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  • Parapente près de Toulon (Var)

    Parapente près de Toulon (Var)

    S’élancer dans le vide, sentir l’air vous porter et découvrir la rade de Toulon vue du ciel : le parapente compte parmi les expériences les plus marquantes à vivre dans le Var. Petite précision honnête pour commencer : le Mont Faron, qui domine Toulon, n’est pas un site de décollage en parapente (c’est avant tout un belvédère et une zone protégée). Mais le département offre de vrais sites de vol libre et des écoles agréées qui proposent des baptêmes en biplace accessibles à presque tous. Voici ce qu’il faut savoir avant de réserver.

    Le Mont Faron, un panorama (à admirer autrement)

    Avec ses 584 mètres, le Mont Faron surplombe Toulon et offre l’une des plus belles vues du littoral : la rade et sa base navale, la vieille ville, la presqu’île de Saint-Mandrier, et au loin les massifs jusqu’à la Sainte-Baume. On y monte par le célèbre téléphérique aux cabines rouges, en service depuis 1959, pour une ascension d’environ six minutes. C’est le meilleur endroit pour comprendre, d’un seul coup d’œil, la géographie de la rade que les parapentistes admirent depuis les airs ailleurs dans le Var.

    Le Faron reste donc le panorama « de référence » de Toulon — mais pour voler, c’est vers d’autres reliefs qu’il faut se tourner.

    Où voler en parapente près de Toulon

    Le Var possède de beaux terrains de vol libre, souvent situés sur les hauteurs de l’arrière-pays où l’aérologie est favorable. Le plus emblématique est le Mont Lachens, à La Roque-Esclapon, dans le Haut-Var : culminant à près de 1 700 mètres, il est surnommé le « toit du Var » et accueille un club et une école de parapente affiliés. De là, le regard embrasse la Provence, des Alpes jusqu’à la Méditerranée.

    Plusieurs écoles et clubs agréés proposent des baptêmes en biplace dans la région ; les sites précis, accessibles depuis Toulon en voiture, dépendent de l’école et des conditions du jour. Le mieux est de contacter directement une structure agréée ou l’office de tourisme pour connaître le point de rendez-vous et le site de vol retenu.

    Parapentiste en vol au-dessus d'un relief de Provence
    Le parapente se pratique sur de vrais sites de vol libre, encadré par des moniteurs diplômés. Photo : Alpes de Haute Provence (CC BY 2.0) / Wikimedia Commons

    Le baptême en biplace : comment ça se passe

    Pas besoin d’expérience : le baptême en biplace (ou vol tandem) se fait avec un moniteur qui pilote la voile. Vous êtes installé devant lui dans une sellette confortable, harnaché et briefé avant le départ.

    • Le décollage : quelques pas en courant face au vent, et la voile vous soulève en douceur. C’est souvent le moment le plus intense.
    • Le vol : une fois en l’air, les sensations s’apaisent. On glisse dans un grand silence, porté par les courants, parfois pendant plusieurs minutes selon la formule choisie.
    • L’atterrissage : tout aussi maîtrisé par le moniteur, en général sur une zone dégagée.

    Certaines écoles proposent des vols plus longs ou plus sportifs (avec « 360 » et virages engagés) pour les amateurs de sensations. C’est à préciser au moment de la réservation.

    Parapente biplace en vol sous une voile bleue
    En biplace, le moniteur gère décollage, vol et atterrissage : vous n’avez qu’à profiter. Photo : William Crochot (Medium69) (CC BY-SA 4.0) / Wikimedia Commons

    Les conditions : météo, vent et saison

    Le parapente dépend entièrement de la météo. Pour voler en toute sécurité, il faut un vent modéré et bien orienté, un ciel dégagé et une aérologie calme — généralement en début ou en fin de journée. Un vent trop fort, des rafales ou un risque d’orage entraînent l’annulation : c’est le moniteur qui décide, et c’est une excellente nouvelle pour votre sécurité.

    Dans le Var, la belle saison s’étend du printemps à l’automne, lorsque les thermiques sont les plus favorables. Le mistral, vent fort et soutenu, peut clouer les vols au sol plusieurs jours : prévoyez de la souplesse dans votre planning et confirmez toujours la veille. Pensez à porter des vêtements adaptés (il fait plus frais en altitude), des chaussures fermées et des lunettes de soleil.

    Parapente survolant un massif de Provence
    Survol d’un massif provençal : reliefs, lumière et grand silence. Photo : Ddeveze (CC BY-SA 3.0) / Wikimedia Commons

    Sécurité et encadrement

    Le baptême en biplace est encadré par des moniteurs diplômés, dans des structures qui suivent une réglementation stricte et utilisent du matériel contrôlé. C’est un gage de sérieux : ne volez qu’avec une école ou un club agréé, jamais avec une offre improvisée.

    La plupart des structures appliquent des conditions d’âge et de poids (et parfois de forme physique) qui varient d’une école à l’autre — renseignez-vous au moment de réserver. Le vol peut être reporté à la dernière minute pour raison météo : c’est normal, et toujours pour votre sécurité.

    Comment réserver

    Pour vivre votre baptême, passez par une école ou un club de parapente agréé du Var, ou renseignez-vous auprès de l’office de tourisme de Toulon ou de votre lieu de séjour : ils sauront vous orienter vers les prestataires sérieux du secteur. Au moment de la réservation, demandez le site de vol, la durée du vol, les conditions d’âge et de poids, et la politique en cas de report météo.

    Envie d’autres aventures à sensations dans le coin ? Découvrez l’ULM au-dessus de la rade de Toulon, la grande variété de sites d’escalade du Var, ou prenez de la hauteur côté randonnée avec notre guide de Toulon. Et pour redescendre au niveau de la mer, comparez les plus belles plages dans notre guide des plages du Var ou explorez les îles d’Or au large de la rade.

    Pour faire de cette parenthèse un vrai séjour, jetez un œil à nos locations de vacances autour de Toulon et d’Hyères, idéalement placées entre mer, montagne et ciel.

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    Photo de couverture (rade de Toulon depuis le Mont Faron) : Pierre Sénard (CC BY-SA 3.0) / Wikimedia Commons.

  • Où faire de la via ferrata dans le Var ?

    Où faire de la via ferrata dans le Var ?

