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  • Survoler la rade de Toulon en ULM

    Survoler la rade de Toulon en ULM

    Imaginez la rade de Toulon qui s’ouvre sous l’aile, le Mont Faron à portée de main, puis la presqu’île de Giens, ses salins et le chapelet turquoise des îles d’Or. Le survol du littoral varois en ULM est l’une des plus belles façons de redécouvrir la région : accessible, ludique et étonnamment paisible. Voici à quoi ressemble vraiment l’expérience, ce que l’on survole et comment s’y prendre pour réserver.

    Le survol du Var en ULM, ça existe vraiment

    Oui : plusieurs structures de la région proposent des baptêmes de l’air et vols découverte en ULM au-dessus du littoral varois. Les vols décollent généralement depuis les aérodromes de la région — la partie civile de l’aérodrome de Cuers-Pierrefeu, à une trentaine de minutes de Toulon, est l’un des points de départ habituels pour découvrir la rade, la presqu’île de Giens et les îles. Inutile d’être pilote ou sportif : un baptême de l’air, c’est simplement monter à bord aux côtés d’un pilote pour profiter du paysage.

    La rade de Toulon et la presqu'île de Saint-Mandrier vues d'avion
    La rade de Toulon, l’une des plus belles d’Europe, déployée sous l’aile. Photo : Steffen Mokosch (CC BY-SA 4.0) / Wikimedia Commons

    ULM : multiaxe, pendulaire ou autogire ?

    Sous le sigle ULM (ultraléger motorisé) se cachent plusieurs familles d’appareils, aux sensations très différentes :

    • Le multiaxe : un petit avion léger à cabine fermée, piloté au manche comme un avion classique. Stable et confortable, à l’abri du vent : c’est le plus répandu pour le tourisme aérien et un premier vol.
    • Le pendulaire : une aile delta souple sous laquelle est suspendu un chariot, piloté en déplaçant le poids du corps. Vol à l’air libre, vue à 360°, sensation de liberté maximale — mais on y est exposé au vent.
    • L’autogire : à mi-chemin entre l’ULM et l’hélicoptère, avec un rotor libre au-dessus de la tête. Très maniable et spectaculaire.

    Pour un premier survol panoramique du littoral, le multiaxe est souvent recommandé : on y est installé confortablement, on échange facilement avec le pilote et l’on profite pleinement du paysage.

    Un ULM multiaxe à cabine fermée et son pilote
    L’ULM multiaxe, petit avion léger à cabine fermée, est le plus courant pour un baptême. Photo : Gordon Leggett (CC BY-SA 4.0) / Wikimedia Commons

    Ce que l’on survole : un littoral d’exception

    C’est tout l’intérêt d’un vol ici : en quelques minutes défilent certains des plus beaux sites du Var. Selon l’itinéraire et la durée choisie, on peut admirer :

    • La rade de Toulon, considérée comme l’une des plus belles rades d’Europe, et la presqu’île de Saint-Mandrier.
    • Le Mont Faron, qui domine Toulon de ses falaises.
    • La presqu’île de Giens et son étonnant double tombolo, avec les salins et leurs reflets roses.
    • Les îles d’OrPorquerolles, Port-Cros et l’île du Levant — posées sur une eau turquoise.
    • Le ruban du littoral, ses caps, ses calanques et ses plages que l’on ne voit jamais ainsi depuis le sol.
    La presqu'île de Giens et son double tombolo vus du ciel
    La presqu’île de Giens et son double tombolo, spectaculaires vus du ciel. Photo : Steffen Mokosch (CC BY-SA 4.0) / Wikimedia Commons

    Les sensations : plus douces qu’on ne l’imagine

    Contrairement à ce que l’on craint parfois, un vol en ULM n’a rien de brutal. À l’allure tranquille d’un multiaxe, le survol est fluide et contemplatif : on prend le temps d’observer, de reconnaître les lieux familiers vus d’en haut, de photographier. La basse altitude et la lenteur relative donnent une proximité avec le paysage qu’aucun avion de ligne n’offre. C’est une expérience que l’on partage à deux, dans le calme, ponctuée des commentaires du pilote sur ce qui défile.

    Conditions, météo et saison

    L’ULM est tributaire de la météo : on vole par temps clair et vent modéré, et un report en cas de conditions défavorables est tout à fait normal — c’est une garantie de confort et de sécurité. La région bénéficie d’un ensoleillement généreux, ce qui multiplie les belles fenêtres de vol du printemps à l’automne. La durée d’un baptême est variable, de quelques dizaines de minutes pour un tour des plus beaux sites proches à des circuits plus longs vers l’arrière-pays ou le Verdon. Prévoyez des vêtements adaptés, des lunettes de soleil, et confirmez toujours l’horaire la veille selon les prévisions.

    Sécurité et encadrement

    Un baptême se fait toujours accompagné d’un pilote, aux commandes pendant tout le vol. Dans les structures de découverte, ce pilote est le plus souvent un instructeur expérimenté, habitué à faire découvrir l’activité au grand public. Vous n’avez aucune compétence requise : il vous explique le déroulé, vous installe à bord et gère l’intégralité du vol. Beaucoup de structures permettent, si vous le souhaitez, de poser brièvement les mains sur les commandes en double commande, sous son contrôle.

    Comment réserver son vol

    Pour réserver, le plus simple est de contacter directement les clubs et structures ULM de la région, autour des aérodromes varois (Cuers-Pierrefeu et alentours). Quelques conseils :

    • Réservez à l’avance, surtout en haute saison, et restez flexible sur la date (la météo commande).
    • Vérifiez la durée et l’itinéraire proposé : tour des îles, survol de la rade, escapade vers l’arrière-pays…
    • Renseignez-vous sur les conditions (âge minimum, poids, contre-indications éventuelles) au moment de réserver.
    • Le baptême en ULM fait un cadeau original ; beaucoup de structures proposent des bons à offrir.

    Envie d’autres aventures avec vue ? Découvrez le parapente au Mont Faron, autre façon de prendre de la hauteur au-dessus de Toulon, et préparez la suite avec notre guide des plages du Var ou notre guide pour réussir sa journée à Porquerolles. Et pour transformer l’escapade en séjour, jetez un œil à nos locations de vacances dans la région de Toulon et d’Hyères.

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    Photo de couverture (Porquerolles vue du ciel) : "dronepicr" (CC BY 2.0) / Wikimedia Commons.

  • Le sentier du littoral d’Hyères au Pradet

    Le sentier du littoral d’Hyères au Pradet

    Longer la Méditerranée à pied, d’une crique à l’autre, entre pins parasols et roches rouges plongeant dans l’eau claire : c’est la promesse du sentier du littoral, l’ancien sentier des douaniers, entre Hyères et Le Pradet en passant par Carqueiranne. Voici ce que l’on découvre en chemin, comment l’aborder et nos conseils pour une belle journée de marche côtière.

    Le sentier du littoral, qu’est-ce que c’est ?

    Le sentier du littoral est un chemin public qui suit le bord de mer, héritier des anciens sentiers de surveillance des côtes empruntés autrefois par les douaniers. Dans la métropole toulonnaise, il se déroule sur une quarantaine de kilomètres de côtes et traverse plusieurs communes du littoral. Entre Hyères et Le Pradet, il alterne plages de sable, criques rocheuses, falaises calcaires et roches rouges — un condensé des paysages méditerranéens, à hauteur de vagues.

    L’intérêt de cette marche, c’est sa variété : on passe de la pinède ombragée à des passages exposés en balcon au-dessus de l’eau, de petits ports de pêche en plages familiales, le tout face aux îles d’Or à l’horizon. Inutile de tout faire d’une traite : le sentier se découpe facilement en tronçons selon votre envie et votre forme.

    Le petit port des Oursinières au Pradet, étape du sentier du littoral
    Le petit port des Oursinières, au Pradet, que le sentier longe. Photo : Johnjohn83var (Public domain) / Wikimedia Commons

    D’Hyères à la presqu’île de Giens

    Côté est, le sentier offre l’un de ses plus beaux tronçons autour de la presqu’île de Giens, à Hyères. On peut en faire le tour, du côté sauvage et déchiqueté battu par le vent jusqu’aux eaux plus calmes tournées vers les îles. C’est aussi de Giens que partent les navettes pour Porquerolles : beaucoup de marcheurs combinent une portion de sentier avec une journée sur les îles. Pour comprendre la géographie si particulière de Giens, lisez notre article sur le tombolo de Giens, ce double cordon de sable unique qui relie la presqu’île au continent.

