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  • Incendies dans le Var : le suivi en direct

    Cette page n’est pas un service d’urgence. Si vous êtes témoin d’un départ de feu, appelez immédiatement le 18 (pompiers) ou le 112 (numéro d’urgence européen). Ce qui suit rassemble les données publiques disponibles pour comprendre la situation, pas pour la remplacer.

    Le Var est le département le plus touché de France par les feux de forêt. Chaque été, la même question revient chez les habitants comme chez les vacanciers : y a-t-il un feu en ce moment, et où ? Cette page réunit ce qu’il est possible de savoir en temps réel — les points chauds vus par satellite, l’accès aux massifs du jour — puis explique pourquoi ce département brûle autant, comment les feux sont repérés, et quoi faire si vous en croisez un.

    Y a-t-il un feu dans le Var en ce moment ?


    Chargement des données satellite…Interrogation de la NASA et de Copernicus
    Calques





    Période

    Chargement du détail…

    ⚠︎ Cette page n’est pas un service d’urgence. Témoin d’un départ de feu ? Appelez le 18 ou le 112. Une absence de détection ne garantit pas l’absence de feu : pour décider d’une sortie, fiez-vous à l’accès aux massifs.

    Comment lire cette carte

    Les gros points rouges sont les détections des dernières 24 h ; les petits points estompés, celles des jours précédents. Les aplats sombres sont les surfaces brûlées de la saison. Les flèches indiquent la direction vers laquelle souffle le vent, colorées selon la force des rafales.

    Ouvrir la carte en plein écran

    ⚠️ À lire avant d’interpréter cette carte. Ces points ne sont pas des feux confirmés par les secours, mais des détections automatiques. Trois limites importantes :

    • Un satellite ne survole le Var que quelques fois par jour : un départ de feu en début d’après-midi peut n’apparaître que le lendemain.
    • Une source de chaleur industrielle ou un brûlage agricole peuvent être détectés à tort.
    • Les nuages et la fumée épaisse peuvent masquer un feu bien réel.

    Autrement dit : la présence d’un point mérite attention, mais l’absence de point ne prouve rien. Pour une décision concrète — partir marcher ou non — c’est l’accès aux massifs qui fait foi.

    L’accès aux massifs forestiers aujourd’hui

    Chaque jour en été, la préfecture du Var classe les 9 massifs du département selon le risque incendie, et cette couleur détermine si vous avez le droit d’y entrer. C’est l’information réglementaire, celle qui engage votre responsabilité.

    • Vert
    • Jaune
    • Orange
    • Rouge
    • Extrême
    • Non communiqué

    Vert et jaune : accès libre. Orange : déconseillé. Rouge et extrême : interdit. Le détail du code couleur, les horaires, les 9 massifs concernés et les amendes encourues sont expliqués dans notre guide de l’accès aux massifs forestiers du Var. Les jours rouges, mieux vaut se rabattre sur le littoral : voir notre sélection des plus belles plages du Var.

    Pourquoi le Var brûle plus que les autres départements

    Ce n’est pas une impression. Le Var est le deuxième département le plus boisé de France après la Corse-du-Sud, avec environ 65 % de couvert forestier à l’échelle régionale. Cette forêt méditerranéenne — pins d’Alep, chênes-lièges, maquis — est aussi l’une des plus inflammables du pays.

    Les chiffres donnent la mesure du phénomène : le Var voit brûler en moyenne près de 7 000 hectares par an, un total qui peut atteindre 15 000 hectares les années exceptionnelles. À lui seul, ce département représente environ 20 % des surfaces forestières détruites en France métropolitaine.

    Trois facteurs se combinent :

    • Le climat : étés secs et longs, végétation desséchée dès juin.
    • Le vent : mistral et vent d’est peuvent propager un feu plus vite qu’un homme ne court.
    • L’interface habitat-forêt : maisons et campings imbriqués dans les massifs, ce qui multiplie les départs accidentels et complique la lutte.

    La très grande majorité des départs sont d’origine humaine, le plus souvent par imprudence : mégot, barbecue, travaux avec disqueuse, véhicule dont le pot d’échappement touche l’herbe sèche.

    Les grands incendies qui ont marqué le Var

    Juillet 2017 — Bormes-les-Mimosas et La Londe-les-Maures. Un feu ravage le littoral entre les deux communes du 24 au 27 juillet, parcourant plusieurs milliers d’hectares et provoquant l’évacuation de milliers de campeurs en pleine saison.

    Août 2021 — Gonfaron et la plaine des Maures. Parti d’une aire d’autoroute le 16 août, l’incendie détruit environ 7 000 hectares en six jours, dont une partie de la réserve naturelle de la plaine des Maures, sanctuaire de la tortue d’Hermann. Bilan : deux morts, près de 10 000 personnes évacuées, des dizaines d’habitations détruites. C’est le plus important feu de forêt français depuis vingt ans.

    Juillet-août 2026 — le Gros Bessillon. Parti de Pontevès le 21 juillet, l’incendie est fixé le 28, avant une reprise majeure le 31 juillet entre Correns et Montfort-sur-Argens. Environ 1 800 hectares supplémentaires partent en fumée, 2 500 personnes sont évacuées et près de 1 500 sapeurs-pompiers sont engagés, appuyés par Canadair, Dash et hélicoptères bombardiers d’eau.

    Ces épisodes rappellent que le massif des Maures est le plus régulièrement frappé. C’est aussi l’un des plus beaux du département — on y trouve par exemple la châtaigneraie de Collobrières, dont l’économie dépend directement de cette forêt.

    Comment les feux sont-ils détectés ?

    Trois dispositifs se complètent, du plus local au plus global.

    Les vigies et les patrouilles. En saison, des guetteurs postés sur les hauteurs et des patrouilles mobiles surveillent les massifs. C’est le dispositif le plus réactif : quelques minutes entre la fumée et l’alerte.

    Les caméras automatiques. Depuis 2021, le Var expérimente Prométhée 2.0, un réseau de 12 caméras thermiques 360° haute définition capables de repérer une fumée jusqu’à 15 km le jour et 8 km la nuit.

    Les satellites. Les capteurs MODIS et VIIRS de la NASA repèrent les anomalies thermiques depuis l’orbite, plusieurs fois par jour. C’est la source de la carte en haut de cette page, via NASA FIRMS et Copernicus EFFIS. Utile pour la vue d’ensemble et le suivi d’un grand feu, mais trop lent pour donner l’alerte.

    Que faire face à un feu

    Les consignes ci-dessous sont celles diffusées par les services de l’État dans le Var.

    Si vous êtes témoin d’un départ de feu :

    • Appelez le 18 ou le 112 sans attendre, même si vous pensez que quelqu’un l’a déjà fait.
    • Donnez une localisation aussi précise que possible : commune, route, point de repère, éventuellement vos coordonnées GPS.
    • N’essayez pas de combattre le feu vous-même et éloignez-vous dans le sens opposé au vent.

    Si le feu est proche de vous :

    • Un bâtiment est le meilleur abri. Contrairement à l’intuition, il protège mieux qu’une fuite en voiture à travers la fumée. Fermez portes, fenêtres et volets, obturez les aérations, et arrosez les abords si vous le pouvez.
    • Ne prenez pas la route pour aller voir : les axes doivent rester libres pour les secours.
    • Si vous êtes surpris à pied en pleine nature, cherchez une zone déjà brûlée, une route large ou un terrain dégagé, et signalez-vous.
    • Respectez les consignes d’évacuation : elles sont décidées quand rester devient plus dangereux que partir.

    Ce qui est interdit, et ce que vous risquez

    La réglementation varoise est parmi les plus strictes de France, et elle s’applique aussi aux vacanciers.