    Où faire de la via ferrata dans le Var ? Soyons clairs et honnêtes : le Var ne compte pas de via ferrata « officielle » équipée à demeure. Le spot le plus proche, et le plus accessible, c’est la via corda du mont Faron, à Toulon — une activité encadrée, cousine de la via ferrata, qui mêle passages câblés, rappels et tyrolienne face à la rade. Pour de vraies via ferrata balisées, il faut viser les Alpes-Maritimes ou le Verdon, à portée de route. On fait le point, sans rien inventer ni vous vendre du rêve.

    Le Mont Faron, le spot de via corda du Var

    Au-dessus de Toulon, le mont Faron (584 m) est LE terrain de jeu vertical du secteur. On n’y pratique pas la via ferrata en autonomie, mais la via corda : un parcours encadré par un moniteur, qui fournit tout le matériel et progresse avec vous. C’est l’option idéale pour découvrir les sensations du vide en sécurité, même sans aucune expérience. On accède au pied des parcours par le téléphérique du mont Faron (environ 6 minutes depuis Toulon), avec la rade en panorama dès les premiers mètres.

    Deux itinéraires sont bien établis sur le Faron :

    • La Via Corda des Étourneaux — au sommet, c’est le parcours d’initiation et famille. Au programme : un grand rappel, des passages de via corda, de l’escalade facile et une tyrolienne au-dessus du vide, le tout face à la rade de Toulon. Comptez environ 3 heures.
    • La Traversée des Funambules — sur la face nord, c’est la version sportive, réservée aux bons marcheurs à l’aise dans le vertical. Enchaînement de passages aériens et de rappels de 25 à 35 mètres, dont un qui traverse la fameuse grotte du Grand-Duc. Une demi-journée d’aventure, parmi les sorties les plus complètes du Toulonnais.

    Avec qui y aller ? Ces parcours se font impérativement avec un professionnel diplômé. Plusieurs guides proposent la via corda du mont Faron : La Route de la Grimpe encadre les deux parcours, la Via Corda des Étourneaux comme la Traversée des Funambules. Côté associatif, le Club Alpin Français de Toulon (CAF) organise aussi des sorties verticales encadrées et prête le matériel aux débutants. Réservez à l’avance : les créneaux sont limités, et l’activité dépend de la météo.

    Paroi équipée d'une via ferrata : câble et barreaux fixés dans le rocher
    Une via ferrata « officielle » : câble continu et barreaux scellés dans la paroi (ici La Colmiane, Alpes-Maritimes). Photo : kallerna (CC BY-SA 4.0) / Wikimedia Commons

    Via ferrata ou via corda : quelle différence ?

    Le mot que tapent la plupart des gens, c’est « via ferrata ». Mais au mont Faron, on parle de via corda : ce n’est pas tout à fait la même chose, et la distinction compte pour savoir à quoi s’attendre.

    • La via ferrata (« voie ferrée » en italien) est un itinéraire équipé à demeure : un câble en acier court le long de la paroi, complété par des barreaux, échelons, passerelles ou ponts de singe. On la parcourt en autonomie, sanglé en permanence au câble avec son baudrier et sa longe spécifique.
    • La via corda (« corde » en italien) est un parcours encadré par un guide : escalade facile, rappels et tyroliennes assurés à la corde par le moniteur. Pas besoin d’équiper la falaise à demeure ni de savoir manier sa longe : le pro gère la sécurité.

    Au mont Faron, donc, c’est de la via corda : encadrée, accessible aux débutants, sans matériel personnel à fournir. Si vous cherchez la « vraie » via ferrata en libre, baudrier sur les hanches et longe au câble, il faudra mettre un peu de route (voir plus bas). Le matériel de via ferrata reste le même dans les deux cas : baudrier, longe à double brin avec absorbeur de choc, casque, et chaussures fermées à bonne accroche.

    Et le Mont Caume ?

    On confond souvent le mont Faron avec son grand voisin, le Mont Caume (804 m), point culminant des monts toulonnais. Beaucoup cherchent une « via ferrata du Mont Caume » : il n’y en a aucune, et il n’y en aura pas. Le massif est protégé par un arrêté de protection de biotope de 1993 pour préserver un couple d’aigles de Bonelli — une espèce dont il ne reste qu’une vingtaine de couples en France. L’escalade et tout équipement de la falaise y sont interdits. Le Mont Caume se savoure autrement : en randonnée panoramique, pour l’un des plus beaux belvédères du secteur, de la côte des Calanques jusqu’aux îles d’Hyères.

    Le sommet du Mont Caume (804 m), son relais et les ruines du fort
    Le sommet du Mont Caume, hérissé d’antennes : un belvédère protégé, pas une via ferrata. Photo : Technob105 (CC BY-SA 3.0) / Wikimedia Commons

    Les vraies via ferrata à proximité du Var

    Pour une via ferrata officielle, balisée et cotée, à parcourir en autonomie, il faut sortir du Var — mais cela reste à portée de route depuis Toulon ou Hyères, le temps d’une journée ou d’un week-end :

    • Alpes-Maritimes (06) : la via ferrata des Demoiselles du Castagnet à Puget-Théniers (environ 750 m, pont népalais, pont de singe et tyroliennes), et celle de La Colmiane (les Baus de la Frema), dans le haut pays niçois.
    • Alpes-de-Haute-Provence (04) : la via ferrata d’initiation de Digne-les-Bains, réputée facile et toute proche de la ville.
    • Verdon : les via corda du Trou du Renard et de la Mainmorte, entre Var et Alpes-de-Haute-Provence, dans un décor de gorges spectaculaire.

    Ces itinéraires peuvent être temporairement fermés (entretien, nidification, météo) : vérifiez toujours les informations à jour avant de prendre la route.