    Le Pradet et Carqueiranne : criques et calanques

    C’est sans doute la section la plus emblématique de ce secteur. Entre Le Pradet et Carqueiranne, le sentier enchaîne une succession de plages et de petites criques : la plage de la Garonne, les plages de Monaco, des Bonnettes et du Pin de Galle, séparées par des pointes rocheuses et de jolies calanques où l’eau prend des teintes turquoise.

    En chemin, on passe par le charmant petit port des Oursinières, au Pradet, niché au fond d’une anse — une halte parfaite. Puis le sentier se fait plus sportif, en balcon au-dessus de criques rocheuses, avant de redescendre vers le port et les plages de Carqueiranne. Retrouvez le détail de chaque plage (sol, accès, surveillance) sur nos pages des plages du Pradet et de Carqueiranne.

    La baie et le port de Carqueiranne, sur le tracé du sentier du littoral
    La baie de Carqueiranne, au cœur du tracé. Photo : Remi Jouan (CC BY-SA 3.0) / Wikimedia Commons

    À voir tout près : la mine du Cap Garonne

    Juste au-dessus du littoral, à cheval sur Le Pradet et Carqueiranne, le massif du Cap Garonne domine la mer. Propriété du Conservatoire du littoral, il abrite l’ancienne mine de cuivre du Cap Garonne, devenue un musée : ses galeries sont considérées comme l’un des plus beaux sites minéralogiques au monde. Le sommet, parcouru d’un petit sentier, offre un panorama à 360° sur la rade de Toulon, la presqu’île de Saint-Mandrier, le cap Sicié, la presqu’île de Giens et les îles d’Or. Une belle variante à combiner avec la marche côtière, pour qui veut prendre un peu de hauteur.

    L'ancienne mine de cuivre du Cap Garonne, au-dessus du sentier du littoral
    L’ancienne mine de cuivre du Cap Garonne, juste au-dessus du sentier. Photo : Gnrc (CC BY-SA 4.0) / Wikimedia Commons

    Étapes, difficulté et sens de marche

    Le sentier du littoral est accessible à tous les bons marcheurs : il ne s’agit pas d’alpinisme, mais bien d’une marche côtière. Le dénivelé reste modéré, avec toutefois des montées et descentes répétées, quelques marches et des passages rocheux où il faut poser les pieds avec attention, surtout par temps humide.

    • Portions ombragées sous les pins, mais aussi sections exposées en plein soleil au-dessus de l’eau : alternez selon la chaleur.
    • Découpez l’itinéraire en tronçons (Le Pradet–Oursinières, Oursinières–Carqueiranne, tour de Giens…) plutôt que de tout enchaîner.
    • Pour une marche complète sur ce secteur, comptez une bonne demi-journée, halte baignade comprise — adaptez selon votre rythme.
    • Choisissez votre sens de marche pour avoir le soleil dans le dos plutôt que dans les yeux, surtout en fin de journée.

    Accès et conseils pratiques

    On rejoint facilement le sentier depuis les parkings des plages du Pradet (la Garonne, les Oursinières) ou depuis le port de Carqueiranne. En été, arrivez tôt : ces parkings du littoral sont vite saturés.

    • Portez de bonnes chaussures de marche : le terrain est caillouteux et parfois glissant.
    • Emportez de l’eau en quantité et de quoi vous protéger du soleil (chapeau, crème) — les sections exposées chauffent vite.
    • En été, privilégiez le matin ou la fin d’après-midi, et vérifiez la réglementation d’accès aux massifs forestiers en cas de risque incendie.
    • Glissez un maillot et un masque dans le sac : les criques se prêtent à merveille au snorkeling.
    • Restez sur le sentier balisé et remportez vos déchets : ce littoral est un milieu fragile.

    Envie de prolonger l’expérience varoise ? Parcourez notre guide des plages du Var pour trouver d’autres criques où poser la serviette, ou laissez-vous tenter par une location de vacances autour d’Hyères, du Pradet et de Carqueiranne pour avoir le sentier du littoral à votre porte.

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    Photo de couverture (plage de la Garonne, Le Pradet) : TCY (CC BY-SA 4.0) / Wikimedia Commons.

  • Coucher de soleil au Cap Sicié

    Coucher de soleil au Cap Sicié

    Massif sauvage tombant à pic dans la Méditerranée, entre Six-Fours-les-Plages et La Seyne-sur-Mer, le Cap Sicié offre l’un des plus beaux panoramas du Var. Tourné vers l’ouest et le grand large, c’est un spot rêvé pour admirer le coucher de soleil sur la mer. Voici comment en profiter : le point de vue de la chapelle Notre-Dame du Mai, la forêt de Janas, le sentier du littoral et nos conseils pratiques.

    Le Cap Sicié, un balcon sauvage sur la Méditerranée

    Le massif du Cap Sicié s’étend sur près de 5 000 hectares entre les communes de La Seyne-sur-Mer et de Six-Fours-les-Plages, à l’ouest de la rade de Toulon. Couvert de pins, de chênes verts et de maquis, il plonge brutalement dans la mer par des falaises comptant parmi les plus hautes du Var. C’est cette orientation vers l’ouest et le sud-ouest, face à la mer ouverte, qui en fait l’un des grands spots du département pour les couchers de soleil : le soleil disparaît dans l’eau, embrasant l’horizon et les reliefs lointains.

    Les falaises du Cap Sicié plongeant dans la mer ouverte, lumière du soir
    Les falaises du Cap Sicié, parmi les plus hautes du Var, face à la mer ouverte. Photo : Adltbc92 (CC BY-SA 3.0) / Wikimedia Commons

    La chapelle Notre-Dame du Mai, le point haut

    Au point culminant du massif, à 352 mètres d’altitude, se dresse la chapelle Notre-Dame du Mai, sur la commune de Six-Fours-les-Plages. Édifiée au XVIIe siècle (après 1625) et agrandie en 1633, cette ancienne chapelle de pèlerinage occupe l’une des plus belles tables d’orientation naturelles de la région.

    De son parvis, le panorama est immense : la rade de Toulon et ses sommets (le Coudon, le Faron, le Caume), la presqu’île de Giens, les îles d’Hyères à l’est, l’archipel des Embiez et, par temps clair, les calanques de Marseille et Cassis vers l’ouest. C’est ce dernier secteur, tourné vers le couchant, qui s’illumine au crépuscule.

    Panorama sur l'archipel des Embiez et la mer depuis la chapelle Notre-Dame du Mai au Cap Sicié
    Depuis la chapelle Notre-Dame du Mai, la vue embrasse l’archipel des Embiez et la mer. Photo : Gnrc (CC BY-SA 4.0) / Wikimedia Commons

    La forêt de Janas et le sentier du littoral

    Côté terre, le massif se découvre par la forêt de Janas, vaste pinède sillonnée de sentiers balisés et entretenue par l’Office national des forêts (ONF). C’est le point de départ classique des randonnées vers la chapelle et le bord de mer.

    Le sentier du littoral du Cap Sicié, lui, longe la côte sauvage et offre des points de vue spectaculaires sur les falaises et le grand large. On y croise aussi les vestiges de l’ancien sémaphore, perché face au vent dans une ambiance de bout du monde. Les itinéraires se combinent en boucles de difficulté variable au départ de Janas : prévoyez de bonnes chaussures, le terrain est rocailleux et peut être escarpé.

    Le belvédère et la crête boisée du massif du Cap Sicié dominant la mer
    La crête boisée du massif et son belvédère, dominant le large. Photo : Chabe01 (CC BY-SA 4.0) / Wikimedia Commons

    Les meilleurs spots pour le coucher de soleil

    Plusieurs endroits du massif se prêtent au spectacle du soir :

    • Le parvis de la chapelle Notre-Dame du Mai : le point le plus haut, vue dégagée vers l’ouest et le large.
    • L’ancien sémaphore du Cap Sicié et les belvédères de la côte sauvage, au plus près des falaises.
    • Les sentiers de crête de la forêt de Janas, où la lumière rasante dore les pins et la mer.

    Un panneau indique d’ailleurs sur place un « sentier du soleil couchant » : c’est dire si le lieu est réputé pour ses fins de journée. Pensez à vérifier l’heure exacte du coucher du soleil selon la saison (autour de 17 h l’hiver, jusqu’à près de 21 h 30 en plein été) pour caler votre montée.