    L’emploi du feu. Un arrêté préfectoral du 2 novembre 2025 interdit le brûlage des déchets verts sur l’ensemble du département et encadre strictement tout usage du feu. En pratique : pas de barbecue en forêt, pas de feu de camp, pas de cigarette jetée depuis une voiture. Le non-respect de ces interdictions expose à une amende de 4e classe, et à des sanctions pénales si un incendie s’ensuit.

    Le débroussaillement. Si vous possédez un bien situé à moins de 200 mètres d’un bois, d’une lande, d’un maquis ou d’une garrigue, vous êtes soumis aux obligations légales de débroussaillement (arrêté préfectoral du 26 septembre 2025). Ce n’est pas une formalité : le débroussaillement est ce qui permet aux pompiers de défendre une maison plutôt que de l’abandonner.

    Le bivouac et le camping sauvage obéissent à des règles précises, très restrictives en zone boisée — voir notre article sur ce que dit la loi sur le camping sauvage dans le Var.

    Partir en randonnée pendant la saison à risque

    Randonner dans le Var en été reste possible, à condition de vérifier deux choses le matin même : l’accès au massif (carte ci-dessus) et la météo, en particulier le vent. Partez tôt, emportez plus d’eau que prévu, prévenez un proche de votre itinéraire et ne quittez pas les sentiers balisés.

    Nos ressources pour préparer une sortie : comment préparer sa randonnée dans le Var, les 10 plus belles randonnées du département, et l’annuaire complet avec l’accès aux massifs et la météo à 7 jours sur notre page randonnées dans le Var.

    Où suivre la situation officielle

    Les données satellite de cette page sont mises à jour automatiquement plusieurs fois par jour. Elles sont fournies à titre informatif et ne remplacent en aucun cas les consignes des autorités.

  • La Villa Noailles à Hyères

    La Villa Noailles à Hyères

    Sur les hauteurs d’Hyères, une longue silhouette blanche et géométrique domine la vieille ville : la Villa Noailles. Construite dans les années 1920 par l’architecte Robert Mallet-Stevens pour un couple de mécènes visionnaires, elle est l’un des manifestes de l’architecture moderne en France — et sa visite est aujourd’hui gratuite. Voici pourquoi elle mérite une place en tête de votre séjour.

    Un manifeste de l’architecture moderne

    En 1923, le vicomte Charles de Noailles et son épouse Marie-Laure de Noailles, grands mécènes de l’avant-garde, confient à Robert Mallet-Stevens la construction d’une villa d’hiver « intéressante à habiter ». L’architecte livre une œuvre radicale : volumes cubiques enchevêtrés, toits-terrasses, béton et lignes épurées, à mille lieues des villas Belle Époque de la Riviera. Agrandie jusqu’en 1933, la villa — aussi appelée château Saint-Bernard — compte alors une soixantaine de pièces, une piscine couverte, un court de squash, un gymnase et des chambres signées par les plus grands décorateurs de l’époque (Pierre Chareau, Theo van Doesburg, Eileen Gray).

    La Villa Noailles et ses terrasses dominant Hyères
    Perchée sur la colline de Costebelle, la villa domine la vieille ville d’Hyères et la mer. Photo : Ralf.schernewski (CC BY-SA 4.0) / Wikimedia Commons

    Le jardin cubiste de Guévrékian

    Impossible de parler de la Villa Noailles sans son jardin cubiste, dessiné en 1926 par l’architecte-paysagiste Gabriel Guévrékian. Ce jardin triangulaire, composé de parterres géométriques colorés et d’un damier de plantations, est considéré comme une œuvre d’art moderne à part entière, unique en son genre. Restauré, il se visite aujourd’hui et reste l’un des espaces les plus photographiés de la villa.

    Le jardin cubiste de Gabriel Guévrékian à la Villa Noailles, Hyères
    Le jardin cubiste triangulaire, dessiné par Gabriel Guévrékian en 1926 : une œuvre d’art à part entière. Photo : Gnrc (CC BY 4.0) / Wikimedia Commons

    Un repaire de l’avant-garde

    Dans l’entre-deux-guerres, la villa devient un laboratoire des arts modernes. Les Noailles y reçoivent et y financent l’avant-garde artistique : Man Ray y tourne son film Les Mystères du château de Dé (1929), on y croise Giacometti, Buñuel, Dalí, Jean Cocteau ou encore le photographe Brassaï. La Villa Noailles est ainsi, dès l’origine, un lieu de création autant qu’une maison — une vocation qu’elle n’a jamais perdue.

    Que voir aujourd’hui ?

    Propriété de la ville d’Hyères, la Villa Noailles est devenue un centre d’art d’intérêt national dédié à l’architecture, au design, à la mode et à la photographie. On y déambule librement parmi les volumes de Mallet-Stevens, la piscine, le salon rose, les terrasses aux vues plongeantes sur Hyères et la mer, tout en découvrant des expositions temporaires de haut niveau. C’est l’une des plus belles adresses de culture et patrimoine du Var, et une valeur sûre les jours de mistral ou de pluie.

    Le festival Design Parade

    Chaque été, la villa accueille le Design Parade, festival international de design et d’architecture d’intérieur (décliné aussi à Toulon pour la décoration). Concours de jeunes créateurs, expositions, rencontres : l’événement fait rayonner Hyères bien au-delà du Var et prolonge l’esprit de mécénat des Noailles.

    Infos pratiques

    • : montée de Noailles, sur la colline de Costebelle, au-dessus de la vieille ville d’Hyères (montée à pied depuis le centre, ou accès en voiture).
    • Tarif : entrée gratuite.
    • Quand : ouvert toute l’année sauf le lundi et le mardi (horaires élargis en saison et pendant les expositions ; vérifiez avant de venir).
    • À côté : le parc Saint-Bernard et ses restanques fleuries, puis les ruelles médiévales et la place Massillon.

    Prolonger la visite

    La Villa Noailles est le point d’orgue culturel d’un séjour à Hyères. Complétez-la par une balade sur le double tombolo de Giens, une journée sur les îles d’Or au départ de la Tour Fondue, ou la découverte des plus belles plages du Var. Et pour poser vos valises tout près, parcourez nos locations de vacances autour d’Hyères.

  • Comment préparer sa randonnée dans le Var

    Comment préparer sa randonnée dans le Var

    Randonner dans le Var, c’est marcher entre mer et maquis, sous un soleil généreux mais parfois écrasant. Bien préparée, une sortie devient un plaisir ; mal anticipée, elle peut vite tourner court — chaleur, mistral, sentier fermé. Voici tout ce qu’il faut savoir avant de partir.

    Quelle saison pour randonner dans le Var ?

    Le Var se randonne toute l’année, mais chaque saison a son caractère :

    • Printemps (mars-juin) : la meilleure période. Maquis en fleurs, températures douces, journées longues. Idéal pour les sommets comme le Mont Faron ou le Gros Cerveau.
    • Été (juillet-août) : chaud, parfois caniculaire. On part très tôt le matin, on privilégie le littoral ventilé ou l’arrière-pays plus frais (la Sainte-Baume, le Verdon). Attention : c’est aussi la saison de la réglementation des massifs (voir plus bas).
    • Automne (septembre-novembre) : deuxième meilleure saison. Chaleur retombée, lumières splendides, châtaignes dans les Maures.
    • Hiver : doux sur la côte, parfait pour le sentier du littoral quand l’intérieur est plus frais.

    L’accès aux massifs en été : la règle à connaître

    C’est la spécificité varoise. Du 8 juin à la mi-septembre environ, la préfecture du Var réglemente chaque jour l’accès à ses 9 massifs forestiers selon le risque incendie. Un code couleur est publié chaque jour avant 19h pour le lendemain :

    • 🟢 Vert / 🟡 Jaune : accès autorisé.
    • 🟠 Orange : accès déconseillé.
    • 🔴 Rouge / Rouge extrême : accès interdit (hors zones d’accueil aménagées).