    Pont de singe (pont nepalais) sur une via ferrata de montagne
    Pont de singe sur la via ferrata de La Colmiane : le genre de sensation des vraies via ferrata des Alpes du Sud. Photo : kallerna (CC BY-SA 4.0) / Wikimedia Commons

    Conseils pratiques

    • Encadrement : pour une première fois, passez par un professionnel diplômé (guide ou moniteur d’escalade). Au mont Faron, c’est même obligatoire : la via corda se fait toujours avec un moniteur.
    • Matériel : baudrier, longe « via ferrata » à double brin avec absorbeur de choc, casque, chaussures fermées. En via corda encadrée, tout est fourni par le guide.
    • Niveau : l’initiation (type Étourneaux) est accessible dès l’enfance et sans expérience ; les parcours sportifs (type Funambules) demandent une bonne condition physique et de l’aisance dans le vide.
    • Saison : du printemps à l’automne. On évite les parois en plein cagnard l’été et tout passage par temps d’orage. En été, pensez aussi au risque incendie, qui peut fermer les massifs varois.
    • Vertige : la via corda encadrée est justement faite pour apprivoiser le vide en douceur. Prévenez le guide si vous êtes sujet au vertige : il adapte le rythme.
    • Réservation : les créneaux sont limités et la sortie dépend de la météo — réservez plusieurs jours à l’avance.

    Envie d’autres aventures verticales et panoramiques dans le secteur ? Lisez notre dossier sur l’escalade dans le Var, notre guide du parapente au mont Faron et notre guide du canyoning près du Var. Pour préparer votre séjour, découvrez Toulon, nos activités dans le Var, nos plus belles plages du Var et nos locations de vacances.

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    Photo de couverture (rade de Toulon vue du mont Faron) : Pierre Sénard (CC BY-SA 3.0) / Wikimedia Commons. Figures : Wikimedia Commons (crédits sous chaque image).

  • Canyoning près du Var : les meilleurs spots

    Canyoning près du Var : les meilleurs spots

    Sauter dans une vasque d’eau claire, glisser sur un toboggan de roche polie, descendre une cascade en rappel : le canyoning est l’une des aventures les plus grisantes de l’arrière-pays méditerranéen. Soyons honnêtes d’emblée : le littoral varois lui-même se prête peu au canyoning aquatique. Mais depuis Hyères ou Toulon, plusieurs gorges réputées sont à portée de route, des collines toulonnaises au Verdon et aux Alpes-Maritimes. Voici où pratiquer le canyoning près du Var, à quel niveau, et surtout comment le faire en sécurité.

    Le canyoning, c’est quoi exactement ?

    Le canyoning (ou canyonisme) consiste à descendre le lit d’un torrent encaissé, là où l’eau a creusé la roche en gorges, vasques et cascades. Une descente enchaîne plusieurs façons de progresser : la marche et la nage dans les vasques, les sauts dans l’eau (toujours après vérification de la profondeur), les toboggans naturels où l’on se laisse glisser sur la roche, et les rappels sur corde pour franchir les cascades verticales. C’est un mélange unique de randonnée aquatique, de jeu et d’un soupçon de verticalité — accessible aux débutants sur les parcours faciles, bien plus engagé sur les canyons techniques.

    Toboggan naturel dans une cascade à la clue de la Maglia (Alpes-Maritimes)
    Toboggan naturel et saut dans une vasque, à la clue de la Maglia (Alpes-Maritimes). Photo : Roberto Schenone (CC BY-SA 3.0) / Wikimedia Commons

    Où faire du canyoning près du Var

    Le Var, surtout côté littoral, est avant tout un département de mer et de calanques. Pour le canyoning, on regarde vers l’arrière-pays et les départements voisins. Voici des sites réels, du plus proche de la côte au plus lointain.

    Le canyon du Destel, le plus proche de Toulon (Var)

    À cheval sur les communes d’Ollioules et Évenos, dans les gorges d’Ollioules à une dizaine de kilomètres de Toulon, le canyon du Destel (ou « cuves du Destel ») est le spot de canyoning le plus accessible depuis le littoral varois. Creusé dans un beau calcaire blanc, il enchaîne marmites, petites cascades et passages ludiques. C’est un parcours plutôt sportif où l’on s’initie avec un encadrant : le secteur abrite aussi le canyon de Saint-Martin, plus court mais plus technique, riche en rappels, réservé aux pratiquants déjà aguerris. Le débit dépend fortement des pluies — un site à pratiquer encadré et par conditions stables.

    Le Destéou, au cœur des Maures (Var)

    Toujours dans le Var mais côté arrière-pays, les gorges du Destéou, près de Collobrières au cœur du massif des Maures, offrent un autre terrain de jeu. Si l’idée d’explorer ce massif vous séduit, prolongez avec notre balade dans la châtaigneraie de Collobrières.

    L’Artuby et le Haut-Var, vers le Verdon

    En remontant vers le nord du département, le canyon de l’Artuby, du côté de Comps-sur-Artuby (à une trentaine de kilomètres de Draguignan), est un classique de l’initiation en famille. Sauts optionnels, toboggans naturels et petits rappels, sans passage obligatoire : un parcours ludique idéal pour découvrir l’activité, souvent accessible dès 7 ou 8 ans. Il ouvre la porte du grand royaume du canyoning provençal : les gorges du Verdon.

    Descente en rappel le long d'un toboggan d'eau dans un canyon encaissé
    Une descente en rappel le long d’une cascade, geste-clé du canyoning. Photo : Rémih (CC BY-SA 4.0) / Wikimedia Commons

    Le Verdon et les Alpes-Maritimes, le grand spectacle

    Pour les plus belles descentes, il faut accepter la route. Les gorges du Verdon (Alpes-de-Haute-Provence), autour de Castellane et du lac de Sainte-Croix — à environ 2 heures de la côte varoise — concentrent de nombreux canyons pour tous niveaux. Plus à l’est, les Alpes-Maritimes alignent des références : les gorges du Loup, spectaculaires et réputées accessibles pour une première fois, ou des parcours plus exigeants comme le Riolan (vallée de l’Estéron) et la Maglia (vallée de la Roya), aux eaux turquoise, réservés aux bons marcheurs en forme. Comptez ici plutôt une journée complète, transport compris.

    Quel niveau pour se lancer ?

    Bonne nouvelle : le canyoning se découvre sans expérience préalable, à condition de choisir un parcours adapté. Les canyons d’initiation (type Artuby) privilégient les passages contournables et les sauts facultatifs. À l’autre bout, les canyons « sportifs » imposent des rappels obligatoires, de longues nages et un bon engagement physique. Deux conseils simples :

    • Annoncez votre niveau réel et vos appréhensions (hauteur, eau froide) au moment de réserver.
    • Sachez nager et soyez à l’aise dans l’eau : c’est le prérequis de base.
    • Pour une première, visez un parcours « découverte » plutôt qu’un canyon engagé.