    Accès et stationnement

    On rejoint le cœur du massif par la route de Janas, depuis Six-Fours ou La Seyne, jusqu’au parking de la maison forestière, point de départ des sentiers. Une route mène également plus haut, vers la chapelle. Le secteur du Brusc (Six-Fours) constitue une autre porte d’entrée pour rallier la côte à pied.

    Attention : comme tous les massifs forestiers du Var, le Cap Sicié et la forêt de Janas peuvent être réglementés, voire fermés à la circulation, en été en raison du risque incendie. Renseignez-vous sur l’état d’ouverture des massifs avant de partir, surtout entre juin et septembre.

    Nos conseils pour réussir votre soirée au Cap Sicié

    • Emportez une lampe frontale : la descente se fait de nuit après le coucher du soleil, sur un sentier rocailleux.
    • Anticipez le vent : le cap est très exposé (mistral), prévoyez une couche supplémentaire même en été.
    • Vérifiez l’heure du coucher et l’ouverture des massifs avant de monter.
    • Prévoyez de l’eau, de bonnes chaussures de marche et partez avec une marge de temps confortable.
    • Respectez ce site naturel protégé : restez sur les sentiers balisés, ne faites pas de feu et remportez vos déchets.

    Envie de prolonger la découverte ? Explorez les plages de Six-Fours-les-Plages et les plages de La Seyne-sur-Mer au pied du massif, ou parcourez notre guide des plages du Var. Les amateurs de marche côtière aimeront aussi notre sentier des douaniers entre Hyères et Le Pradet. Et pour faire de cette escapade un vrai séjour, jetez un œil à nos locations de vacances dans l’ouest varois.

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    Photo de couverture (lumière dorée depuis le massif du Cap Sicié) : Rémih (CC BY-SA 4.0) / Wikimedia Commons.

  • Le double tombolo de Giens

    Le double tombolo de Giens

    Quand on file vers la presqu’île de Giens depuis Hyères, on roule en réalité sur un phénomène géographique rare : un double tombolo, deux longs cordons de sable qui rattachent l’ancienne île au continent en enserrant un grand plan d’eau, les salins des Pesquiers. Une configuration que l’on ne trouve qu’à de rares endroits au monde — et l’un des plus beaux décors du littoral varois.

    Qu’est-ce qu’un tombolo (et pourquoi celui de Giens est « double ») ?

    Un tombolo, c’est un cordon de sable ou de galets qui relie une île à la terre ferme. À Giens, la particularité est qu’il y en a deux en parallèle, séparés par une vaste lagune. C’est ce qu’on appelle un double tombolo : un cas géologique peu fréquent, que l’on ne rencontre que dans une poignée d’endroits sur la planète. Entre les deux bras de sable s’étendent les anciens salins d’Hyères.

    Comment s’est-il formé ?

    Le double tombolo s’est construit très lentement, sur des milliers d’années. Les courants marins, qui transportent le sable le long de la côte, ont peu à peu accumulé ces deux cordons entre l’îlot rocheux de Giens et le continent. Plusieurs facteurs ont favorisé leur stabilisation : la présence de hauts-fonds entre Giens et le rivage, les apports sédimentaires des cours d’eau côtiers et l’action des herbiers de posidonie, qui fixent le sable. Le cordon ouest, celui de l’Almanarre, est le plus ancien des deux.

    Flamants roses dans les salins d'Hyères, près du tombolo de Giens
    Les flamants roses fréquentent les anciens salins d’Hyères, entre les deux cordons. Photo : Jiel Beaumadier (http://jiel.b.free.fr) (CC BY-SA 4.0) / Wikimedia Commons

    Deux cordons, deux ambiances

    À l’ouest : l’Almanarre, paradis du vent

    Le cordon ouest porte la longue plage de l’Almanarre, exposée plein vent. C’est l’un des spots de planche à voile et de kitesurf les plus réputés de Méditerranée : dès que le mistral se lève, le ciel se couvre de voiles. Plage de sable et de posidonie, baignade, balade les pieds dans l’eau, écoles de glisse… l’Almanarre est l’archétype de la plage varoise sportive. Retrouvez-la, comme toutes les autres, parmi nos plages d’Hyères.

    Kitesurfeurs et planches à voile sur la plage de l'Almanarre, presqu'île de Giens
    L’Almanarre, sur le cordon ouest, est un haut lieu de la planche à voile et du kitesurf. Photo : Paolo Schubert (CC BY-SA 3.0) / Wikimedia Commons

    À l’est : la Capte et la route du Sel

    Le cordon est, plus large, accueille le secteur de la Capte et ses plages familiales, plus abritées. Côté ouest, c’est la fameuse route du Sel qui longe le cordon entre la mer et les salins : une route littorale spectaculaire (souvent en sens unique en saison) qui dessert la presqu’île. De part et d’autre, on rejoint vite La Tour Fondue, à la pointe de Giens, d’où partent les navettes pour les îles d’Or.

    La route du Sel sur le cordon ouest du tombolo de Giens, entre mer et salins
    La route du Sel longe le cordon ouest, entre la mer et les salins. Photo : M.Strīķis (CC BY-SA 3.0) / Wikimedia Commons

    Les salins des Pesquiers et leurs flamants roses

    Entre les deux cordons s’étend l’un des plus beaux espaces naturels du Var : les anciens salins d’Hyères. D’anciens marais salants devenus une réserve de biodiversité, rachetés par le Conservatoire du littoral au début des années 2000. L’ensemble réunit le salin des Pesquiers et les Vieux Salins, soit plusieurs centaines d’hectares de lagunes.

    C’est un site d’observation des oiseaux remarquable. La vedette, ce sont les flamants roses, présents en nombre une bonne partie de l’année. Mais on y croise aussi de nombreuses autres espèces protégées, comme l’avocette élégante ou le tadorne de Belon. Les salins se découvrent à pied ou à vélo, sur les sentiers aménagés autour des plans d’eau — pensez aux jumelles. Pour aller plus loin, lisez notre article dédié aux flamants roses des salins d’Hyères.

    Un site fragile, menacé par l’érosion

    Cette merveille est aussi vulnérable. Le cordon ouest, le plus fin, subit une érosion marine importante, accentuée par les tempêtes hivernales et la montée du niveau de la mer. Par endroits, la plage de l’Almanarre a presque disparu, et la collectivité doit reconstituer chaque année le cordon de sable qui sépare la route du Sel de la mer. Protéger durablement ce tombolo unique est un enjeu majeur pour Hyères. Raison de plus pour le parcourir en visiteur respectueux : on reste sur les sentiers, on ne piétine pas la dune et on remporte ses déchets.

    Que faire sur le tombolo de Giens ?

    • Sports de vent : planche à voile et kitesurf à l’Almanarre, sur le cordon ouest.
    • Baignade et farniente : sable plus abrité côté Capte, à l’est.
    • Observation des oiseaux : flamants roses et avifaune des salins, jumelles conseillées.
    • Marche et vélo : les sentiers du double tombolo et le tour des salins.
    • Cap sur les îles : navettes pour Porquerolles depuis La Tour Fondue, à la pointe de Giens.

    Y aller et où loger

    Le tombolo se rejoint facilement depuis le centre d’Hyères, en voiture, à vélo ou en bus, par la route de Giens. En été, arrivez tôt : le stationnement le long de l’Almanarre et de la route du Sel est vite saturé. Pour prolonger la découverte, parcourez notre annuaire des plages du Var et notre guide des plages du Var, ou poussez vers l’est sur le sentier des douaniers entre Hyères et Le Pradet. Et pour faire de Giens votre camp de base, jetez un œil à nos locations de vacances autour d’Hyères.

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    Photo de couverture (vue aérienne du double tombolo et des salins) : Yyuri1989 (CC BY-SA 3.0) / Wikimedia Commons.

  • Bivouac à Porquerolles : ce qui est autorisé

    Bivouac à Porquerolles : ce qui est autorisé

    Vous rêvez de planter votre tente sous les pins de Porquerolles, face à une crique turquoise, pour une nuit à la belle étoile ? Soyons clairs et honnêtes d’emblée : le bivouac et le camping sauvage sont interdits à Porquerolles. L’île est un cœur de parc national, l’un des espaces les plus protégés de France. Voici précisément ce qui est interdit, pourquoi, ce qui reste autorisé pour dormir sur place, et les alternatives légales pour camper tout près, côté continent.