    Un sentier prévu peut donc être totalement interdit le jour J — c’est une question de sécurité et de responsabilité. Sur chacune de nos fiches de randonnée, nous affichons la couleur du risque du jour pour le massif concerné, mais cette information reste indicative : vérifiez toujours la carte officielle avant de partir. Notre guide complet sur l’accès aux massifs détaille tout.

    L’équipement de base

    Pas besoin de matériel d’alpiniste, mais quelques indispensables :

    • De l’eau, beaucoup d’eau : au moins 1,5 à 2 litres par personne en été. Les points d’eau sont rares sur les sentiers varois.
    • Chaussures de marche : les sentiers sont souvent caillouteux, glissants sur la roche (Estérel, calcaire).
    • Chapeau, lunettes, crème solaire : l’ombre manque sur les crêtes et le littoral.
    • Un coupe-vent : le mistral peut souffler fort et froid, surtout en hauteur et sur les caps.
    • En-cas, téléphone chargé, trousse de secours légère.

    Les bons réflexes avant et pendant

    • Consultez la météo des prochains jours (nous l’affichons sur chaque fiche) : chaleur, vent, orage changent tout.
    • Prévenez un proche de votre itinéraire et de votre heure de retour.
    • Restez sur les sentiers balisés : le hors-piste abîme la nature et vous expose.
    • Partez tôt en été pour éviter les heures les plus chaudes.
    • En cas de doute, on renonce. La forêt méditerranéenne ne pardonne pas l’imprudence.

    Randonner sur les îles et le littoral

    Le sentier du littoral et les îles d’Or (Porquerolles, Port-Cros) obéissent à des règles propres, gérées par le Parc national de Port-Cros : feu interdit, bivouac réglementé, sentiers parfois fermés. Renseignez-vous aussi auprès du Parc avant une sortie sur les îles.


    Prêt à partir ? Découvrez notre sélection des 10 plus belles randonnées du Var, ou explorez tous nos itinéraires, filtrables par secteur, difficulté et type.

  • Les 10 plus belles randonnées du Var (2026)

    Les 10 plus belles randonnées du Var (2026)

    Du sentier du littoral aux crêtes des îles d’Or, des roches rouges de l’Estérel aux gorges du Verdon, le Var offre plus de 800 km de sentiers GR® et 200 km de sentier du littoral. Difficile de choisir. Nous avons donc sélectionné les 10 randonnées incontournables du Var — celles qui reviennent partout, celles qu’il faut avoir faites au moins une fois — avec, pour chacune, un lien vers notre fiche détaillée (carte, distance, accès, météo et niveau de risque incendie du jour).

    ⚠️ Avant de partir en été : l’accès aux massifs forestiers du Var est réglementé chaque jour selon le risque incendie. Vérifiez toujours la carte du jour — voir notre guide de l’accès aux massifs.

    1. Le sentier du littoral de la presqu’île de Giens (Hyères)

    La presqu'île de Giens et son tombolo vus du ciel
    Photo : Yyuri1989 — Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0

    Le grand classique du littoral varois. Le sentier longe la pointe ouest de la presqu’île de Giens, entre falaises déchiquetées, criques turquoise et pins courbés par le mistral. Accessible, spectaculaire, idéal au printemps ou en fin de journée.

    👉 Voir la fiche : sentier du littoral de la presqu’île de Giens

    2. Le circuit des crêtes de Porquerolles

    Les crêtes et le phare de Porquerolles
    Photo : Teknad — Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0

    Sur la plus grande des îles d’Or, le circuit des crêtes dévoile le sud sauvage de Porquerolles : falaises, calanques et une mer d’un bleu irréel, loin des plages bondées du nord. Un concentré de nature protégée par le Parc national.

    👉 Voir la fiche : Porquerolles, circuit des crêtes

    3. Du Cap Lardier au Cap Taillat (La Croix-Valmer)

    Le Cap Taillat et son isthme, La Croix-Valmer
    Photo : Gnrc — Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0

    Le littoral le plus sauvage de la presqu’île de Saint-Tropez, préservé par le Conservatoire du littoral. Isthme de sable, eaux transparentes et maquis odorant : une carte postale grandeur nature, sans une construction à l’horizon.

    👉 Voir la fiche : du Cap Lardier au Cap Taillat

    4. Le Cap du Dramont et l’île d’Or (Saint-Raphaël)

    L'île d'Or et sa tour, face au Cap du Dramont
    Photo : Loïc Bigard — Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0

    Aux portes de l’Estérel, le porphyre rouge plonge dans la Méditerranée face à la mystérieuse île d’Or et sa tour. Sentier côtier facile, sémaphore panoramique et plage du Débarquement : un condensé de l’Estérel maritime.

    👉 Voir la fiche : le Cap du Dramont et l’île d’Or

    5. Le Pic du Cap Roux (Estérel)

    Le Pic du Cap Roux, rhyolite rouge de l'Estérel
    Photo : s_wh — Wikimedia Commons, CC BY-SA 2.0

    L’un des plus beaux belvédères de la côte. Depuis le sommet de rhyolite rouge (452 m), la vue embrasse tout l’Estérel et, par temps clair, les îles de Lérins au loin. Montée soutenue mais courte.

    👉 Voir la fiche : le Pic du Cap Roux

    6. L’ascension du Mont Faron (Toulon)

    Le Mont Faron au-dessus de la rade de Toulon
    Photo : M.Strīķis — Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0

    Le balcon de Toulon. À près de 600 m au-dessus de la rade, le Mont Faron offre l’un des plus beaux panoramas de la côte, sur l’une des plus belles rades d’Europe. Montée sportive par les sentiers, ou téléphérique pour le retour.

    👉 Voir la fiche : l’ascension du Mont Faron

    7. Le Gros Cerveau (Ollioules)

    En balade sur la crête du Gros Cerveau
    Photo : Toi & Moi from au bord de la mer Méditerranée, France — Wikimedia Commons, CC BY-SA 2.0

    Un véritable belvédère sur la Méditerranée entre Sanary et Toulon. La crête domine la côte de plusieurs centaines de mètres, avec des vues plongeantes sur les îles des Embiez et le cap Sicié. Belle part d’ombre en sous-bois avant le sommet exposé.

    👉 Voir la fiche : le Gros Cerveau

    8. Notre-Dame des Anges, le toit des Maures (Pignans)

    Le sanctuaire de Notre-Dame des Anges, sommet des Maures
    Photo : Pierre Bona — Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0

    Le point culminant du massif des Maures. À travers les forêts de chênes-lièges et de châtaigniers, la montée mène au sanctuaire sommital d’où la vue s’ouvre sur tout le golfe de Saint-Tropez et l’arrière-pays. Le cœur vert du Var.

    👉 Voir la fiche : Notre-Dame des Anges

    9. La Sainte-Baume : la grotte et le Saint-Pilon (Plan-d’Aups)

    La grotte de la Sainte-Baume vue depuis l'hôtellerie
    Photo : FERNANDES Gilbert — Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0

    La forêt relique de la Sainte-Baume, l’une des plus vieilles de France, avec ses hêtres et ses ifs centenaires. Le sentier grimpe vers la grotte de Marie-Madeleine puis le Saint-Pilon (994 m) et son panorama à 360°. Plus frais l’été.

    👉 Voir la fiche : la Sainte-Baume, grotte et Saint-Pilon

    10. Les gorges du Verdon : le sentier Blanc-Martel (Aiguines)

    Les gorges du Verdon, plus grand canyon d'Europe
    Photo : avu-edm — Wikimedia Commons, CC BY 3.0

    Le mythe. La randonnée la plus célèbre du plus grand canyon d’Europe : tunnels, passerelles, escaliers taillés dans la roche et parois vertigineuses au-dessus des eaux émeraude. Un itinéraire engagé et long, à préparer sérieusement — mais inoubliable.