    Sécurité : la règle d’or, ne jamais y aller seul

    Le canyoning est une activité magnifique mais qui se déroule en milieu naturel isolé, où l’eau peut se transformer en piège. Pour un débutant, l’encadrement par un professionnel diplômé est indispensable — jamais d’improvisation seul ou en groupe d’amis non formés.

    • Faites-vous encadrer. Passez par un bureau des guides ou une structure agréée : le moniteur connaît le canyon, les points de sortie et la conduite à tenir.
    • L’équipement adapté est obligatoire : combinaison en néoprène (l’eau de gorge est froide même en été), casque, baudrier et chaussures fermées. Le matériel de progression sur corde est fourni et vérifié par l’encadrant.
    • Surveillez la météo. Le danger n°1 est la crue subite : un orage, même éloigné et en amont, peut faire monter l’eau en quelques minutes. On ne s’engage jamais dans un canyon par temps incertain.
    • Respectez les consignes : on ne saute que là où le moniteur l’autorise, après vérification de la profondeur et de l’absence d’obstacle.
    Canyoniste casqué et baudrier équipé en plein rappel dans une cascade
    Casque, baudrier, combinaison : l’équipement et l’encadrement sont indispensables. Photo : Berrocal1950 (CC BY-SA 4.0) / Wikimedia Commons

    Quand pratiquer : la question du débit

    La saison du canyoning aquatique court surtout de la fin du printemps à l’automne, avec un cœur d’activité en été. C’est en période d’étiage (niveau d’eau bas et stable) que la plupart des canyons se pratiquent dans de bonnes conditions, l’eau réchauffée rendant l’expérience plus agréable. À l’inverse, après de fortes pluies ou à la fonte des neiges, le débit grimpe et de nombreux parcours deviennent dangereux, voire infaisables. D’où l’importance, là encore, de passer par un encadrant qui juge des conditions le jour J.

    En pratique, au départ du Var

    Le canyoning se vit comme une excursion à la journée depuis la côte : les spots les plus proches (Destel, Destéou) sont à moins d’une heure de Toulon, les plus beaux (Verdon, Alpes-Maritimes) demandent davantage de route. Pour réserver, adressez-vous aux bureaux des guides et structures agréées de la zone visée plutôt qu’à des prix glanés au hasard : encadrement, matériel et choix du canyon selon les conditions feront toute la différence.

    Envie d’autres sensations dans l’arrière-pays et sur le littoral ? Découvrez l’escalade dans le Var, la via ferrata du Mont Caume au-dessus de Toulon, et pour les jours de farniente, notre guide des plages du Var. Et pour faire de votre séjour aventure un vrai point de chute, jetez un œil à nos locations de vacances autour d’Hyères et Toulon.

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    Photo de couverture (illustration canyoning, gorges de Galamus) : Vilallongue (CC BY-SA 4.0) / Wikimedia Commons.

  • Escalade dans le Var : les spots

    Escalade dans le Var : les spots

    Sous son soleil quasi permanent, le Var est un terrain de jeu de premier plan pour les grimpeurs. Autour de Toulon, une couronne de massifs calcaires offre plus d’un millier de voies équipées, de la couenne ensoleillée aux grandes voies engagées, à laquelle s’ajoutent les falaises de la Sainte-Baume et, juste à l’ouest, les parois mythiques des Calanques et du Cap Canaille. Voici notre panorama des meilleurs spots d’escalade du Var et des environs immédiats, avec leur ambiance, leur niveau et les règles à connaître.

    Autour de Toulon : la couronne de calcaire

    La rade de Toulon est cernée d’une chaîne de massifs de moyenne altitude — Mont Faron (542 m), Mont Coudon (702 m), Baou de Quatre Oures (534 m) — qui concentrent l’essentiel de la grimpe varoise. Au total, on parle de plus d’un millier de voies équipées sur le calcaire, réparties sur une vingtaine de secteurs, du Faron au Coudon en passant par les gorges du Destel.

    Le Mont Faron

    Le massif qui domine majestueusement la ville est surtout réputé comme spot d’été : ses secteurs les plus intéressants se trouvent en face nord, à l’ombre. Le secteur Concessions y aligne de superbes voies dans le 7e et le 8e degré, parfois sur plus de 50 mètres — un terrain plutôt réservé aux grimpeurs confirmés.

    Le Baou de Quatre Oures

    C’est le spot d’hiver de Toulon, avec une vue mer absolument splendide. On y trouve une escalade variée, des voies courtes et déversantes aux longues lignes verticales sur petites réglettes : de quoi alterner les styles selon son niveau.

    Les gorges du Destel

    À Ollioules, le Destel est un canyon calcaire encaissé dont les paysages rappellent ceux du Verdon. Plus de cent voies y sont équipées, de la couenne facile (3a) aux projets extrêmes (jusqu’au 8b), avec de belles grandes voies cotées généralement entre 5a et 6c. Exposée au sud-ouest, la rive droite reste grimpable une bonne partie de l’année.

    La Sainte-Baume : couenne et terrain d’aventure

    Au nord-ouest du département, le massif de la Sainte-Baume partage ses falaises entre le Var et les Bouches-du-Rhône. Côté secteurs sportifs, la Perle et le Pin de Simon figurent parmi les plus fréquentés. Le site des Béguines, orienté nord, propose de la voie de plusieurs longueurs en terrain d’aventure peu équipé : on y grimpe avec son propre matériel de protection (sangles, coinceurs), un registre exigeant réservé aux grimpeurs autonomes.

    Pour les amateurs de grande voie, le célèbre Pic de Bertagne (ou Baou de Bertagne), à la limite du département, dresse l’une des plus hautes parois du secteur, raide et lisse sur près de 170 mètres : un grand classique du terrain d’aventure provençal.

    Grimpeur sur une dalle de calcaire blanc dans les Calanques
    Sur le calcaire blanc des Calanques, à la frontière ouest du Var. Photo : Irønie (CC BY-SA 4.0) / Wikimedia Commons

    Les falaises côtières : Calanques et Cap Canaille

    À la frontière ouest du Var, le littoral offre quelques-unes des plus belles parois de Méditerranée. Le Cap Canaille, entre Cassis et La Ciotat, culmine à 394 mètres : c’est la plus haute falaise maritime de France. On y grimpe en grandes voies de 120 à 250 mètres sur un calcaire et un surprenant poudingue (conglomérat de galets), avec une approche express depuis la route des crêtes — souvent par rappel jusqu’au pied des voies.