    Bivouac à Porquerolles : autorisé ou interdit ?

    La réponse est sans ambiguïté : non. Porquerolles appartient au cœur du Parc national de Port-Cros et de Porquerolles, et la réglementation y est stricte. Le parc l’indique noir sur blanc : dans les cœurs de parc, il n’y a « pas de camping ni de bivouac ». Cela vaut pour toute la partie naturelle de l’île — c’est-à-dire l’immense majorité de sa superficie.

    Concrètement, vous ne pouvez ni monter une tente, ni dormir sur une plage, ni passer la nuit dans une crique ou en forêt. Et comme il n’existe aucun terrain de camping sur l’île, la seule façon d’y dormir légalement est de réserver un hébergement (voir plus bas). Le non-respect de la réglementation d’un parc national constitue une infraction passible d’une amende : pour le montant exact et les sanctions en vigueur, renseignez-vous auprès du parc national.

    Piste forestière bordée de pins à Porquerolles, zone à fort risque incendie
    Les pinèdes de Porquerolles : un massif très sensible au feu, où le bivouac et toute flamme sont proscrits. Photo : M.Strīķis (CC BY-SA 3.0) / Wikimedia Commons

    Pourquoi le bivouac et le camping y sont interdits

    Ces règles ne sont pas là pour gâcher le plaisir : elles protègent un milieu exceptionnel et fragile. Deux grandes raisons l’expliquent.

    Protéger une nature rare

    Porquerolles abrite une flore et une faune méditerranéennes remarquables, des pinèdes aux herbiers de posidonie sous-marins. Le bivouac, le piétinement hors sentier, les déchets et le bruit nocturne perturbent directement cet écosystème. C’est pourquoi le parc demande aussi de rester sur les sentiers balisés, de ne « pas faire de cueillette ni de prélèvement » et de remporter tous ses déchets (il n’y a pas, ou peu, de poubelles hors du village).

    Croisement de sentiers balisés dans la forêt de Porquerolles
    On reste sur les sentiers balisés : la nature de l’île est protégée. Photo : M.Strīķis (CC BY-SA 3.0) / Wikimedia Commons

    Le risque incendie

    C’est l’autre raison majeure, vitale sur une île boisée et ventée. Le feu y est interdit : la règle est qu’il n’y a « pas de feu ni de cigarette en dehors du village ». Cela exclut donc tout barbecue, réchaud ou feu de camp — des gestes pourtant associés au bivouac. En été, l’accès aux massifs forestiers peut même être réglementé ou totalement fermé selon le niveau de risque incendie. Avant de partir en randonnée, vérifiez toujours l’état d’ouverture des massifs.

    Ce qui est autorisé : dormir sur l’île

    Bonne nouvelle : on peut passer la nuit à Porquerolles, à condition de loger dans une structure prévue pour. L’offre d’hébergement se concentre au village et reste limitée : hôtels, chambres et quelques locations. C’est tout le charme — et la contrainte — d’une île préservée : les places sont comptées.

    Deux conseils concrets :

    • Réservez très à l’avance, surtout en haute saison : l’hébergement sur l’île part vite.
    • Si vous ne trouvez pas, basez-vous sur le continent et venez à la journée — c’est le mode de visite le plus courant. Pour bien l’organiser, lisez notre guide préparer sa journée à Porquerolles.

    Pour comparer les options, parcourez nos locations de vacances autour d’Hyères et de la presqu’île de Giens, point de départ des navettes vers l’île.

    Rue du village de Porquerolles, où se concentrent les hébergements de l'île
    Pour dormir sur l’île, c’est au village : les hébergements y sont concentrés et limités. Photo : M.Strīķis (CC BY-SA 3.0) / Wikimedia Commons

    Les alternatives légales pour camper près de Porquerolles

    Envie de l’esprit camping malgré tout ? Il faut alors regarder côté continent, où le camping est parfaitement possible dans des structures dédiées.

    • La presqu’île de Giens et les abords d’Hyères comptent plusieurs campings classés, à quelques minutes de l’embarcadère de la Tour Fondue d’où partent les navettes pour Porquerolles. Vous pouvez ainsi camper sur le continent et rejoindre l’île à la journée.
    • Le reste du littoral varois (La Londe, Hyères-plage, le secteur des Salins…) offre d’autres terrains. Les disponibilités et les conditions d’accueil varient : vérifiez auprès de chaque établissement et de l’office de tourisme.

    Le camping sauvage et le bivouac sont par ailleurs réglementés partout en France, et souvent interdits sur le littoral, dans les espaces naturels sensibles et à proximité des sites classés. En cas de doute, la règle d’or reste de se renseigner localement avant de planter sa tente.

    En résumé

    • Bivouac et camping sauvage : interdits sur toute l’île (cœur de parc national).
    • Feu, barbecue, réchaud, cigarette hors du village : interdits (risque incendie).
    • Dormir sur l’île : uniquement en hébergement, au village, en réservant tôt.
    • Pour camper : direction les campings du continent (Giens, Hyères, littoral varois), puis l’île à la journée.
    • En cas de doute sur une règle ou une amende, renseignez-vous auprès du Parc national de Port-Cros et de Porquerolles.

    Pour aller plus loin, découvrez notre guide complet de Porquerolles, nos conseils pour réussir votre journée sur l’île, notre guide des plages du Var et, pour voir l’île autrement, le kayak autour des îles d’Or. Toutes les criques sont à retrouver sur la page des plages de Porquerolles.

    🚤 Réserver la navette : les traversées vers les îles d’Or se réservent auprès des compagnies maritimes — Porquerolles depuis La Tour Fondue, Port-Cros et le Levant depuis Hyères ou Le Lavandou. Consultez les horaires et achetez vos billets sur TLV-TVM (Les Bateliers de la Côte d’Azur) ou, depuis Le Lavandou, sur les Vedettes Îles d’Or. Réservez à l’avance en haute saison.

    À lire aussi dans Le Mag

    Photo de couverture (baie et forêt de Porquerolles) : M.Strīķis (CC BY-SA 3.0) / Wikimedia Commons.

  • Voir les flamants roses aux Salins d’Hyères

    Voir les flamants roses aux Salins d’Hyères

    Silhouettes roses sur l’eau, longues pattes et cou en S : les flamants roses sont l’une des plus belles rencontres que réserve Hyères. On les observe sur les Salins d’Hyères, deux anciennes salines devenues des zones humides protégées, parmi les meilleurs spots d’ornithologie de la côte varoise. Voici où aller, à quelle saison venir et comment les observer sans les déranger.

    Les Salins d’Hyères : deux sites naturels protégés

    Les Salins d’Hyères ne sont plus exploités pour le sel : ils sont aujourd’hui la propriété du Conservatoire du littoral et gérés par la Métropole Toulon Provence Méditerranée depuis 2004. Cet ensemble de marais salants, d’étangs et de roselières forme une mosaïque d’habitats rare en Méditerranée. Le site comprend deux espaces bien distincts :

    • Les Vieux Salins, à l’est de la ville (vers Hyères et La Londe), exploités depuis le Moyen Âge et acquis par le Conservatoire du littoral en 2001. C’est ici que se trouve l’Espace Nature, point d’accueil et de découverte.
    • Le Salin des Pesquiers, au cœur de la presqu’île de Giens, aménagé en 1848, coincé entre la plage de l’Almanarre et La Capte.

    Ensemble, ces zones humides accueillent plus de 70 espèces d’oiseaux nicheuses, plus de 200 espèces migratrices de passage et plus de 300 espèces végétales : un véritable refuge pour la biodiversité aux portes de la ville.

    Étangs et roselières des Vieux Salins d'Hyères
    Roselières et plans d’eau des Vieux Salins, à l’est d’Hyères. Photo : Ruthven (CC0) / Wikimedia Commons

    Quand voir les flamants roses ?

    Bonne nouvelle : les flamants roses sont présents toute l’année sur les Salins d’Hyères, qui constituent une importante zone de repos et d’hivernage pour l’espèce. Mais leur nombre varie fortement selon la saison.

    • En hiver, on compte environ 800 flamants sur le site.
    • En août et septembre, la population peut grimper jusqu’à 2 000 individus — c’est le pic de présence.