    👉 Voir la fiche : les gorges du Verdon, sentier Blanc-Martel

    Bien préparer sa randonnée dans le Var

    Le Var se randonne toute l’année, mais chaque saison a ses règles :

    • Été (juin à septembre) : partez tôt, emportez beaucoup d’eau, et vérifiez l’accès aux massifs — certains sont fermés les jours de fort risque incendie. Notre guide complet sur l’accès aux massifs explique le code couleur.
    • Équipement : chaussures de marche, chapeau, crème solaire, coupe-vent (le mistral peut être violent en crête) et de l’eau en quantité.
    • Sécurité : prévenez un proche de votre itinéraire, restez sur les sentiers balisés, et renoncez en cas de doute.

    Retrouvez le détail dans notre guide : comment préparer sa randonnée dans le Var. Sur chacune de nos fiches de randonnée, vous trouvez la carte du parcours, l’accès au point de départ, la météo des prochains jours et la couleur du risque incendie du jour.

    Et aussi…

    Le Var, ce sont des dizaines d’autres pépites : le Cap Sicié et Notre-Dame du Mai, le Mont Vinaigre (point culminant de l’Estérel), la calanque de Port d’Alon entre Bandol et Saint-Cyr, ou encore les sentiers sous-marins de Port-Cros, à explorer palmes aux pieds.

    Retrouvez tous nos itinéraires, filtrables par secteur, difficulté et type, sur notre page Randonnées dans le Var.

  • Camping sauvage dans le Var : ce que dit la loi

    Camping sauvage dans le Var : ce que dit la loi

    Planter sa tente face à la mer ou au cœur des collines varoises fait rêver. Mais entre camping sauvage et bivouac, et dans un département aussi sensible au feu que le Var, la réalité juridique est stricte. Voici, sans langue de bois, ce qui est interdit, ce qui est parfois toléré, et les alternatives légales pour dormir en pleine nature l’esprit tranquille.

    Camping sauvage et bivouac : ce n’est pas la même chose

    On confond souvent les deux, alors que la nuance est essentielle :

    • Le camping sauvage : s’installer plusieurs heures ou plusieurs jours, avec tente, matériel, parfois véhicule, hors d’un terrain prévu pour cela. C’est ce que la réglementation encadre — et le plus souvent interdit.
    • Le bivouac : une halte d’une seule nuit, avec une tente légère montée au coucher du soleil et démontée au lever, sans laisser de trace. Il est parfois toléré, mais ce n’est jamais un droit.

    En France, le camping sauvage n’est pas autorisé par principe : il l’est seulement là où rien ne l’interdit — et dans le Var, les interdictions sont nombreuses.

    Où c’est clairement interdit dans le Var

    Plusieurs situations rendent le camping (et souvent le bivouac) illégal :

    • Sur le littoral et les plages : le bord de mer est protégé et la quasi-totalité des communes côtières l’interdisent par arrêté municipal. Oubliez la nuit sur le sable.
    • Dans les espaces naturels protégés : au parc national de Port-Cros (qui inclut une grande partie de Port-Cros et de Porquerolles), camping et bivouac sont strictement interdits.
    • Dans les massifs forestiers : Maures, Esterel et autres massifs varois sont très exposés au feu. L’été, ils sont réglementés voire fermés par arrêté préfectoral, et le bivouac comme le feu y sont proscrits (voir notre article sur l’accès aux massifs forestiers).
    • Près des points d’eau, des sites classés et des monuments : à moins de 200 m d’un point d’eau capté pour la consommation, dans les sites classés ou inscrits et aux abords des monuments, le camping est interdit.
    • Sur un terrain privé : sans l’accord explicite du propriétaire, c’est non.
    Nature préservée du littoral de Port-Cros
    Dans le parc national de Port-Cros, camping et bivouac sont strictement interdits pour protéger une nature exceptionnelle. Photo : Richard Gertis (CC BY-SA 2.5) / Wikimedia Commons

    Le risque incendie : l’enjeu numéro un

    C’est la raison qui rend la réglementation varoise si stricte. En été, la végétation méditerranéenne est extrêmement inflammable et un simple mégot peut déclencher un drame. Selon le niveau de risque, la préfecture ferme l’accès aux massifs, interdit toute flamme et, bien sûr, le bivouac. Avant toute sortie en pleine nature de juin à septembre, vérifiez l’arrêté en vigueur et l’accès autorisé aux massifs du jour.

    Les collines boisées du massif des Maures, exposées au risque incendie
    Les massifs varois (Maures, Esterel…) sont fermés ou réglementés l’été : risque incendie maximal, feu et bivouac y sont proscrits. Photo : Civodule (CC BY-SA 3.0) / Wikimedia Commons

    Et le bivouac, alors ?

    Hors des zones d’interdiction listées plus haut, un bivouac discret d’une nuit (tente montée tard, démontée tôt, aucun déchet, aucun feu) peut être toléré. Mais retenez trois règles d’or :

    • Ce n’est jamais garanti : une commune, un propriétaire ou un arrêté peut l’interdire localement.
    • Sur les îles d’Or, la nature est protégée et les conditions très encadrées — on vous explique tout dans notre article dédié au bivouac à Porquerolles.
    • En cas de doute, renseignez-vous en mairie ou auprès du gestionnaire du site avant de vous installer.

    Quelles sanctions ?

    Le camping illégal expose à une amende, dont le montant grimpe nettement dans les espaces protégés et en période de risque incendie, où les contrôles sont renforcés. Au-delà de la verbalisation, le vrai risque est écologique et humain : un feu de forêt part en quelques secondes. Le jeu n’en vaut pas la chandelle.

    Les alternatives légales (et souvent plus agréables)

    Bonne nouvelle : dormir au plus près de la nature varoise reste tout à fait possible, légalement :

    • Les campings : le Var en compte une multitude, du camping nature au domaine les pieds dans l’eau, souvent dans des cadres superbes.
    • Les aires pour camping-cars et le stationnement autorisé, à distinguer du camping sauvage (on dort dans le véhicule, sans rien déployer à l’extérieur).
    • L’accueil à la ferme et les hébergements insolites (cabanes, tentes aménagées) qui offrent l’esprit bivouac, en règle.
    • Le bivouac encadré, là où il est explicitement autorisé.

    Envie de prolonger l’aventure nature ? Découvrez nos idées de plages du Var, l’expérience d’une nuit à la belle étoile via le bivouac à Porquerolles, et toutes nos locations de vacances pour poser vos valises en toute sérénité.

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    Photo de couverture (Port-Cros) : Amaya13 (CC BY-SA 4.0) / Wikimedia Commons.

  • Venir dans le Var en train, sans voiture

    Venir dans le Var en train, sans voiture

    Pas envie de faire la route, ou tout simplement pas de voiture ? Bonne nouvelle : on rejoint très bien le Var en train, puis le littoral, Hyères et les îles d’Or en TER, bus et bateau. Voici comment organiser un séjour sans voiture, depuis Paris, Lyon ou ailleurs.

    Arriver dans le Var en TGV

    La porte d’entrée principale, c’est la gare de Toulon, desservie en TGV (TGV INOUI et OUIGO). Depuis Paris-Gare de Lyon, comptez environ 4 heures de trajet direct ; depuis Lyon, autour de 2 h 30 à 3 heures. Marseille n’est qu’à une grosse heure en TER ou TGV, ce qui ouvre de nombreuses correspondances.

    Pour le centre du Var et l’arrière-pays (vers Draguignan, le Verdon), la gare TGV des Arcs-Draguignan est souvent plus pratique que Toulon. Réservez vos billets longue distance à l’avance sur le site de la SNCF (SNCF Connect) : c’est là que se trouvent les meilleurs prix.

