des Calanques jusqu’aux îles d’Hyères.

    Le sommet du Mont Caume (804 m), son relais et les ruines du fort
    Le sommet du Mont Caume, hérissé d’antennes : un belvédère protégé, pas une via ferrata. Photo : Technob105 (CC BY-SA 3.0) / Wikimedia Commons

    Les vraies via ferrata à proximité du Var

    Pour une via ferrata officielle, balisée et cotée, à parcourir en autonomie, il faut sortir du Var — mais cela reste à portée de route depuis Toulon ou Hyères, le temps d’une journée ou d’un week-end :

    • Alpes-Maritimes (06) : la via ferrata des Demoiselles du Castagnet à Puget-Théniers (environ 750 m, pont népalais, pont de singe et tyroliennes), et celle de La Colmiane (les Baus de la Frema), dans le haut pays niçois.
    • Alpes-de-Haute-Provence (04) : la via ferrata d’initiation de Digne-les-Bains, réputée facile et toute proche de la ville.
    • Verdon : les via corda du Trou du Renard et de la Mainmorte, entre Var et Alpes-de-Haute-Provence, dans un décor de gorges spectaculaire.

    Ces itinéraires peuvent être temporairement fermés (entretien, nidification, météo) : vérifiez toujours les informations à jour avant de prendre la route.

    Pont de singe (pont nepalais) sur une via ferrata de montagne
    Pont de singe sur la via ferrata de La Colmiane : le genre de sensation des vraies via ferrata des Alpes du Sud. Photo : kallerna (CC BY-SA 4.0) / Wikimedia Commons

    Conseils pratiques

    • Encadrement : pour une première fois, passez par un professionnel diplômé (guide ou moniteur d’escalade). Au mont Faron, c’est même obligatoire : la via corda se fait toujours avec un moniteur.
    • Matériel : baudrier, longe « via ferrata » à double brin avec absorbeur de choc, casque, chaussures fermées. En via corda encadrée, tout est fourni par le guide.
    • Niveau : l’initiation (type Étourneaux) est accessible dès l’enfance et sans expérience ; les parcours sportifs (type Funambules) demandent une bonne condition physique et de l’aisance dans le vide.
    • Saison : du printemps à l’automne. On évite les parois en plein cagnard l’été et tout passage par temps d’orage. En été, pensez aussi au risque incendie, qui peut fermer les massifs varois.
    • Vertige : la via corda encadrée est justement faite pour apprivoiser le vide en douceur. Prévenez le guide si vous êtes sujet au vertige : il adapte le rythme.
    • Réservation : les créneaux sont limités et la sortie dépend de la météo — réservez plusieurs jours à l’avance.

    Envie d’autres aventures verticales et panoramiques dans le secteur ? Lisez notre dossier sur l’escalade dans le Var, notre guide du parapente au mont Faron et notre guide du canyoning près du Var. Pour préparer votre séjour, découvrez Toulon, nos activités dans le Var, nos plus belles plages du Var et nos locations de vacances.

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    Photo de couverture (rade de Toulon vue du mont Faron) : Pierre Sénard (CC BY-SA 3.0) / Wikimedia Commons. Figures : Wikimedia Commons (crédits sous chaque image).

  • Canyoning près du Var : les meilleurs spots

    Canyoning près du Var : les meilleurs spots

    Sauter dans une vasque d’eau claire, glisser sur un toboggan de roche polie, descendre une cascade en rappel : le canyoning est l’une des aventures les plus grisantes de l’arrière-pays méditerranéen. Soyons honnêtes d’emblée : le littoral varois lui-même se prête peu au canyoning aquatique. Mais depuis Hyères ou Toulon, plusieurs gorges réputées sont à portée de route, des collines toulonnaises au Verdon et aux Alpes-Maritimes. Voici où pratiquer le canyoning près du Var, à quel niveau, et surtout comment le faire en sécurité.

    Le canyoning, c’est quoi exactement ?

    Le canyoning (ou canyonisme) consiste à descendre le lit d’un torrent encaissé, là où l’eau a creusé la roche en gorges, vasques et cascades. Une descente enchaîne plusieurs façons de progresser : la marche et la nage dans les vasques, les sauts dans l’eau (toujours après vérification de la profondeur), les toboggans naturels où l’on se laisse glisser sur la roche, et les rappels sur corde pour franchir les cascades verticales. C’est un mélange unique de randonnée aquatique, de jeu et d’un soupçon de verticalité — accessible aux débutants sur les parcours faciles, bien plus engagé sur les canyons techniques.