    Si votre objectif est de voir un maximum de flamants, visez donc plutôt la fin de l’été et le début de l’automne. Mais quelle que soit la période, vous avez de bonnes chances d’en apercevoir, aux côtés de nombreuses autres espèces.

    Côté horaire, privilégiez le début de matinée ou la fin de journée : la lumière est plus douce, les oiseaux plus actifs et la fréquentation moindre. En période estivale, des sorties crépusculaires sont parfois proposées : renseignez-vous sur place.

    Le Salin des Pesquiers (presqu’île de Giens)

    Sur la presqu’île de Giens, le Salin des Pesquiers s’étend juste derrière la grande plage de l’Almanarre. Le sentier du littoral longe le salin et permet d’enchaîner avec une journée plage : un détour facile depuis le secteur des plages d’Hyères. Le stationnement se fait sur les parkings prévus aux abords (côté rond-point d’Arromanches ou La Capte) ; le stationnement et la circulation sont interdits à l’intérieur du site.

    Carte du Salin des Pesquiers, sur la presqu'île de Giens, entre l'Almanarre et La Capte
    Le Salin des Pesquiers occupe le cœur de la presqu’île de Giens, entre l’Almanarre et La Capte. Photo : Contributeurs de OpenStreetMap (CC BY-SA 2.0) / Wikimedia Commons

    Les Vieux Salins et l’Espace Nature

    Côté est, les Vieux Salins offrent un itinéraire de découverte aménagé sur l’ancien chemin (la « Levée de Saint-Nicolas »), accessible à pied comme à vélo. Un sentier court, le Pas du Saunier (environ 1,6 km), permet d’approcher la biodiversité en douceur.

    L’Espace Nature des Vieux Salins est le meilleur point de départ pour les débutants : ouvert toute l’année du mercredi au dimanche et animé par la LPO PACA (Ligue pour la Protection des Oiseaux), il propose un accueil, des informations et le prêt de jumelles. Des balades naturalistes guidées y sont organisées toute l’année : l’idéal pour apprendre à reconnaître les espèces avec un accompagnateur. Les horaires varient selon la saison, alors vérifiez avant de vous déplacer.

    Quelles autres espèces observer ?

    Le flamant rose est la star, mais il est loin d’être seul. Les Salins d’Hyères abritent une grande diversité d’oiseaux d’eau et de limicoles. Selon la saison, vous pourrez croiser :

    • des aigrettes et des hérons ;
    • des échasses blanches, gravelots et autres petits échassiers du bord de l’eau ;
    • de nombreux oiseaux migrateurs qui font halte au fil des saisons.

    Une paire de jumelles change tout : elle permet d’observer les détails sans s’approcher, ce qui est aussi la meilleure façon de respecter les oiseaux.

    Observer sans déranger : les bonnes pratiques

    Les Salins sont un site protégé et une zone de refuge pour la faune. Quelques règles simples permettent d’en profiter sans nuire :

    • Restez sur les sentiers et les chemins balisés : ne pénétrez pas dans les zones d’eau et les roselières.
    • Gardez vos distances et observez aux jumelles plutôt que de vous approcher. Un oiseau qui s’envole, c’est un oiseau dérangé.
    • Les animaux sont interdits sur le site, même tenus en laisse.
    • Évitez le bruit, ne nourrissez pas les oiseaux et remportez vos déchets.
    • L’accès aux sites est libre ; seules les visites guidées peuvent être payantes. Renseignez-vous auprès de l’Espace Nature ou de l’office de tourisme.

    Accès et conseils pratiques

    • À vélo : c’est l’une des plus belles façons de découvrir le site, en empruntant les pistes et le sentier du littoral.
    • En bus : le secteur des salins est desservi par le réseau urbain (selon les lignes en service) ; vérifiez les horaires avant de partir.
    • En voiture : stationnez sur les parkings aménagés à l’extérieur du site, jamais à l’intérieur.
    • Prévoyez de l’eau, un chapeau, de la crème solaire (peu d’ombre) et, idéalement, des jumelles.

    Les flamants roses des Salins se marient à merveille avec une journée nature à Hyères. Combinez l’observation avec une baignade à l’Almanarre via notre page des plages d’Hyères, une balade autour du tombolo de Giens tout proche, ou une escapade en mer : voyez notre guide pour préparer sa journée à Porquerolles et notre guide des plages du Var. Et pour rayonner sur plusieurs jours, jetez un œil à nos locations de vacances autour d’Hyères.

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    Photo de couverture (flamants roses à Hyères) : Jiel Beaumadier (http://jiel.b.free.fr) (CC BY-SA 4.0) / Wikimedia Commons.

  • Snorkeling à Port-Cros : les plus beaux spots

    Snorkeling à Port-Cros : les plus beaux spots

    Cœur du premier parc national marin d’Europe, Port-Cros abrite des eaux parmi les plus préservées du Var. Ici, un simple masque et un tuba suffisent pour basculer dans un monde sous-marin foisonnant : herbiers ondulants, bancs de poissons argentés, rochers couverts de vie. Voici où pratiquer le snorkeling à Port-Cros, ce que vous y verrez, comment y accéder et les règles à respecter dans ce sanctuaire de Méditerranée.

    Pourquoi Port-Cros est un paradis du snorkeling

    Classée parc national depuis 1963, l’île de Port-Cros protège un littoral et des fonds marins d’une richesse exceptionnelle. La pêche de loisir y est interdite, le mouillage encadré : résultat, la faune est abondante et peu farouche, et l’eau d’une clarté que l’on trouve rarement aussi près des côtes. C’est l’une des plus sauvages des îles d’Or, à la nature jalousement préservée — un terrain de jeu idéal pour le masque-tuba, à la portée de tous.

    Eaux cristallines au-dessus des rochers à Port-Cros, idéales pour le snorkeling
    Une eau d’une transparence rare au-dessus des rochers de Port-Cros. Photo : Rémih (CC BY-SA 4.0) / Wikimedia Commons

    Le sentier sous-marin de la Palud, l’incontournable

    Le spot le plus célèbre de l’île est le sentier sous-marin balisé de la baie de la Palud. Aménagé par le Parc national, ce parcours en six étapes se suit librement, palmes, masque et tuba aux pieds, le long d’une bouée d’orientation : on y découvre les herbiers de posidonie, les rochers et leurs habitants, à son rythme et sans guide. Une expérience accessible aux nageurs autonomes, qui résume à elle seule la magie des fonds de Port-Cros.

    Le sentier part de la plage de la Palud, à une trentaine de minutes de marche du port. Nous lui consacrons un guide complet : tout savoir sur le sentier sous-marin de Port-Cros (accès, déroulé, conseils). On ne le détaille donc pas ici en entier.

    La crique de la Palud à Port-Cros, départ du sentier sous-marin
    La crique de la Palud, départ du célèbre sentier sous-marin balisé. Photo : G.Mannaerts (CC BY-SA 4.0) / Wikimedia Commons

    Les autres spots de masque-tuba

    Au-delà du sentier balisé, plusieurs criques et zones rocheuses de l’île se prêtent merveilleusement au snorkeling. Quelques repères :

    • La baie de la Palud elle-même : au-delà du parcours balisé, ses tombants rocheux et ses petits fonds clairs regorgent de poissons.
    • Les abords du rocher du Rascas, l’îlot qui ferme la baie de la Palud : un secteur emblématique, où la circulation des bateaux est limitée pour sécuriser les nageurs.
    • Les criques et pointes rocheuses du pourtour de l’île, là où les rochers plongent dans une eau limpide — autant de micro-spots à explorer en longeant la côte, avec prudence.

    Partout, le principe est le même : on reste près du bord, on suit la côte, et on laisse les fonds intacts. Pour comparer avec les autres plages et criques de la région, jetez un œil à notre guide des plages du Var et à l’annuaire des plages et criques du Var.

    Quelle faune et quelle flore observer ?

    C’est tout l’intérêt de Port-Cros : la vie sous-marine y est dense et facile à observer en surface. Au fil de votre nage, vous croiserez sans doute :

    • des girelles chamarrées, des sars, des saupes en bancs et des castagnoles ;
    • avec un peu de chance et de calme, un mérou brun, espèce emblématique du parc, longtemps menacée et aujourd’hui protégée ;
    • les vastes herbiers de posidonie, cette plante marine (et non une algue) qui forme de véritables prairies sous-marines, véritables nurseries pour la faune et poumon de la Méditerranée.