    La gare SNCF d'Hyères et ses palmiers, terminus de la ligne
    La gare d’Hyères, terminus d’une courte antenne TER : la plus proche du littoral et des embarcadères vers les îles. Photo : 4net (CC BY 3.0) / Wikimedia Commons

    De Toulon au reste du littoral : le TER

    Une fois à Toulon, le réseau TER (Zou !) dessert la côte. Surtout, une courte antenne mène jusqu’à la gare d’Hyères, la plus proche des plages et des embarcadères pour les îles. C’est la gare à viser si votre séjour est tourné vers Porquerolles, Port-Cros ou le Pradet. Les horaires et billets régionaux se consultent sur Zou ! (région Sud).

    Rejoindre les îles d’Or sans voiture

    C’est tout à fait faisable, et même agréable :

    • Porquerolles : depuis Hyères, un bus du Réseau Mistral rejoint l’embarcadère de la Tour-Fondue (presqu’île de Giens), d’où part la navette maritime (traversée d’une quinzaine de minutes).
    • Port-Cros et l’île du Levant : les navettes partent du port d’Hyères, lui aussi accessible en bus depuis le centre.

    Pensez à vérifier les horaires de bateau à l’avance et à anticiper en haute saison. Pour tout préparer, lisez notre guide pour réussir sa journée à Porquerolles.

    Se déplacer sur place

    Sans voiture, on s’appuie sur deux réseaux complémentaires :

    • Le Réseau Mistral : le réseau de bus (et bateaux-bus) de la métropole Toulon Provence Méditerranée, qui couvre Toulon, Hyères, La Seyne, Le Pradet, Carqueiranne… Pratique pour le quotidien et pour rejoindre plages et embarcadères.
    • Zou ! : les cars et TER régionaux, pour les liaisons plus longues (vers l’arrière-pays, les autres communes du Var).

    Bon à savoir : beaucoup de TER acceptent les vélos, ce qui permet de combiner train + vélo — idéal à Porquerolles, île sans voiture, ou le long du littoral.

    Nos conseils pour un séjour sans voiture réussi

    • Réservez le TGV tôt : les prix montent vite, surtout l’été et les week-ends.
    • Choisissez un hébergement bien desservi (proche d’une gare ou d’une ligne de bus) pour limiter les trajets.
    • Combinez les modes : TGV jusqu’à Toulon, TER jusqu’à Hyères, bus + bateau pour les îles, vélo pour le dernier kilomètre.
    • Anticipez le retour des îles : les dernières navettes partent en fin d’après-midi/début de soirée selon la saison.

    Une fois posé vos bagages, place à l’essentiel : notre guide des plages du Var, les plus belles plages du département, et toutes nos idées dans les îles d’Or. Pour le logement, parcourez nos locations de vacances autour de Toulon et d’Hyères.

    À lire aussi dans Le Mag

    Photo de couverture (gare de Toulon) : TCY (CC BY-SA 4.0) / Wikimedia Commons.

  • Les forts oubliés du littoral varois

    Les forts oubliés du littoral varois

    Avant les plages et les marchés provençaux, le littoral du Var était d’abord une frontière à défendre. De la rade de Toulon aux îles d’Or, une étonnante ceinture de forts côtiers garde encore la mer, témoins de quatre siècles d’histoire militaire. Beaucoup se visitent ou se rejoignent par de belles balades patrimoniales. Voici les forts du littoral varois à (re)découvrir, et comment les approcher aujourd’hui.

    Toulon et sa rade, citadelle de la Méditerranée

    Première base navale française sur la Méditerranée, Toulon a toujours été un site stratégique majeur. Sa rade est protégée par un chapelet d’ouvrages fortifiés, dont les plus emblématiques se visitent encore.

    La Tour Royale, la « Grosse Tour »

    À la pointe du Mourillon, la Tour Royale — surnommée la « Grosse Tour » — est le plus ancien ouvrage défensif de la rade. Édifiée entre 1514 et 1524, sous Louis XII puis François Iᵉʳ, cette imposante tour d’artillerie aux murs épais devait contrôler l’entrée de la petite rade. Elle a même abrité une partie des collections du musée naval dans les années 1950-1960. Elle se visite généralement en saison estivale et lors des Journées européennes du patrimoine : vérifiez les jours et horaires d’ouverture avant de vous y rendre.

    La Tour Royale (Grosse Tour) à la pointe du Mourillon, à Toulon
    La Tour Royale, ou « Grosse Tour », veille sur l’entrée de la rade de Toulon depuis le XVIᵉ siècle. Photo : SiefkinDR (CC BY-SA 3.0) / Wikimedia Commons

    Le mémorial du Mont Faron

    Sur les hauteurs boisées de Toulon, le Mont Faron est couronné de forts et de batteries. La Tour Beaumont, bâtie entre 1842 et 1845 pour surveiller la côte, abrite aujourd’hui le Mémorial du débarquement en Provence, inauguré par le général de Gaulle en 1964 et entièrement rénové en 2017. Sa muséographie retrace le débarquement allié du 15 août 1944. On y monte par la route ou par le téléphérique du Faron, avec un panorama spectaculaire sur la rade. Là encore, vérifiez les conditions d’accès et d’ouverture avant votre visite.

    La Seyne-sur-Mer : deux forts, deux époques

    En face de Toulon, La Seyne-sur-Mer conserve deux des plus beaux forts visitables de la rade, devenus aujourd’hui des lieux de culture.

    Le fort de Balaguier

    Posé au ras de l’eau, le fort de Balaguier fut construit vers 1634-1636 à l’initiative du cardinal de Richelieu. Avec la Tour Royale, il formait un feu croisé verrouillant l’entrée de la rade. Depuis 1970, il accueille un musée consacré à l’histoire maritime locale et au bagne de Toulon, complété d’un agréable jardin botanique. C’est l’une des balades patrimoniales les plus accessibles du littoral : pensez à vérifier les horaires d’ouverture du musée.

    Le fort Napoléon

    Sur la colline du Caire, le fort Napoléon rappelle un épisode fondateur : c’est lors du siège de Toulon en 1793 que le jeune Bonaparte se distingua sur ces hauteurs. L’ouvrage actuel, voulu par Napoléon en 1811 et achevé en 1821 sous Louis XVIII, est aujourd’hui un lieu culturel (expositions, galerie d’art contemporain « La Tête d’Obsidienne »). L’entrée est généralement libre et la visite se fait en autonomie, mais le fort peut être fermé l’été : renseignez-vous sur les périodes d’ouverture avant de venir.

    Le fort de Brégançon, le plus célèbre du Var

    À Bormes-les-Mimosas, le fort de Brégançon est sans doute le plus connu de tous. Perché sur son rocher dominant la mer, ce site stratégique est fortifié depuis des siècles : forteresse royale en 1491, il fut renforcé par Bonaparte en 1793. Classé monument historique en 1968, il est devenu la résidence d’été des présidents de la République. Depuis l’été 2014, il se visite certaines périodes, en visite guidée et sur réservation, lorsqu’il n’est pas occupé : pensez à vérifier les dates d’ouverture et à réserver. Tout près, la plage de Cabasson offre une vue imprenable sur le rocher, à combiner avec une balade sur le sentier du littoral.

    Le fort de Brégançon à Bormes-les-Mimosas, surmonté du drapeau français
    Le fort de Brégançon, à Bormes-les-Mimosas, est aujourd’hui la résidence d’été des présidents de la République. Photo : Gzen92 (CC BY-SA 4.0) / Wikimedia Commons

    Les forts des îles d’Or

    Les îles d’Or ne sont pas seulement des paradis de nature : elles furent aussi de véritables verrous défensifs de la rade d’Hyères, hérissés de forts dont plusieurs se rejoignent à pied.

    Porquerolles : le fort Sainte-Agathe

    Au-dessus du port de Porquerolles, le fort Sainte-Agathe est le gardien historique de l’île. Sur un site surveillé depuis l’Antiquité, l’ouvrage fut consolidé par François Iᵉʳ en 1531 : derrière des murs de près de 4 mètres d’épaisseur, sa grande salle voûtée et sa terrasse offrent une vue magnifique sur la rade. Géré par le Parc national de Port-Cros, il abrite une exposition sur le patrimoine de l’île et ouvre principalement de mai à septembre — vérifiez les jours et tarifs en cours. L’île compte d’autres ouvrages disséminés dans la nature (batteries, fort du Langoustier), parfaits prétextes à la balade.