    Tout proches, les Calanques de Marseille et de Cassis comptent des centaines de voies sur calcaire blanc, des dalles techniques aux dévers athlétiques. Un terrain de légende de l’escalade française, à moins d’une heure de l’ouest varois.

    Falaises maritimes du Cap Canaille, entre Cassis et La Ciotat
    Le Cap Canaille, plus haute falaise maritime de France, entre Cassis et La Ciotat. Photo : Pierre Goiffon (CC BY-SA 4.0) / Wikimedia Commons

    Grimper en salle dans le Var

    Quand le mistral souffle ou pour s’entraîner toute l’année, la région compte plusieurs salles d’escalade indoor, surtout dédiées au bloc (sans corde, sur tapis). L’agglomération toulonnaise est plutôt bien dotée, de la grande salle de la Valette aux structures de La Seyne-sur-Mer, de Six-Fours et de La Garde. C’est l’endroit idéal pour débuter, progresser au chaud et rencontrer la communauté locale avant de passer en falaise. Renseignez-vous sur les horaires et tarifs directement auprès de chaque salle, qui proposent généralement initiation et location de matériel.

    Réglementation : ce qu’il faut vérifier avant de partir

    Grimper dans le Var, c’est évoluer dans des espaces naturels sensibles. Deux contraintes principales sont à anticiper :

    • Nidification des rapaces. De nombreuses falaises abritent des oiseaux protégés (faucon pèlerin, grand-duc, et l’extrêmement rare aigle de Bonelli, dont il ne reste qu’une poignée de couples entre les Pyrénées et le Var). Des arrêtés de fermeture temporaire interdisent certains secteurs au printemps et en début d’été, le temps de la reproduction. Dans les Calanques notamment, le calendrier des voies fermées est mis à jour chaque saison : vérifiez-le avant de vous engager.
    • Risque incendie. En été, l’accès aux massifs forestiers du Var peut être réglementé, voire totalement fermé selon le niveau de danger. Consultez l’arrêté préfectoral en vigueur le jour même avant de prendre la route.

    Dans tous les cas, respectez l’équipement en place, ne dérangez pas la faune et remportez vos déchets.

    Sécurité et encadrement

    L’escalade en falaise reste une activité à risque qui ne s’improvise pas. Quelques principes de bon sens :

    • Le bon matériel : baudrier, casque, corde adaptée, dégaines, système d’assurage — et un compagnon de cordée fiable.
    • Le bon niveau : choisissez des voies à votre portée et, en terrain d’aventure (Béguines, Bertagne), une réelle autonomie est indispensable.
    • L’encadrement : pour débuter ou découvrir un secteur, passez par un club affilié à la FFME ou par un guide / moniteur diplômé. Les salles indoor de la région sont aussi une excellente porte d’entrée.

    Envie de varier les plaisirs verticaux et de plein air autour de Toulon ? Découvrez aussi notre via ferrata du Mont Caume, le canyoning près du Var et le parapente au Mont Faron. Et pour les jours de farniente, rien de tel que notre guide des plages du Var. Pour poser vos sacs au plus près des falaises, jetez un œil à nos locations de vacances dans la région de Toulon.

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    Photo de couverture (gorges du Destel) : koac (CC BY-SA 3.0) / Wikimedia Commons.

  • Survoler la rade de Toulon en ULM

    Survoler la rade de Toulon en ULM

    Imaginez la rade de Toulon qui s’ouvre sous l’aile, le Mont Faron à portée de main, puis la presqu’île de Giens, ses salins et le chapelet turquoise des îles d’Or. Le survol du littoral varois en ULM est l’une des plus belles façons de redécouvrir la région : accessible, ludique et étonnamment paisible. Voici à quoi ressemble vraiment l’expérience, ce que l’on survole et comment s’y prendre pour réserver.

    Le survol du Var en ULM, ça existe vraiment

    Oui : plusieurs structures de la région proposent des baptêmes de l’air et vols découverte en ULM au-dessus du littoral varois. Les vols décollent généralement depuis les aérodromes de la région — la partie civile de l’aérodrome de Cuers-Pierrefeu, à une trentaine de minutes de Toulon, est l’un des points de départ habituels pour découvrir la rade, la presqu’île de Giens et les îles. Inutile d’être pilote ou sportif : un baptême de l’air, c’est simplement monter à bord aux côtés d’un pilote pour profiter du paysage.

    La rade de Toulon et la presqu'île de Saint-Mandrier vues d'avion
    La rade de Toulon, l’une des plus belles d’Europe, déployée sous l’aile. Photo : Steffen Mokosch (CC BY-SA 4.0) / Wikimedia Commons

    ULM : multiaxe, pendulaire ou autogire ?

    Sous le sigle ULM (ultraléger motorisé) se cachent plusieurs familles d’appareils, aux sensations très différentes :

    • Le multiaxe : un petit avion léger à cabine fermée, piloté au manche comme un avion classique. Stable et confortable, à l’abri du vent : c’est le plus répandu pour le tourisme aérien et un premier vol.
    • Le pendulaire : une aile delta souple sous laquelle est suspendu un chariot, piloté en déplaçant le poids du corps. Vol à l’air libre, vue à 360°, sensation de liberté maximale — mais on y est exposé au vent.
    • L’autogire : à mi-chemin entre l’ULM et l’hélicoptère, avec un rotor libre au-dessus de la tête. Très maniable et spectaculaire.

    Pour un premier survol panoramique du littoral, le multiaxe est souvent recommandé : on y est installé confortablement, on échange facilement avec le pilote et l’on profite pleinement du paysage.