    La règle d’or : on regarde, on ne touche pas. Ces herbiers sont fragiles et leur préservation est l’une des missions du parc.

    Comment venir à Port-Cros

    Port-Cros ne se rejoint qu’en bateau, via une navette maritime. Deux grands points de départ : le port d’Hyères (traversée la plus longue) et Le Lavandou (la plus directe vers l’île), avec des liaisons plus fréquentes en saison estivale. Pensez à vérifier les horaires auprès des compagnies et à réserver en été, l’affluence étant forte.

    Pour préparer votre venue, consultez nos pages île de Port-Cros, Hyères et Le Lavandou. Sur l’île, tout se fait à pied : prévoyez de bonnes chaussures pour rejoindre les criques.

    Le port et le village de Port-Cros, point d'arrivée des navettes
    Le port de Port-Cros, seul point d’accès de l’île, desservi par navette. Photo : Rémih (CC BY-SA 4.0) / Wikimedia Commons

    Les règles du Parc national à respecter

    Profiter de Port-Cros, c’est accepter de le protéger. Quelques principes simples, à connaître avant de se mettre à l’eau :

    • Ne rien prélever : coquillages, étoiles de mer, fleurs, cailloux… tout reste sur place.
    • Ne pas nourrir ni toucher les animaux marins : cela perturbe leur comportement et l’équilibre du milieu.
    • Pêche de loisir et chasse sous-marine interdites dans le périmètre marin du parc.
    • Respecter les herbiers de posidonie et ne pas piétiner les fonds.
    • Remporter tous ses déchets et suivre la signalétique (zones réglementées, mouillage encadré).

    La réglementation peut évoluer selon les saisons et les secteurs : renseignez-vous auprès du Parc national de Port-Cros avant votre visite. C’est grâce à ces règles que l’île reste un joyau.

    Conseils pratiques pour les débutants et les familles

    • Matériel : un masque, un tuba et des palmes suffisent. Un maillot anti-UV et de la crème solaire respectueuse de l’océan sont un plus. Apportez votre équipement, l’offre sur l’île étant limitée.
    • Meilleur moment : par mer calme et sans vent, l’eau est plus claire et plus sûre. La fin de printemps et l’été offrent une eau plus chaude ; tôt le matin, la fréquentation est moindre.
    • Débutants et enfants : restez dans les petits fonds, près du bord, à plusieurs, et utilisez éventuellement une bouée de signalisation. Surveillez la fatigue et le retour du vent.
    • Sécurité : ne surestimez pas votre nage, gardez un œil sur la côte et sur les bateaux, et ne partez jamais seul au large.

    Envie de prolonger l’aventure aquatique autour des îles ? Découvrez aussi le kayak dans les îles d’Or et nos conseils pour observer les dauphins au large des îles d’Or. Et pour transformer la journée en séjour, parcourez nos locations de vacances autour d’Hyères et du Lavandou.

    🚤 Réserver la navette : les traversées vers les îles d’Or se réservent auprès des compagnies maritimes — Porquerolles depuis La Tour Fondue, Port-Cros et le Levant depuis Hyères ou Le Lavandou. Consultez les horaires et achetez vos billets sur TLV-TVM (Les Bateliers de la Côte d’Azur) ou, depuis Le Lavandou, sur les Vedettes Îles d’Or. Réservez à l’avance en haute saison.

    À lire aussi dans Le Mag

    Photo de couverture (baie de la Palud) : Rémih (CC BY-SA 4.0) / Wikimedia Commons.

  • Kayak entre les îles d’Or

    Kayak entre les îles d’Or

    Glisser en silence le long d’une côte sauvage, s’arrêter dans une crique turquoise que seuls les bateaux ne peuvent atteindre, observer les fonds de posidonie à travers une eau limpide : le kayak de mer est sans doute la plus belle façon de découvrir les îles d’Or et le littoral varois. Voici ce qu’on y voit, comment s’y prendre en débutant ou en famille, et les règles à respecter pour pagayer en sécurité au cœur du parc national de Port-Cros.

    Pourquoi le kayak autour des îles d’Or

    Entre la presqu’île de Giens et les trois îles d’Or, la mer dessine un terrain de jeu exceptionnel : criques cachées, calanques, plages accessibles uniquement par la mer, eaux cristallines et fonds protégés. En kayak ou en canoë de mer, on avance au ras de l’eau, sans moteur ni bruit, au plus près des falaises, des grottes et des herbiers. C’est une approche douce, idéale pour ralentir et observer — un autre regard sur les paysages que l’on connaît depuis les plages.

    Eaux turquoise et rochers de la plage d'Argent à Porquerolles
    Les eaux limpides de la plage d'Argent, à Porquerolles, se rejoignent facilement en pagayant. Photo : Robin Férand (CC BY 3.0) / Wikimedia Commons

    Que découvre-t-on à la pagaie

    Chaque île a son caractère, et le kayak permet d’en révéler les coins les plus secrets.

    Porquerolles

    La plus grande des îles offre un littoral très varié. Côté nord, on longe les grandes plages de sable comme la Courtade et la plage d’Argent. Côté sud et ouest, place aux falaises, calanques et criques sauvages — du Langoustier au Brégançonnet — souvent désertes et parfaites pour une pause baignade. Retrouvez tout l’esprit de l’île dans notre guide de Porquerolles.

    Port-Cros

    Cœur du parc national, Port-Cros est l’île la plus préservée. Ses côtes boisées plongeant dans une eau profonde, ses îlots et ses fonds réputés en font un site magnifique — mais aussi le plus réglementé. C’est ici que la prudence et le respect des consignes priment.

    Côte sauvage et îlots de la baie de la Palud à Port-Cros
    La côte préservée de Port-Cros et ses îlots, au cœur du parc national. Photo : Rémih (CC BY-SA 4.0) / Wikimedia Commons

    L’île du Levant

    Plus à l’est, l’île du Levant déroule des côtes rocheuses et sauvages. Une grande partie de l’île est une zone militaire interdite : on s’en tient au littoral accessible, autour du quartier d’Héliopolis, en restant attentif à la signalisation maritime.

    Sortie encadrée ou location : que choisir

    Deux grandes formules existent pour pagayer dans le secteur, et le choix dépend surtout de votre expérience.

    • La sortie encadrée, avec un moniteur diplômé : c’est l’option à privilégier si vous débutez, si vous partez en famille ou si vous visez une traversée vers les îles. Le guide connaît la météo locale, les courants, les zones réglementées et adapte le parcours au niveau du groupe. Idéal pour une première fois en toute sérénité.
    • La location libre de kayak ou de canoë : parfaite pour longer la côte près de votre point de départ, explorer une crique ou accompagner une journée plage. À réserver aux personnes à l’aise dans l’eau, par météo calme et sans s’aventurer au large.

    Plusieurs prestataires proposent location et sorties guidées autour de Giens, d’Hyères et du littoral des Maures. Vérifiez toujours qu’un encadrement est assuré par un professionnel pour les traversées vers les îles.

    Sécurité en mer : les règles d’or

    La Méditerranée semble paisible, mais elle peut changer vite. Quelques principes simples évitent l’essentiel des incidents :

    • Consultez la météo marine avant chaque sortie : vent, état de la mer et rafales. Le mistral peut lever en quelques heures une mer difficile, surtout l’après-midi.
    • Portez toujours un gilet de flottaison (obligatoire et vital) et emportez de l’eau, une protection solaire et un téléphone dans une pochette étanche.
    • Ne traversez jamais seul vers les îles. La traversée depuis la côte demande de l’expérience, une bonne lecture de la mer et idéalement un encadrement. En cas de doute, restez le long du rivage.
    • Restez près de la côte et signalez votre itinéraire à un proche. Gardez de la marge pour le retour, souvent plus dur si le vent forcit.
    • Surveillez le trafic maritime : navettes, voiliers et plaisanciers. Un kayak est bas et peu visible.

    Réglementation du parc national

    Les eaux qui entourent Porquerolles et Port-Cros forment le cœur marin du parc national de Port-Cros, qui s’étend jusqu’à 600 mètres des côtes des îles. La circulation, le mouillage et certaines activités y sont soumis à une réglementation spécifique. Quelques repères pour pagayer dans le respect des lieux :

    • Respectez les zones et bouées réglementées : certains secteurs sont fermés à la navigation ou au mouillage, notamment pour protéger la nidification d’oiseaux marins (comme le cormoran de Desmarest). Ces zones peuvent évoluer selon la saison — renseignez-vous avant de partir.
    • Protégez la posidonie et les fonds : cet herbier sous-marin est essentiel à l’écosystème. Évitez de le piétiner ou de le racler.
    • Respectez la faune et la flore : on observe à distance, sans déranger, et l’on remporte tous ses déchets.
    • Le bivouac et le camping sont interdits sur les îles, tout comme le feu.