    Le fort Sainte-Agathe dominant le village de Porquerolles
    Le fort Sainte-Agathe domine le village et le port de Porquerolles. Photo : Claude jullien (CC BY-SA 3.0) / Wikimedia Commons

    Port-Cros : une île fortifiée

    Cœur du parc national, Port-Cros est une île véritablement fortifiée. Le fort de l’Estissac et le fort de l’Éminence, bâtis vers 1634-1640 sous Richelieu pour contrer les incursions espagnoles, complètent le fort du Moulin qui veille sur le port. Perché à une centaine de mètres au-dessus de la mer, le fort de l’Estissac se rejoint en une quinzaine de minutes de marche depuis le débarcadère et accueille des expositions en été. Le fort de l’Éminence, lui, n’est généralement ouvert que lors des Journées du patrimoine. Le « circuit des forts » est l’une des plus belles randonnées de l’île : renseignez-vous à la Maison du parc sur les sites accessibles et leurs horaires.

    Préparer votre balade patrimoniale

    Quelques repères pour réussir votre escapade sur les traces des forts varois :

    • Vérifiez toujours les conditions de visite : la plupart des forts n’ouvrent qu’en saison, certains jours, et parfois sur réservation (Brégançon notamment).
    • Prévoyez de bonnes chaussures : beaucoup s’atteignent par des sentiers, parfois en montée.
    • Emportez eau, chapeau et protection solaire, surtout sur les îles où l’ombre se fait rare.
    • Sur les îles d’Or, respectez les règles du Parc national (sentiers balisés, pas de cueillette, accès aux massifs parfois fermé l’été).
    • Combinez les forts avec une baignade : retrouvez nos coups de cœur dans le guide des plages du Var.

    Envie de prolonger la découverte ? Préparez votre escapade insulaire avec notre guide pour réussir une journée à Porquerolles, et explorez toutes nos idées de visites dans la rubrique que faire dans le Var. Entre histoire, mer et panoramas, les forts oubliés du littoral varois n’attendent que vous.

    À lire aussi dans Le Mag

    Photo de couverture (fort de Balaguier, La Seyne-sur-Mer) : Rotavdrag (CC BY-SA 4.0) / Wikimedia Commons.

  • Collobrières et sa châtaigneraie

    Collobrières et sa châtaigneraie

    Au cœur du massif des Maures, à l’écart de la côte, se cache un village provençal qui sent bon l’automne : Collobrières, la capitale de la châtaigne. Ruelles pavées, vieux pont de pierre, châtaigneraies à perte de vue et confiseries embaumant le marron glacé : c’est une autre facette du Var, plus secrète et plus douce, que l’on savoure surtout quand les feuilles roussissent. Voici pourquoi Collobrières mérite le détour.

    Collobrières, capitale de la châtaigne

    Niché dans une vallée verdoyante du massif des Maures, Collobrières est un village classé parmi les « Villages et Cités de caractère » du Var. Loin de l’agitation du littoral, il vit au rythme d’un fruit emblématique : la châtaigne. Les châtaigneraies qui entourent le village façonnent depuis des siècles le paysage, l’économie et la table locale. La culture du châtaignier dans les Maures est très ancienne : on en attribue volontiers l’essor aux moines de la Chartreuse de la Verne, qui surent tirer parti du sol et du climat propices à cet arbre.

    Résultat : une véritable filière du marron, des arbres centenaires aux ateliers de transformation, qui fait aujourd’hui la fierté et la renommée de Collobrières bien au-delà du Var.

    Bogue ouverte laissant apparaître les châtaignes du châtaignier
    À l’automne, les bogues s’ouvrent et libèrent les châtaignes des Maures. Photo : Jamain (CC BY-SA 3.0) / Wikimedia Commons

    La fête de la Châtaigne, le grand rendez-vous d’automne

    Chaque année, à la saison de la récolte, Collobrières devient le théâtre de sa célèbre Fête de la Châtaigne et du Terroir. Elle se tient traditionnellement sur les trois derniers dimanches d’octobre et attire une foule considérable venue de toute la région.

    Au programme : un grand marché de producteurs et d’artisans, des châtaignes grillées au feu de bois dont l’odeur embaume les rues, des spécialités du terroir, de la musique et des animations folkloriques provençales. Le village se ferme à la circulation pendant les festivités, avec un système de navettes depuis les parkings. Les dates et le programme précis changent chaque année : renseignez-vous auprès de la mairie ou de l’office de tourisme avant de planifier votre venue, et arrivez tôt pour profiter du marché au calme.

    Marrons glacés, crème de marrons : les spécialités

    Impossible de quitter Collobrières sans goûter — et rapporter — ses douceurs à la châtaigne. La star incontestée, c’est le marron glacé, ce marron confit dans le sucre, brillant et fondant, fruit d’un savoir-faire artisanal exigeant. À ses côtés, on trouve toute une gamme de gourmandises :

    • la crème de marrons, onctueuse, parfaite sur une tartine ou en dessert ;
    • les marrons au naturel et au sirop ;
    • la liqueur de châtaigne et autres produits du terroir des Maures ;
    • confitures, glaces et pâtisseries déclinant le marron sous toutes ses formes.

    Plusieurs confiseries et producteurs perpétuent cette tradition au village. Les recettes, les maisons et les prix varient : poussez les portes des boutiques pour comparer et goûter sur place.

    Un bol de marrons glacés, spécialité emblématique de Collobrières
    Les marrons glacés, douceur emblématique de Collobrières. Photo : Romainbehar (CC0) / Wikimedia Commons

    Le village : pont vieux et ruelles provençales

    Au-delà de la gourmandise, Collobrières se découvre à pied. On flâne dans ses ruelles pavées bordées de hautes maisons aux façades colorées, on s’arrête sur les placettes ombragées de platanes, et l’on rejoint le cœur historique en suivant le cours d’eau, le Réal Collobrier. Là vous attend le Pont Vieux, joli pont de pierre médiéval (XIIᵉ siècle) qui enjambe la rivière et offre l’une des plus belles vues sur le vieux village. L’ambiance y est paisible, authentique, à mille lieues du tumulte balnéaire.

    Une ruelle du village de Collobrières, capitale de la châtaigne
    Les ruelles ombragées du vieux village de Collobrières. Photo : besopha (CC BY 2.0) / Wikimedia Commons

    La Chartreuse de la Verne

    À quelques kilomètres du village, perdue dans la forêt des Maures, la Chartreuse de la Verne est l’un des joyaux du secteur. Cet ancien monastère, fondé vers 1170 et classé Monument historique, dresse ses bâtiments de schiste et de serpentine au milieu d’un paysage de collines boisées spectaculaire. Le site se visite une grande partie de l’année (souvent fermé le mardi et certains jours fériés) : vérifiez les horaires avant de vous y rendre. La route puis le court chemin d’accès, à travers la forêt, font déjà partie du voyage.

    Randonner dans le massif des Maures

    Collobrières est aussi un superbe point de départ pour la randonnée. Le massif des Maures déroule ses sentiers à travers chênes-lièges, pins et châtaigniers, avec de beaux panoramas sur l’arrière-pays varois. Plusieurs itinéraires balisés rayonnent autour du village, certains menant vers la Chartreuse de la Verne ou les crêtes. Comme partout dans le Var, l’accès aux massifs forestiers peut être réglementé, voire interdit, l’été en cas de risque incendie : consultez l’arrêté en vigueur avant de partir. Pour d’autres idées de sorties nature dans le département, parcourez notre rubrique que faire dans le Var.