    Un ULM multiaxe à cabine fermée et son pilote
    L’ULM multiaxe, petit avion léger à cabine fermée, est le plus courant pour un baptême. Photo : Gordon Leggett (CC BY-SA 4.0) / Wikimedia Commons

    Ce que l’on survole : un littoral d’exception

    C’est tout l’intérêt d’un vol ici : en quelques minutes défilent certains des plus beaux sites du Var. Selon l’itinéraire et la durée choisie, on peut admirer :

    • La rade de Toulon, considérée comme l’une des plus belles rades d’Europe, et la presqu’île de Saint-Mandrier.
    • Le Mont Faron, qui domine Toulon de ses falaises.
    • La presqu’île de Giens et son étonnant double tombolo, avec les salins et leurs reflets roses.
    • Les îles d’OrPorquerolles, Port-Cros et l’île du Levant — posées sur une eau turquoise.
    • Le ruban du littoral, ses caps, ses calanques et ses plages que l’on ne voit jamais ainsi depuis le sol.
    La presqu'île de Giens et son double tombolo vus du ciel
    La presqu’île de Giens et son double tombolo, spectaculaires vus du ciel. Photo : Steffen Mokosch (CC BY-SA 4.0) / Wikimedia Commons

    Les sensations : plus douces qu’on ne l’imagine

    Contrairement à ce que l’on craint parfois, un vol en ULM n’a rien de brutal. À l’allure tranquille d’un multiaxe, le survol est fluide et contemplatif : on prend le temps d’observer, de reconnaître les lieux familiers vus d’en haut, de photographier. La basse altitude et la lenteur relative donnent une proximité avec le paysage qu’aucun avion de ligne n’offre. C’est une expérience que l’on partage à deux, dans le calme, ponctuée des commentaires du pilote sur ce qui défile.

    Conditions, météo et saison

    L’ULM est tributaire de la météo : on vole par temps clair et vent modéré, et un report en cas de conditions défavorables est tout à fait normal — c’est une garantie de confort et de sécurité. La région bénéficie d’un ensoleillement généreux, ce qui multiplie les belles fenêtres de vol du printemps à l’automne. La durée d’un baptême est variable, de quelques dizaines de minutes pour un tour des plus beaux sites proches à des circuits plus longs vers l’arrière-pays ou le Verdon. Prévoyez des vêtements adaptés, des lunettes de soleil, et confirmez toujours l’horaire la veille selon les prévisions.

    Sécurité et encadrement

    Un baptême se fait toujours accompagné d’un pilote, aux commandes pendant tout le vol. Dans les structures de découverte, ce pilote est le plus souvent un instructeur expérimenté, habitué à faire découvrir l’activité au grand public. Vous n’avez aucune compétence requise : il vous explique le déroulé, vous installe à bord et gère l’intégralité du vol. Beaucoup de structures permettent, si vous le souhaitez, de poser brièvement les mains sur les commandes en double commande, sous son contrôle.

    Comment réserver son vol

    Pour réserver, le plus simple est de contacter directement les clubs et structures ULM de la région, autour des aérodromes varois (Cuers-Pierrefeu et alentours). Quelques conseils :

    • Réservez à l’avance, surtout en haute saison, et restez flexible sur la date (la météo commande).
    • Vérifiez la durée et l’itinéraire proposé : tour des îles, survol de la rade, escapade vers l’arrière-pays…
    • Renseignez-vous sur les conditions (âge minimum, poids, contre-indications éventuelles) au moment de réserver.
    • Le baptême en ULM fait un cadeau original ; beaucoup de structures proposent des bons à offrir.

    Envie d’autres aventures avec vue ? Découvrez le parapente au Mont Faron, autre façon de prendre de la hauteur au-dessus de Toulon, et préparez la suite avec notre guide des plages du Var ou notre guide pour réussir sa journée à Porquerolles. Et pour transformer l’escapade en séjour, jetez un œil à nos locations de vacances dans la région de Toulon et d’Hyères.

    À lire aussi dans Le Mag

    Photo de couverture (Porquerolles vue du ciel) : "dronepicr" (CC BY 2.0) / Wikimedia Commons.

  • Le sentier du littoral d’Hyères au Pradet

    Le sentier du littoral d’Hyères au Pradet

    Longer la Méditerranée à pied, d’une crique à l’autre, entre pins parasols et roches rouges plongeant dans l’eau claire : c’est la promesse du sentier du littoral, l’ancien sentier des douaniers, entre Hyères et Le Pradet en passant par Carqueiranne. Voici ce que l’on découvre en chemin, comment l’aborder et nos conseils pour une belle journée de marche côtière.

    Le sentier du littoral, qu’est-ce que c’est ?

    Le sentier du littoral est un chemin public qui suit le bord de mer, héritier des anciens sentiers de surveillance des côtes empruntés autrefois par les douaniers. Dans la métropole toulonnaise, il se déroule sur une quarantaine de kilomètres de côtes et traverse plusieurs communes du littoral. Entre Hyères et Le Pradet, il alterne plages de sable, criques rocheuses, falaises calcaires et roches rouges — un condensé des paysages méditerranéens, à hauteur de vagues.

    L’intérêt de cette marche, c’est sa variété : on passe de la pinède ombragée à des passages exposés en balcon au-dessus de l’eau, de petits ports de pêche en plages familiales, le tout face aux îles d’Or à l’horizon. Inutile de tout faire d’une traite : le sentier se découpe facilement en tronçons selon votre envie et votre forme.

    Le petit port des Oursinières au Pradet, étape du sentier du littoral
    Le petit port des Oursinières, au Pradet, que le sentier longe. Photo : Johnjohn83var (Public domain) / Wikimedia Commons

    D’Hyères à la presqu’île de Giens

    Côté est, le sentier offre l’un de ses plus beaux tronçons autour de la presqu’île de Giens, à Hyères. On peut en faire le tour, du côté sauvage et déchiqueté battu par le vent jusqu’aux eaux plus calmes tournées vers les îles. C’est aussi de Giens que partent les navettes pour Porquerolles : beaucoup de marcheurs combinent une portion de sentier avec une journée sur les îles. Pour comprendre la géographie si particulière de Giens, lisez notre article sur le tombolo de Giens, ce double cordon de sable unique qui relie la presqu’île au continent.

    Le Pradet et Carqueiranne : criques et calanques

    C’est sans doute la section la plus emblématique de ce secteur. Entre Le Pradet et Carqueiranne, le sentier enchaîne une succession de plages et de petites criques : la plage de la Garonne, les plages de Monaco, des Bonnettes et du Pin de Galle, séparées par des pointes rocheuses et de jolies calanques où l’eau prend des teintes turquoise.

    En chemin, on passe par le charmant petit port des Oursinières, au Pradet, niché au fond d’une anse — une halte parfaite. Puis le sentier se fait plus sportif, en balcon au-dessus de criques rocheuses, avant de redescendre vers le port et les plages de Carqueiranne. Retrouvez le détail de chaque plage (sol, accès, surveillance) sur nos pages des plages du Pradet et de Carqueiranne.