    La réglementation est détaillée et peut changer : consultez les informations officielles du parc national de Port-Cros et de la préfecture maritime avant votre sortie, ou laissez un prestataire encadré s’en charger.

    Quand pagayer : la meilleure saison

    La fenêtre idéale court du printemps à l’automne. Mai-juin et septembre sont parfaits : eau agréable, lumière douce, mer souvent calme le matin et beaucoup moins de monde. En juillet-août, l’eau est au plus chaud mais le trafic maritime est dense et les départs se réservent à l’avance. Dans tous les cas, privilégiez le matin, quand la mer est généralement la plus plate, avant que la brise thermique ou le mistral ne se lèvent.

    Débuter et partir en famille

    Bonne nouvelle : le kayak de mer est accessible aux débutants. Sur une eau calme et le long de la côte, on prend ses marques en quelques minutes. Pour une première sortie en famille :

    • Choisissez un kayak stable (sit-on-top) et, pour les enfants, un modèle biplace avec un adulte.
    • Assurez-vous que chacun sait nager et porte un gilet adapté à sa taille.
    • Restez sur des parcours courts et abrités, près du départ, par mer plate.
    • Pour aller plus loin ou rejoindre les îles, passez par une sortie encadrée.

    Combinez votre sortie avec d’autres aventures marines : le snorkeling sur le sentier sous-marin de Port-Cros ou, avec un peu de chance, l’observation des dauphins au large des îles d’Or. Et pour préparer votre venue, lisez notre guide pour réussir sa journée à Porquerolles et notre guide des plages du Var.

    Envie de transformer l’escapade en séjour ? Découvrez nos locations de vacances autour d’Hyères et des îles, à deux pas de l’eau.

    🚤 Réserver la navette : les traversées vers les îles d’Or se réservent auprès des compagnies maritimes — Porquerolles depuis La Tour Fondue, Port-Cros et le Levant depuis Hyères ou Le Lavandou. Consultez les horaires et achetez vos billets sur TLV-TVM (Les Bateliers de la Côte d’Azur) ou, depuis Le Lavandou, sur les Vedettes Îles d’Or. Réservez à l’avance en haute saison.

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    Photo de couverture (kayak au large de Porquerolles) : Remi Jouan (CC BY-SA 3.0) / Wikimedia Commons.

  • Pêche au gros au départ d’Hyères

    Pêche au gros au départ d’Hyères

    Au large de la presqu’île de Giens et des îles d’Or, la Méditerranée varoise cache de superbes terrains de jeu pour les amateurs de pêche au gros. Thon, sériole, denti, bonite… ces prédateurs puissants se traquent à quelques milles d’Hyères, dans des eaux bordées par un parc national. Voici un tour d’horizon honnête de la pêche en mer au départ d’Hyères : les espèces, les techniques, la saison, comment partir avec un skipper et, surtout, la réglementation à connaître.

    Pourquoi Hyères et Giens pour la pêche en mer

    La position d’Hyères est idéale. Depuis la presqu’île de Giens et les ports de la commune, on rejoint vite des zones réputées : les abords des îles d’Hyères (Porquerolles, Port-Cros, le Levant), les secs et les tombants où la vie marine se concentre, et le large où passent les bancs de poissons pélagiques. C’est cette diversité de fonds, des herbiers côtiers aux grandes profondeurs, qui fait la richesse du coin.

    Le petit port du Niel, sur la presqu'île de Giens à Hyères
    Le petit port du Niel, sur la presqu’île de Giens. Photo : Tangopaso (Public domain) / Wikimedia Commons

    Les espèces recherchées en Méditerranée varoise

    La «pêche au gros» en Méditerranée n’a pas l’ampleur des marlins tropicaux, mais elle réserve de superbes combats. Parmi les espèces les plus convoitées :

    • Le thon rouge, prédateur emblématique et puissant, dont la pêche est très encadrée (voir plus bas).
    • La bonite (pélamide) et la thonine, plus accessibles, qui chassent souvent en surface.
    • La sériole (liche-sériole), un sparidé taillé pour les départs violents près des secs.
    • La liche et le denti, beaux poissons de roche prisés des pêcheurs sportifs.
    • La dorade coryphène, le pagre ou le barracuda, selon la saison et les passages.

    La présence et l’abondance de ces poissons varient d’une année à l’autre et au fil des saisons : aucune sortie ne se ressemble.

    Thon rouge de Méditerranée sous l'eau
    Le thon rouge, prince des prédateurs de la Méditerranée. Photo : Danilo Cedrone (United Nations Food and Agriculture Organization) (Public domain) / Wikimedia Commons

    Les techniques : traîne et dérive

    Deux grandes approches dominent la pêche des prédateurs au large.

    La pêche à la traîne

    On traîne des leurres ou des appâts vivants derrière le bateau en mouvement, à une vitesse adaptée à l’espèce visée. La traîne permet de couvrir du terrain et de repérer les zones actives. C’est la technique la plus emblématique pour le thon, la bonite et la sériole.

    La pêche à la dérive (et sur chasse)

    Bateau moteur coupé, on laisse la ligne travailler dans le courant, souvent au vif (maquereau, calamar) ou au jig pour la sériole et le denti. Quand des prédateurs «font une chasse» en surface — oiseaux qui plongent, eau qui bouillonne — le skipper peut s’en approcher pour lancer leurres et appâts. Patience et lecture de la mer font toute la différence.

    Bateau de pêche sportive équipé de cannes, en mer
    Un bateau de pêche sportive gréé pour la traîne (photo d’illustration). Photo : smudger888 (CC BY 2.0) / Wikimedia Commons

    Quelle saison pour la pêche au gros

    La pêche en mer se pratique une grande partie de l’année, mais les beaux jours restent les plus favorables. De la fin du printemps à l’automne, les eaux se réchauffent et l’activité des prédateurs s’intensifie, en particulier l’été et au début de l’automne pour les pélagiques. La météo commande tout : le mistral peut lever une mer formée et reporter une sortie. Un bon skipper choisit ses créneaux en fonction du vent et de l’état de la mer.

    Sortir avec un guide ou un skipper

    Pour une première fois, embarquer avec un guide de pêche ou un skipper professionnel est la meilleure option. Il connaît les zones, fournit généralement le matériel adapté, gère la sécurité et, surtout, maîtrise la réglementation locale. On trouve à Hyères et alentour des sorties en mer à la journée ou à la demi-journée ; renseignez-vous auprès de l’office de tourisme et des capitaineries pour des prestataires déclarés. Pensez à réserver à l’avance en haute saison, et à confirmer ce qui est inclus (matériel, appâts, assurance).

    La réglementation : le point essentiel

    La pêche de loisir en mer est libre mais réglementée, et le secteur d’Hyères est particulier car il borde le Parc national de Port-Cros. Quelques repères, à vérifier systématiquement avant de partir car les règles évoluent :

    • Déclaration des captures : la réglementation nationale impose désormais aux pêcheurs de loisir de s’enregistrer et de déclarer leurs prises, notamment pour les espèces sensibles. Renseignez-vous sur le dispositif en vigueur.
    • Marquage des poissons : certaines captures conservées doivent être marquées (ablation de la partie inférieure de la nageoire caudale), pour lutter contre la revente illégale.
    • Tailles minimales de capture : chaque espèce a une taille en dessous de laquelle le poisson doit être relâché. Munissez-vous d’une réglette et consultez le tableau officiel à jour.
    • Thon rouge : sa pêche de loisir fait l’objet d’un encadrement strict (autorisation, quotas, périodes). Ne ciblez pas le thon rouge sans connaître les règles en vigueur.
    • Espèces protégées : la pêche du mérou et du corb est interdite en Méditerranée française.
    • Zones du Parc national : autour de Port-Cros et de Porquerolles, des zones de réglementation s’appliquent (zones où la pêche est interdite toute l’année, zones soumises à autorisation). À Port-Cros, seule une pêche très encadrée est tolérée et la chasse sous-marine est interdite. Une autorisation annuelle nominative peut être requise dans le cœur du parc.