    Quand venir à Collobrières ?

    Si le village se visite toute l’année, l’automne reste la saison reine : c’est le moment de la récolte, de la fête de la châtaigne, des forêts qui se parent d’or et de l’odeur des marrons grillés. L’arrière-pays offre alors une fraîcheur bienvenue après l’été. Le printemps, plus fleuri, et le début de l’été (avant les fortes chaleurs) sont également agréables pour la randonnée et la découverte du village.

    Collobrières se marie idéalement avec une escapade vers le littoral tout proche : on peut combiner la visite avec La Londe-les-Maures ou Bormes-les-Mimosas, deux portes d’entrée du massif des Maures côté mer. Et pour rayonner dans la région, jetez un œil à nos locations de vacances dans le Var.

    Envie de prolonger l’aventure dans l’arrière-pays ? Tentez les sensations du canyoning près du Var, ou repartez vers la mer avec notre guide des plages du Var. Le Var ne se résume pas à ses plages : Collobrières et sa châtaigneraie en sont la plus savoureuse des preuves.

    À lire aussi dans Le Mag

    Photo de couverture (Chartreuse de la Verne) : Montval (CC BY-SA 4.0) / Wikimedia Commons.

  • Le mimosa de Bormes : où l’admirer

    Le mimosa de Bormes : où l’admirer

    Chaque hiver, quand le reste de la France grelotte, un petit village du Var s’embrase de jaune d’or : Bormes-les-Mimosas. Accroché à flanc de colline face à la mer, ce joyau des Maures doit son nom à la fleur qui le couvre de janvier à mars. Mais attention : si l’on rêve parfois de « cueillir » le mimosa, mieux vaut surtout venir l’admirer. Voici où et comment profiter du mimosa à Bormes-les-Mimosas, dans le respect des lieux.

    Bormes-les-Mimosas, le village qui porte le nom de sa fleur

    Classé parmi les Plus Beaux Villages de France et récompensé du label « Village fleuri 4 fleurs » (avec sa distinction « Fleur d’Or »), Bormes cultive le fleurissement comme un art de vivre. Ses ruelles en pente, ses placettes et ses jardins débordent de plantes méditerranéennes : bougainvillées, lauriers-roses, agaves… et bien sûr le mimosa, devenu son emblème. Ce n’est qu’en 1968 que la commune a officiellement ajouté « les-Mimosas » à son nom, en hommage à cette fleur et à sa prolifération sur les collines alentour.

    Le village perché de Bormes-les-Mimosas dominant la côte des Maures
    Bormes-les-Mimosas, village perché face à la mer. Photo : Gnrc (CC BY-SA 4.0) / Wikimedia Commons

    Le mimosa : une fleur venue d’Australie

    Le mimosa que l’on admire ici n’est pas une plante native de Provence. L’Acacia dealbata, son nom botanique, est originaire d’Australie. Introduit en Europe à la fin du XVIIIe siècle, il s’est parfaitement acclimaté aux sols acides et au climat doux du massif des Maures et du Tanneron, au point de s’y répandre spontanément. Résultat : dès le cœur de l’hiver, des pans entiers de colline se couvrent de ces célèbres pompons jaunes au parfum poudré, si caractéristique.

    Un mot d’honnêteté sur la « cueillette » : le mimosa pousse largement à l’état sauvage, mais le plus souvent sur des terrains privés ou dans des espaces naturels protégés, où la cueillette est encadrée, voire interdite. L’esprit du lieu est de regarder, sentir et photographier, pas de repartir les bras chargés de branches arrachées. Pour ramener du mimosa chez soi, le bon geste consiste à en acheter chez un producteur ou sur un marché local (voir plus bas).

    Quand admirer le mimosa à Bormes ?

    La floraison du mimosa se concentre généralement entre janvier et mars, avec un pic souvent situé autour de la fin janvier et de février. C’est une fleur capricieuse : la date varie d’une année sur l’autre selon la météo, et toutes les variétés ne fleurissent pas en même temps — au sein même du village, certains arbres explosent de jaune quand d’autres patientent encore. Si vous planifiez votre visite pour le mimosa, le mieux est de vérifier l’état de la floraison auprès de l’office de tourisme de Bormes-les-Mimosas avant de partir.

    Où l’admirer : vieux village, sentiers et jardins

    Le vieux village et ses ruelles

    Le premier spectacle est tout simplement le cœur historique de Bormes. On flâne dans ses ruelles pavées en escalier (les « rompi-cuou », littéralement « casse-fesses » en provençal), entre maisons aux façades ocre, passages voûtés et jardinets fleuris. De nombreux points de vue s’ouvrent sur les toits du village, la plaine et la mer en contrebas, avec les îles d’Or à l’horizon.

    Ruelle voûtée du vieux village de Bormes-les-Mimosas
    Les ruelles fleuries du vieux village de Bormes. Photo : Tangopaso (Public domain) / Wikimedia Commons

    Les sentiers de randonnée

    Pour voir le mimosa en pleine nature, rien ne vaut les sentiers du massif des Maures autour du village. En hiver, le parfum du mimosa embaume les chemins et les pompons jaunes illuminent les collines. Plusieurs itinéraires balisés partent du village ; une jolie montée mène par exemple à la chapelle Notre-Dame-de-Constance, perchée sur les hauteurs, d’où la vue embrasse Bormes et la côte. Prévoyez de bonnes chaussures et restez sur les sentiers : une grande partie des terrains alentour est privée ou protégée.

    Jardins et collections botaniques

    Bormes possède une vraie richesse botanique, avec des espaces dédiés où le mimosa côtoie des centaines d’espèces méditerranéennes. Le village et ses environs abritent notamment des jardins et pépinières spécialisés présentant de nombreuses variétés de mimosas — certains se visitent, parfois sur réservation ou en visite guidée pendant la saison. Là encore, l’office de tourisme reste la meilleure source pour connaître les lieux ouverts au public et les horaires du moment.

    La Route du Mimosa : Bormes, étape de départ

    Bormes-les-Mimosas est le point de départ de la célèbre Route du Mimosa, un itinéraire touristique hivernal d’environ 130 kilomètres qui relie Bormes à Grasse, capitale du parfum. La route traverse huit villages où le mimosa est roi, parmi lesquels Rayol-Canadel, Sainte-Maxime, Saint-Raphaël, Mandelieu-la-Napoule, le Tanneron ou Pégomas. C’est l’occasion d’une belle escapade sur la Côte d’Azur, à parcourir tranquillement au fil de la floraison, entre mer et collines dorées.

    Le Corso fleuri et la fête du Mimosa

    Le grand rendez-vous de la saison, c’est le Corso fleuri de Bormes. Né en 1920, il est présenté comme le plus ancien corso de la Côte d’Azur. Chaque année, au cœur de l’hiver, des chars entièrement recouverts de fleurs fraîches — dont des tonnes de mimosa — défilent dans les rues du village, dans une ambiance de fête, avec marché aux fleurs et animations. La préparation des chars commence plusieurs mois à l’avance, chaque équipe gardant son thème secret jusqu’au jour J.

    Les dates changent chaque année (le défilé a généralement lieu en février) et certaines animations peuvent être payantes : consultez le programme officiel de l’office de tourisme avant de prévoir votre venue. En début d’année, le village accueille aussi des rendez-vous botaniques autour des plantes de collection.

    Acheter du mimosa : les producteurs et « mimosistes »

    La culture du mimosa est une véritable activité économique de la région : sur le Tanneron, dans l’Estérel et sur les collines varoises, des producteurs récoltent chaque hiver des millions de brins, expédiés dans toute la France et en Europe. Pour prolonger la couleur du soleil jaune, c’est cette filière qu’il faut soutenir.