    La baie et le port de Carqueiranne, sur le tracé du sentier du littoral
    La baie de Carqueiranne, au cœur du tracé. Photo : Remi Jouan (CC BY-SA 3.0) / Wikimedia Commons

    À voir tout près : la mine du Cap Garonne

    Juste au-dessus du littoral, à cheval sur Le Pradet et Carqueiranne, le massif du Cap Garonne domine la mer. Propriété du Conservatoire du littoral, il abrite l’ancienne mine de cuivre du Cap Garonne, devenue un musée : ses galeries sont considérées comme l’un des plus beaux sites minéralogiques au monde. Le sommet, parcouru d’un petit sentier, offre un panorama à 360° sur la rade de Toulon, la presqu’île de Saint-Mandrier, le cap Sicié, la presqu’île de Giens et les îles d’Or. Une belle variante à combiner avec la marche côtière, pour qui veut prendre un peu de hauteur.

    L'ancienne mine de cuivre du Cap Garonne, au-dessus du sentier du littoral
    L’ancienne mine de cuivre du Cap Garonne, juste au-dessus du sentier. Photo : Gnrc (CC BY-SA 4.0) / Wikimedia Commons

    Étapes, difficulté et sens de marche

    Le sentier du littoral est accessible à tous les bons marcheurs : il ne s’agit pas d’alpinisme, mais bien d’une marche côtière. Le dénivelé reste modéré, avec toutefois des montées et descentes répétées, quelques marches et des passages rocheux où il faut poser les pieds avec attention, surtout par temps humide.

    • Portions ombragées sous les pins, mais aussi sections exposées en plein soleil au-dessus de l’eau : alternez selon la chaleur.
    • Découpez l’itinéraire en tronçons (Le Pradet–Oursinières, Oursinières–Carqueiranne, tour de Giens…) plutôt que de tout enchaîner.
    • Pour une marche complète sur ce secteur, comptez une bonne demi-journée, halte baignade comprise — adaptez selon votre rythme.
    • Choisissez votre sens de marche pour avoir le soleil dans le dos plutôt que dans les yeux, surtout en fin de journée.

    Accès et conseils pratiques

    On rejoint facilement le sentier depuis les parkings des plages du Pradet (la Garonne, les Oursinières) ou depuis le port de Carqueiranne. En été, arrivez tôt : ces parkings du littoral sont vite saturés.

    • Portez de bonnes chaussures de marche : le terrain est caillouteux et parfois glissant.
    • Emportez de l’eau en quantité et de quoi vous protéger du soleil (chapeau, crème) — les sections exposées chauffent vite.
    • En été, privilégiez le matin ou la fin d’après-midi, et vérifiez la réglementation d’accès aux massifs forestiers en cas de risque incendie.
    • Glissez un maillot et un masque dans le sac : les criques se prêtent à merveille au snorkeling.
    • Restez sur le sentier balisé et remportez vos déchets : ce littoral est un milieu fragile.

    Envie de prolonger l’expérience varoise ? Parcourez notre guide des plages du Var pour trouver d’autres criques où poser la serviette, ou laissez-vous tenter par une location de vacances autour d’Hyères, du Pradet et de Carqueiranne pour avoir le sentier du littoral à votre porte.

    À lire aussi dans Le Mag

    Photo de couverture (plage de la Garonne, Le Pradet) : TCY (CC BY-SA 4.0) / Wikimedia Commons.

  • Coucher de soleil au Cap Sicié

    Coucher de soleil au Cap Sicié

    Massif sauvage tombant à pic dans la Méditerranée, entre Six-Fours-les-Plages et La Seyne-sur-Mer, le Cap Sicié offre l’un des plus beaux panoramas du Var. Tourné vers l’ouest et le grand large, c’est un spot rêvé pour admirer le coucher de soleil sur la mer. Voici comment en profiter : le point de vue de la chapelle Notre-Dame du Mai, la forêt de Janas, le sentier du littoral et nos conseils pratiques.

    Le Cap Sicié, un balcon sauvage sur la Méditerranée

    Le massif du Cap Sicié s’étend sur près de 5 000 hectares entre les communes de La Seyne-sur-Mer et de Six-Fours-les-Plages, à l’ouest de la rade de Toulon. Couvert de pins, de chênes verts et de maquis, il plonge brutalement dans la mer par des falaises comptant parmi les plus hautes du Var. C’est cette orientation vers l’ouest et le sud-ouest, face à la mer ouverte, qui en fait l’un des grands spots du département pour les couchers de soleil : le soleil disparaît dans l’eau, embrasant l’horizon et les reliefs lointains.

    Les falaises du Cap Sicié plongeant dans la mer ouverte, lumière du soir
    Les falaises du Cap Sicié, parmi les plus hautes du Var, face à la mer ouverte. Photo : Adltbc92 (CC BY-SA 3.0) / Wikimedia Commons

    La chapelle Notre-Dame du Mai, le point haut

    Au point culminant du massif, à 352 mètres d’altitude, se dresse la chapelle Notre-Dame du Mai, sur la commune de Six-Fours-les-Plages. Édifiée au XVIIe siècle (après 1625) et agrandie en 1633, cette ancienne chapelle de pèlerinage occupe l’une des plus belles tables d’orientation naturelles de la région.

    De son parvis, le panorama est immense : la rade de Toulon et ses sommets (le Coudon, le Faron, le Caume), la presqu’île de Giens, les îles d’Hyères à l’est, l’archipel des Embiez et, par temps clair, les calanques de Marseille et Cassis vers l’ouest. C’est ce dernier secteur, tourné vers le couchant, qui s’illumine au crépuscule.

    Panorama sur l'archipel des Embiez et la mer depuis la chapelle Notre-Dame du Mai au Cap Sicié
    Depuis la chapelle Notre-Dame du Mai, la vue embrasse l’archipel des Embiez et la mer. Photo : Gnrc (CC BY-SA 4.0) / Wikimedia Commons

    La forêt de Janas et le sentier du littoral

    Côté terre, le massif se découvre par la forêt de Janas, vaste pinède sillonnée de sentiers balisés et entretenue par l’Office national des forêts (ONF). C’est le point de départ classique des randonnées vers la chapelle et le bord de mer.