    En cas de doute, le réflexe est simple : vérifier auprès du Parc national de Port-Cros, de la Direction interrégionale de la mer Méditerranée et des services de l’État dans le Var. Un skipper professionnel connaît ces règles et navigue dans les clous.

    Conseils pour les débutants

    • Le mal de mer : si vous y êtes sensible, prenez un traitement adapté la veille, restez à l’air libre, fixez l’horizon et évitez l’alcool. Les sorties courtes par mer calme sont plus confortables pour débuter.
    • Le matériel : avec un guide, il est en général fourni. Prévoyez surtout de quoi vous protéger : casquette, lunettes, crème solaire, coupe-vent et chaussures antidérapantes.
    • Eau et en-cas : emportez de l’eau et un pique-nique ; le soleil et le vent fatiguent vite en mer.
    • Le respect du vivant : relâchez les prises non désirées ou trop petites avec soin. La pêche durable, c’est aussi le plaisir de revenir les saisons suivantes.
    • La sécurité avant tout : suivez les consignes du skipper et vérifiez la météo marine avant chaque sortie.

    Prolonger l’expérience autour d’Hyères

    La mer au large des îles d’Or ne se résume pas à la pêche. Pour d’autres aventures nautiques, découvrez nos guides pour observer les dauphins des îles d’Or et faire du kayak autour des îles d’Or. Et si vous prolongez côté terre, voyez comment préparer votre journée à Porquerolles, explorez les plages d’Hyères et notre guide des plages du Var. Pour transformer l’escapade en séjour, jetez un œil à nos locations de vacances autour d’Hyères et de Giens.

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    Photo de couverture (mer au large de Giens) : trolvag (CC BY-SA 3.0) / Wikimedia Commons.

  • Observer les dauphins aux îles d’Or

    Observer les dauphins aux îles d’Or

    Au large des îles d’Or, la Méditerranée varoise abrite une faune marine d’exception. Avec un peu de chance et beaucoup de patience, une sortie en mer peut offrir l’un des plus beaux spectacles de la côte : un groupe de dauphins filant dans le bleu profond. Ces eaux font partie du Sanctuaire Pelagos, le grand refuge des mammifères marins de Méditerranée. Voici comment observer les dauphins dans le Var de façon réussie et, surtout, respectueuse.

    Le Sanctuaire Pelagos, refuge des cétacés

    Les îles d’Or et tout le littoral varois se situent dans le Sanctuaire Pelagos, un vaste espace maritime de près de 87 500 km² protégé depuis 1999 par un accord international entre la France, l’Italie et Monaco. Sa vocation : protéger les mammifères marins et leurs habitats des perturbations d’origine humaine (pollution, bruit, collisions). Les reliefs sous-marins et les courants y créent une productivité biologique remarquable, qui attire et nourrit une faune riche. C’est l’une des rares zones de Méditerranée où l’on peut espérer croiser autant d’espèces.

    Quels dauphins et cétacés peut-on voir ?

    Huit espèces de cétacés fréquentent régulièrement la Méditerranée et le Sanctuaire Pelagos. Au large des îles d’Or, les rencontres les plus probables concernent les dauphins :

    • Le dauphin bleu et blanc (Stenella coeruleoalba), de loin le plus fréquent, reconnaissable à ses flancs rayés ; il se déplace souvent en groupes vifs et joueurs.
    • Le grand dauphin (Tursiops truncatus), plus grand et plus robuste, parfois aperçu près des côtes.
    • Le dauphin commun, plus rare aujourd’hui en Méditerranée.

    Plus au large, les chanceux peuvent croiser le dauphin de Risso, le globicéphale noir ou, exceptionnellement, le rorqual commun — deuxième plus grand animal du monde, qui peut atteindre une vingtaine de mètres. Le cachalot et la baleine à bec de Cuvier complètent la liste des espèces présentes, mais restent des observations rares.

    Dauphin bleu et blanc bondissant en mer Méditerranée
    Le dauphin bleu et blanc, le plus fréquent de Méditerranée. Photo : Wanax01 (CC BY-SA 4.0) / Wikimedia Commons

    Quand partir : saison et conditions

    On peut croiser des dauphins toute l’année dans le Sanctuaire Pelagos, mais les sorties en mer s’organisent surtout du printemps à l’automne, quand la météo est clémente. Le facteur le plus important reste la mer calme : par mer plate, sans vent ni houle, les ailerons et les sauts se repèrent de très loin. Un jour de mistral, mieux vaut reporter. Privilégiez les sorties tôt le matin, quand la mer est généralement la plus belle et la lumière idéale. Gardez toujours en tête qu’aucune observation n’est garantie : ce sont des animaux sauvages et libres, et c’est précisément ce qui rend la rencontre magique.

    Une approche responsable, avant tout

    Observer les dauphins n’autorise pas à les déranger. Dans les eaux françaises de Méditerranée, toute approche d’un mammifère marin à moins de 100 mètres est considérée comme une perturbation intentionnelle, interdite par la réglementation (arrêté de 2020, étendu par arrêté préfectoral en 2021). Le Parc national de Port-Cros rappelle régulièrement ces règles. Le bon comportement en mer :

    • Gardez vos distances : ne vous approchez jamais à moins de 100 mètres des animaux.
    • Ne poursuivez pas les dauphins et ne leur coupez pas la route ; laissez-les venir s’ils le souhaitent.
    • Réduisez la vitesse et avancez de façon lente et régulière à l’approche d’un groupe.
    • Si un dauphin s’approche tout près, mettez le moteur au point mort (voire coupez-le) pour éviter tout risque de blessure et de stress sonore.
    • Ne les nourrissez jamais et ne tentez pas de les toucher.
    • N’entrez pas dans l’eau en présence de dauphins ou de baleines, même si ce sont eux qui viennent vers le bateau.
    • Limitez la durée d’observation et ne restez pas à plusieurs bateaux autour du même groupe.

    Ces gestes simples protègent les animaux — et leur non-respect peut être verbalisé.

    Dauphins nageant dans le sillage d'un bateau en Méditerranée
    Des dauphins viennent parfois jouer dans le sillage des bateaux. Photo : Olivier Dugornay (CC BY 4.0) / Wikimedia Commons

    Les sorties en mer encadrées

    Le plus simple et le plus respectueux pour tenter l’observation est de passer par une sortie en mer encadrée, au départ du littoral varois (secteur d’Hyères, de la presqu’île de Giens, du Lavandou ou de Toulon). Embarquer avec un équipage qui connaît la zone, les bons créneaux et la charte d’approche augmente vos chances tout en garantissant le respect des animaux. Certains prestataires sont sensibilisés aux bonnes pratiques d’observation des cétacés : renseignez-vous sur leur démarche avant de réserver. Pour explorer la même zone autrement, pensez aussi au kayak de mer autour des îles d’Or, à une sortie de pêche au gros au large d’Hyères, ou à découvrir les fonds marins en snorkeling à Port-Cros.

    Groupe de dauphins bleu et blanc en surface en Méditerranée
    Les dauphins se déplacent le plus souvent en groupe. Photo : Tylwyth Eldar (CC BY-SA 4.0) / Wikimedia Commons

    Nos conseils pour réussir votre sortie

    • Soyez patient : l’observation peut demander du temps, et il faut savoir scruter l’horizon.
    • Emportez des jumelles pour repérer les ailerons et les sauts de loin.
    • Prévenez le mal de mer : médicament en amont, regard vers l’horizon, évitez de lire à bord.
    • Protégez-vous du soleil (chapeau, lunettes, crème) et prenez un coupe-vent : il fait toujours plus frais au large.
    • Gardez votre appareil photo prêt, mais profitez aussi de l’instant à l’œil nu.
    • Acceptez l’idée qu’il n’y a aucune garantie : même bredouille, une journée en mer face aux îles d’Or reste inoubliable.

    Envie de prolonger l’aventure marine ? Découvrez nos guides des îles d’Or, nos plus belles plages du Var et, pour préparer une vraie escapade insulaire, notre guide pour réussir sa journée à Porquerolles. Et pour poser vos valises au plus près de la mer, parcourez nos locations de vacances autour d’Hyères et des îles.

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    Photo de couverture (dauphin en Méditerranée) : Hwnautik (CC BY 4.0) / Wikimedia Commons.