    Le savoir-faire des « mimosistes » repose notamment sur le forçage : une technique qui consiste à placer les branches coupées dans une atmosphère chaude et humide pour faire éclore les boutons et obtenir de belles fleurs épanouies, plus durables une fois ramenées à la maison. Pour acheter du mimosa frais, tournez-vous vers les marchés, les fleuristes et les producteurs locaux du secteur — l’office de tourisme pourra vous orienter vers les adresses de la saison.

    Mimosas en fleur cultivés en pots sous serre
    Le mimosa, longtemps cultivé et « forcé » par les producteurs du Var. Photo : Tangopaso (Public domain) / Wikimedia Commons

    Prolonger la visite autour de Bormes

    Une fois enivré de jaune, profitez de la région. Découvrez tout ce qu’il y a à voir et faire dans notre guide de Bormes-les-Mimosas, et poussez jusqu’à la station voisine du Lavandou et ses douze plages de sable. Plus à l’ouest, Hyères est la porte d’entrée vers Porquerolles et les îles d’Or. Pour préparer le reste du séjour, parcourez nos idées d’activités dans le Var, notre guide des plages du Var, et nos locations de vacances autour de Bormes. Et l’été venu, repérez les criques de Bormes-les-Mimosas pour la baignade.

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    Photo de couverture (mimosa en fleur) : Wikisquack (CC BY 4.0) / Wikimedia Commons.

  • Villages perchés du Haut-Var

    Villages perchés du Haut-Var

    À une heure à peine de la côte, le Var change de visage. Passé la frange littorale et ses plages, l’arrière-pays déroule ses collines de pins et de chênes, ses champs d’oliviers et de vignes, et surtout ses villages perchés : des bourgs médiévaux accrochés à un piton rocheux, couronnés d’un château ou d’une église romane. Voici une sélection de villages perchés du Haut-Var, authentiques et souvent méconnus, pour une escapade loin de la foule estivale.

    Pourquoi monter dans l’arrière-pays varois

    Quand le littoral sature en plein été, le Haut-Var et la Provence Verte offrent une parenthèse plus fraîche et plus calme. Ici, on flâne dans des ruelles pavées, on s’attable à l’ombre des platanes sur une place à fontaine, on grimpe jusqu’à un point de vue qui embrasse toute la Provence. C’est aussi le pays de la truffe, de l’huile d’olive et des marchés provençaux. Une autre façon de découvrir le Var, en complément des destinations du littoral.

    Tourtour, « le village dans le ciel »

    Perché à environ 635 mètres d’altitude, Tourtour mérite bien son surnom de « village dans le ciel ». Classé parmi les villages de caractère du Var, il offre depuis ses hauteurs un vaste panorama sur la Provence : par temps clair, le regard porte du massif des Maures jusqu’à la montagne Sainte-Victoire. Ruelles fleuries, vieilles pierres, places ombragées et ateliers d’artisans : on y prend le temps, simplement.

    Cotignac et sa falaise de tuf

    Cotignac est immédiatement reconnaissable : le village s’est blotti au pied d’une falaise de tuf spectaculaire, haute d’environ 80 mètres et longue de près de 400 mètres, criblée de grottes et d’habitations troglodytes. En contrebas, le cours Gambetta et ses platanes, les fontaines et les façades colorées en font l’un des villages les plus charmants de la Provence Verte. Au-dessus, deux tours sarrasines veillent encore sur la vallée.

    La falaise de tuf et ses habitations troglodytes au-dessus de Cotignac
    À Cotignac, l’immense falaise de tuf criblée d’habitations troglodytes domine le village. Photo : Mathieu BROSSAIS (CC BY 4.0) / Wikimedia Commons

    Bargème, le plus haut village du Var

    Avec son altitude proche de 1 100 mètres, Bargème est le plus haut village du Var — et l’un des Plus Beaux Villages de France. Ce bourg médiéval, presque intact, se découvre à pied : portes fortifiées, vestiges de remparts, ruelles silencieuses, église romane Saint-Nicolas et, dominant le tout, les imposantes ruines du château féodal des Sabran-Pontevès aux tours rondes. Un véritable saut dans le temps, à l’écart de tout.

    Église romane et ruines du château de Bargème, plus haut village du Var
    À Bargème, le plus haut village du Var, l’église romane Saint-Nicolas voisine avec les ruines du château des Sabran-Pontevès. Photo : MOSSOT (CC BY-SA 3.0) / Wikimedia Commons

    Trigance, sentinelle du Verdon

    Aux portes des gorges du Verdon, Trigance s’enroule en nid d’aigle autour de son éperon rocheux, à environ 800 mètres d’altitude. Ses maisons de pierre blanche grimpent vers un château médiéval aux tours crénelées, aujourd’hui restauré. Le village domine la vallée du Jabron, au cœur du Parc naturel régional du Verdon : une étape parfaite pour qui veut combiner village de caractère et grands espaces.

    Aups, l’arrière-pays au goût de truffe

    Aux portes du Verdon et du plateau de Canjuers, Aups est la capitale varoise de la truffe noire. De fin novembre au début du printemps, son marché aux truffes du jeudi attire amateurs et cuisiniers de toute la région. Le reste de l’année, on y savoure l’ambiance provençale : fontaines, vieilles portes à fronton, terrasses et le grand marché du mercredi et du samedi.

    Sillans-la-Cascade et sa chute d’eau

    Posé au cœur de la Provence Verte, Sillans-la-Cascade doit son nom à sa célèbre cascade : une chute d’une quarantaine de mètres qui se jette dans un bassin aux eaux émeraude, au pied de falaises de travertin. Le site se rejoint par une courte balade depuis le village et ses vieilles ruelles. Un coin de fraîcheur idéal pour une pause au cœur de l’été.

    La cascade de Sillans-la-Cascade, eau émeraude au pied des falaises
    La cascade de Sillans-la-Cascade et ses eaux émeraude, à deux pas du village. Photo : Harald Hetzner (CC0) / Wikimedia Commons

    Et aussi : Entrecasteaux, Mons, Évenos…

    Le Haut-Var ne manque pas de pépites. Entrecasteaux aligne ses hautes maisons au pied d’un imposant château dont les jardins sont attribués à Le Nôtre. Côté Pays de Fayence, Mons, l’un des villages les plus hauts du secteur (vers 800 mètres), offre depuis sa place Saint-Sébastien une vue qui file jusqu’aux îles de Lérins et, par mistral, jusqu’aux montagnes de Corse. Plus près de Toulon enfin, le village d’Évenos, juché sur d’anciennes coulées basaltiques et coiffé des ruines de son château, domine les pittoresques gorges du Destel — un avant-goût d’arrière-pays accessible en une demi-journée depuis la côte.

    Nos conseils pour visiter les villages perchés du Var

    • Prévoyez la voiture : ces villages de l’intérieur sont très peu desservis par les transports en commun. C’est l’itinéraire idéal pour un road-trip d’une journée ou deux.
    • Quand venir : le printemps (avril-juin) et l’automne sont parfaits — douceur, lumière et villages tranquilles. En été, montez tôt pour profiter de la fraîcheur et fuir l’affluence du littoral.
    • De bonnes chaussures : on visite ces bourgs à pied, dans des ruelles en pente et pavées.
    • Marchés et produits du terroir : renseignez-vous sur les jours de marché (truffe à Aups en hiver, marchés provençaux ailleurs) — c’est souvent le meilleur moment pour découvrir un village.
    • Combinez littoral et arrière-pays : ces villages se marient bien avec une base sur la côte. Jetez un œil à nos locations de vacances et à nos idées d’activités dans le Var.

    Envie d’un avant-goût d’arrière-pays plus proche de la mer ? Découvrez Le Castellet, village perché au-dessus des vignes de Bandol. Et pour préparer la suite de votre séjour, comparez toutes nos plages dans le guide des plages du Var ou parcourez l’ensemble de nos destinations du Var.

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    Photo de couverture (Trigance) : MOSSOT (CC BY-SA 3.0) / Wikimedia Commons.