    Toboggan naturel dans une cascade à la clue de la Maglia (Alpes-Maritimes)
    Toboggan naturel et saut dans une vasque, à la clue de la Maglia (Alpes-Maritimes). Photo : Roberto Schenone (CC BY-SA 3.0) / Wikimedia Commons

    Où faire du canyoning près du Var

    Le Var, surtout côté littoral, est avant tout un département de mer et de calanques. Pour le canyoning, on regarde vers l’arrière-pays et les départements voisins. Voici des sites réels, du plus proche de la côte au plus lointain.

    Le canyon du Destel, le plus proche de Toulon (Var)

    À cheval sur les communes d’Ollioules et Évenos, dans les gorges d’Ollioules à une dizaine de kilomètres de Toulon, le canyon du Destel (ou « cuves du Destel ») est le spot de canyoning le plus accessible depuis le littoral varois. Creusé dans un beau calcaire blanc, il enchaîne marmites, petites cascades et passages ludiques. C’est un parcours plutôt sportif où l’on s’initie avec un encadrant : le secteur abrite aussi le canyon de Saint-Martin, plus court mais plus technique, riche en rappels, réservé aux pratiquants déjà aguerris. Le débit dépend fortement des pluies — un site à pratiquer encadré et par conditions stables.

    Le Destéou, au cœur des Maures (Var)

    Toujours dans le Var mais côté arrière-pays, les gorges du Destéou, près de Collobrières au cœur du massif des Maures, offrent un autre terrain de jeu. Si l’idée d’explorer ce massif vous séduit, prolongez avec notre balade dans la châtaigneraie de Collobrières.

    L’Artuby et le Haut-Var, vers le Verdon

    En remontant vers le nord du département, le canyon de l’Artuby, du côté de Comps-sur-Artuby (à une trentaine de kilomètres de Draguignan), est un classique de l’initiation en famille. Sauts optionnels, toboggans naturels et petits rappels, sans passage obligatoire : un parcours ludique idéal pour découvrir l’activité, souvent accessible dès 7 ou 8 ans. Il ouvre la porte du grand royaume du canyoning provençal : les gorges du Verdon.

    Descente en rappel le long d'un toboggan d'eau dans un canyon encaissé
    Une descente en rappel le long d’une cascade, geste-clé du canyoning. Photo : Rémih (CC BY-SA 4.0) / Wikimedia Commons

    Le Verdon et les Alpes-Maritimes, le grand spectacle

    Pour les plus belles descentes, il faut accepter la route. Les gorges du Verdon (Alpes-de-Haute-Provence), autour de Castellane et du lac de Sainte-Croix — à environ 2 heures de la côte varoise — concentrent de nombreux canyons pour tous niveaux. Plus à l’est, les Alpes-Maritimes alignent des références : les gorges du Loup, spectaculaires et réputées accessibles pour une première fois, ou des parcours plus exigeants comme le Riolan (vallée de l’Estéron) et la Maglia (vallée de la Roya), aux eaux turquoise, réservés aux bons marcheurs en forme. Comptez ici plutôt une journée complète, transport compris.

    Quel niveau pour se lancer ?

    Bonne nouvelle : le canyoning se découvre sans expérience préalable, à condition de choisir un parcours adapté. Les canyons d’initiation (type Artuby) privilégient les passages contournables et les sauts facultatifs. À l’autre bout, les canyons « sportifs » imposent des rappels obligatoires, de longues nages et un bon engagement physique. Deux conseils simples :

    • Annoncez votre niveau réel et vos appréhensions (hauteur, eau froide) au moment de réserver.
    • Sachez nager et soyez à l’aise dans l’eau : c’est le prérequis de base.
    • Pour une première, visez un parcours « découverte » plutôt qu’un canyon engagé.

    Sécurité : la règle d’or, ne jamais y aller seul

    Le canyoning est une activité magnifique mais qui se déroule en milieu naturel isolé, où l’eau peut se transformer en piège. Pour un débutant, l’encadrement par un professionnel diplômé est indispensable — jamais d’improvisation seul ou en groupe d’amis non formés.

    • Faites-vous encadrer. Passez par un bureau des guides ou une structure agréée : le moniteur connaît le canyon, les points de sortie et la conduite à tenir.
    • L’équipement adapté est obligatoire : combinaison en néoprène (l’eau de gorge est froide même en été), casque, baudrier et chaussures fermées. Le matériel de progression sur corde est fourni et vérifié par l’encadrant.
    • Surveillez la météo. Le danger n°1 est la crue subite : un orage, même éloigné et en amont, peut faire monter l’eau en quelques minutes. On ne s’engage jamais dans un canyon par temps incertain.
    • Respectez les consignes : on ne saute que là où le moniteur l’autorise, après vérification de la profondeur et de l’absence d’obstacle.
    Canyoniste casqué et baudrier équipé en plein rappel dans une cascade
    Casque, baudrier, combinaison : l’équipement et l’encadrement sont indispensables. Photo : Berrocal1950 (CC BY-SA 4.0) / Wikimedia Commons

    Quand pratiquer : la question du débit

    La saison du canyoning aquatique court surtout de la fin du printemps à l’automne, avec un cœur d’activité en été. C’est en période d’étiage (niveau d’eau bas et stable) que la plupart des canyons se pratiquent dans de bonnes conditions, l’eau réchauffée rendant l’expérience plus agréable. À l’inverse, après de fortes pluies ou à la fonte des neiges, le débit grimpe et de nombreux parcours deviennent dangereux, voire infaisables. D’où l’importance, là encore, de passer par un encadrant qui juge des conditions le jour J.

    En pratique, au départ du Var

    Le canyoning se vit comme une excursion à la journée depuis la côte : les spots les plus proches (Destel, Destéou) sont à moins d’une heure de Toulon, les plus beaux (Verdon, Alpes-Maritimes) demandent davantage de route. Pour réserver, adressez-vous aux bureaux des guides et structures agréées de la zone visée plutôt qu’à des prix glanés au hasard : encadrement, matériel et choix du canyon selon les conditions feront toute la différence.

    Envie d’autres sensations dans l’arrière-pays et sur le littoral ? Découvrez l’escalade dans le Var, la via ferrata du Mont Caume au-dessus de Toulon, et pour les jours de farniente, notre guide des plages du Var. Et pour faire de votre séjour aventure un vrai point de chute, jetez un œil à nos locations de vacances autour d’Hyères et Toulon.

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    Photo de couverture (illustration canyoning, gorges de Galamus) : Vilallongue (CC BY-SA 4.0) / Wikimedia Commons.

  • Escalade dans le Var : les spots

    Escalade dans le Var : les spots

    Sous son soleil quasi permanent, le Var est un terrain de jeu de premier plan pour les grimpeurs. Autour de Toulon, une couronne de massifs calcaires offre plus d’un millier de voies équipées, de la couenne ensoleillée aux grandes voies engagées, à laquelle s’ajoutent les falaises de la Sainte-Baume et, juste à l’ouest, les parois mythiques des Calanques et du Cap Canaille. Voici notre panorama des meilleurs spots d’escalade du Var et des environs immédiats, avec leur ambiance, leur niveau et les règles à connaître.

    Autour de Toulon : la couronne de calcaire

    La rade de Toulon est cernée d’une chaîne de massifs de moyenne altitude — Mont Faron (542 m), Mont Coudon (702 m), Baou de Quatre Oures (534 m) — qui concentrent l’essentiel de la grimpe varoise. Au total, on parle de plus d’un millier de voies équipées sur le calcaire, réparties sur une vingtaine de secteurs, du Faron au Coudon en passant par les gorges du Destel.

    Le Mont Faron

    Le massif qui domine majestueusement la ville est surtout réputé comme spot d’été : ses secteurs les plus intéressants se trouvent en face nord, à l’ombre. Le secteur Concessions y aligne de superbes voies dans le 7e et le 8e degré, parfois sur plus de 50 mètres — un terrain plutôt réservé aux grimpeurs confirmés.

    Le Baou de Quatre Oures

    C’est le spot d’hiver de Toulon, avec une vue mer absolument splendide. On y trouve une escalade variée, des voies courtes et déversantes aux longues lignes verticales sur petites réglettes : de quoi alterner les styles selon son niveau.

    Les gorges du Destel

    À Ollioules, le Destel est un canyon calcaire encaissé dont les paysages rappellent ceux du Verdon. Plus de cent voies y sont équipées, de la couenne facile (3a) aux projets extrêmes (jusqu’au 8b), avec de belles grandes voies cotées généralement entre 5a et 6c. Exposée au sud-ouest, la rive droite reste grimpable une bonne partie de l’année.

    La Sainte-Baume : couenne et terrain d’aventure

    Au nord-ouest du département, le massif de la Sainte-Baume partage ses falaises entre le Var et les Bouches-du-Rhône. Côté secteurs sportifs, la Perle et le Pin de Simon figurent parmi les plus fréquentés. Le site des Béguines, orienté nord, propose de la voie de plusieurs longueurs en terrain d’aventure peu équipé : on y grimpe avec son propre matériel de protection (sangles, coinceurs), un registre exigeant réservé aux grimpeurs autonomes.

    Pour les amateurs de grande voie, le célèbre Pic de Bertagne (ou Baou de Bertagne), à la limite du département, dresse l’une des plus hautes parois du secteur, raide et lisse sur près de 170 mètres : un grand classique du terrain d’aventure provençal.

    Grimpeur sur une dalle de calcaire blanc dans les Calanques
    Sur le calcaire blanc des Calanques, à la frontière ouest du Var. Photo : Irønie (CC BY-SA 4.0) / Wikimedia Commons

    Les falaises côtières : Calanques et Cap Canaille

    À la frontière ouest du Var, le littoral offre quelques-unes des plus belles parois de Méditerranée. Le Cap Canaille, entre Cassis et La Ciotat, culmine à 394 mètres : c’est la plus haute falaise maritime de France. On y grimpe en grandes voies de 120 à 250 mètres sur un calcaire et un surprenant poudingue (conglomérat de galets), avec une approche express depuis la route des crêtes — souvent par rappel jusqu’au pied des voies.

    Tout proches, les Calanques de Marseille et de Cassis comptent des centaines de voies sur calcaire blanc, des dalles techniques aux dévers athlétiques. Un terrain de légende de l’escalade française, à moins d’une heure de l’ouest varois.

    Falaises maritimes du Cap Canaille, entre Cassis et La Ciotat
    Le Cap Canaille, plus haute falaise maritime de France, entre Cassis et La Ciotat. Photo : Pierre Goiffon (CC BY-SA 4.0) / Wikimedia Commons

    Grimper en salle dans le Var

    Quand le mistral souffle ou pour s’entraîner toute l’année, la région compte plusieurs salles d’escalade indoor, surtout dédiées au bloc (sans corde, sur tapis). L’agglomération toulonnaise est plutôt bien dotée, de la grande salle de la Valette aux structures de La Seyne-sur-Mer, de Six-Fours et de La Garde. C’est l’endroit idéal pour débuter, progresser au chaud et rencontrer la communauté locale avant de passer en falaise. Renseignez-vous sur les horaires et tarifs directement auprès de chaque salle, qui proposent généralement initiation et location de matériel.

    Réglementation : ce qu’il faut vérifier avant de partir

    Grimper dans le Var, c’est évoluer dans des espaces naturels sensibles. Deux contraintes principales sont à anticiper :

    • Nidification des rapaces. De nombreuses falaises abritent des oiseaux protégés (faucon pèlerin, grand-duc, et l’extrêmement rare aigle de Bonelli, dont il ne reste qu’une poignée de couples entre les Pyrénées et le Var). Des arrêtés de fermeture temporaire interdisent certains secteurs au printemps et en début d’été, le temps de la reproduction. Dans les Calanques notamment, le calendrier des voies fermées est mis à jour chaque saison : vérifiez-le avant de vous engager.
    • Risque incendie. En été, l’accès aux massifs forestiers du Var peut être réglementé, voire totalement fermé selon le niveau de danger. Consultez l’arrêté préfectoral en vigueur le jour même avant de prendre la route.

    Dans tous les cas, respectez l’équipement en place, ne dérangez pas la faune et remportez vos déchets.

    Sécurité et encadrement

    L’escalade en falaise reste une activité à risque qui ne s’improvise pas. Quelques principes de bon sens :

    • Le bon matériel : baudrier, casque, corde adaptée, dégaines, système d’assurage — et un compagnon de cordée fiable.
    • Le bon niveau : choisissez des voies à votre portée et, en terrain d’aventure (Béguines, Bertagne), une réelle autonomie est indispensable.
    • L’encadrement : pour débuter ou découvrir un secteur, passez par un club affilié à la FFME ou par un guide / moniteur diplômé. Les salles indoor de la région sont aussi une excellente porte d’entrée.

    Envie de varier les plaisirs verticaux et de plein air autour de Toulon ? Découvrez aussi notre via ferrata du Mont Caume, le canyoning près du Var et le parapente au Mont Faron. Et pour les jours de farniente, rien de tel que notre guide des plages du Var. Pour poser vos sacs au plus près des falaises, jetez un œil à nos locations de vacances dans la région de Toulon.

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    Photo de couverture (gorges du Destel) : koac (CC BY-SA 3.0) / Wikimedia Commons.