    Le sentier du littoral du Cap Sicié, lui, longe la côte sauvage et offre des points de vue spectaculaires sur les falaises et le grand large. On y croise aussi les vestiges de l’ancien sémaphore, perché face au vent dans une ambiance de bout du monde. Les itinéraires se combinent en boucles de difficulté variable au départ de Janas : prévoyez de bonnes chaussures, le terrain est rocailleux et peut être escarpé.

    Le belvédère et la crête boisée du massif du Cap Sicié dominant la mer
    La crête boisée du massif et son belvédère, dominant le large. Photo : Chabe01 (CC BY-SA 4.0) / Wikimedia Commons

    Les meilleurs spots pour le coucher de soleil

    Plusieurs endroits du massif se prêtent au spectacle du soir :

    • Le parvis de la chapelle Notre-Dame du Mai : le point le plus haut, vue dégagée vers l’ouest et le large.
    • L’ancien sémaphore du Cap Sicié et les belvédères de la côte sauvage, au plus près des falaises.
    • Les sentiers de crête de la forêt de Janas, où la lumière rasante dore les pins et la mer.

    Un panneau indique d’ailleurs sur place un « sentier du soleil couchant » : c’est dire si le lieu est réputé pour ses fins de journée. Pensez à vérifier l’heure exacte du coucher du soleil selon la saison (autour de 17 h l’hiver, jusqu’à près de 21 h 30 en plein été) pour caler votre montée.

    Accès et stationnement

    On rejoint le cœur du massif par la route de Janas, depuis Six-Fours ou La Seyne, jusqu’au parking de la maison forestière, point de départ des sentiers. Une route mène également plus haut, vers la chapelle. Le secteur du Brusc (Six-Fours) constitue une autre porte d’entrée pour rallier la côte à pied.

    Attention : comme tous les massifs forestiers du Var, le Cap Sicié et la forêt de Janas peuvent être réglementés, voire fermés à la circulation, en été en raison du risque incendie. Renseignez-vous sur l’état d’ouverture des massifs avant de partir, surtout entre juin et septembre.

    Nos conseils pour réussir votre soirée au Cap Sicié

    • Emportez une lampe frontale : la descente se fait de nuit après le coucher du soleil, sur un sentier rocailleux.
    • Anticipez le vent : le cap est très exposé (mistral), prévoyez une couche supplémentaire même en été.
    • Vérifiez l’heure du coucher et l’ouverture des massifs avant de monter.
    • Prévoyez de l’eau, de bonnes chaussures de marche et partez avec une marge de temps confortable.
    • Respectez ce site naturel protégé : restez sur les sentiers balisés, ne faites pas de feu et remportez vos déchets.

    Envie de prolonger la découverte ? Explorez les plages de Six-Fours-les-Plages et les plages de La Seyne-sur-Mer au pied du massif, ou parcourez notre guide des plages du Var. Les amateurs de marche côtière aimeront aussi notre sentier des douaniers entre Hyères et Le Pradet. Et pour faire de cette escapade un vrai séjour, jetez un œil à nos locations de vacances dans l’ouest varois.

    À lire aussi dans Le Mag

    Photo de couverture (lumière dorée depuis le massif du Cap Sicié) : Rémih (CC BY-SA 4.0) / Wikimedia Commons.

  • Le double tombolo de Giens

    Le double tombolo de Giens

    Quand on file vers la presqu’île de Giens depuis Hyères, on roule en réalité sur un phénomène géographique rare : un double tombolo, deux longs cordons de sable qui rattachent l’ancienne île au continent en enserrant un grand plan d’eau, les salins des Pesquiers. Une configuration que l’on ne trouve qu’à de rares endroits au monde — et l’un des plus beaux décors du littoral varois.

    Qu’est-ce qu’un tombolo (et pourquoi celui de Giens est « double ») ?

    Un tombolo, c’est un cordon de sable ou de galets qui relie une île à la terre ferme. À Giens, la particularité est qu’il y en a deux en parallèle, séparés par une vaste lagune. C’est ce qu’on appelle un double tombolo : un cas géologique peu fréquent, que l’on ne rencontre que dans une poignée d’endroits sur la planète. Entre les deux bras de sable s’étendent les anciens salins d’Hyères.

    Comment s’est-il formé ?

    Le double tombolo s’est construit très lentement, sur des milliers d’années. Les courants marins, qui transportent le sable le long de la côte, ont peu à peu accumulé ces deux cordons entre l’îlot rocheux de Giens et le continent. Plusieurs facteurs ont favorisé leur stabilisation : la présence de hauts-fonds entre Giens et le rivage, les apports sédimentaires des cours d’eau côtiers et l’action des herbiers de posidonie, qui fixent le sable. Le cordon ouest, celui de l’Almanarre, est le plus ancien des deux.

    Flamants roses dans les salins d'Hyères, près du tombolo de Giens
    Les flamants roses fréquentent les anciens salins d’Hyères, entre les deux cordons. Photo : Jiel Beaumadier (http://jiel.b.free.fr) (CC BY-SA 4.0) / Wikimedia Commons

    Deux cordons, deux ambiances

    À l’ouest : l’Almanarre, paradis du vent

    Le cordon ouest porte la longue plage de l’Almanarre, exposée plein vent. C’est l’un des spots de planche à voile et de kitesurf les plus réputés de Méditerranée : dès que le mistral se lève, le ciel se couvre de voiles. Plage de sable et de posidonie, baignade, balade les pieds dans l’eau, écoles de glisse… l’Almanarre est l’archétype de la plage varoise sportive. Retrouvez-la, comme toutes les autres, parmi nos plages d’Hyères.

    Kitesurfeurs et planches à voile sur la plage de l'Almanarre, presqu'île de Giens
    L’Almanarre, sur le cordon ouest, est un haut lieu de la planche à voile et du kitesurf. Photo : Paolo Schubert (CC BY-SA 3.0) / Wikimedia Commons

    À l’est : la Capte et la route du Sel

    Le cordon est, plus large, accueille le secteur de la Capte et ses plages familiales, plus abritées. Côté ouest, c’est la fameuse route du Sel qui longe le cordon entre la mer et les salins : une route littorale spectaculaire (souvent en sens unique en saison) qui dessert la presqu’île. De part et d’autre, on rejoint vite La Tour Fondue, à la pointe de Giens, d’où partent les navettes pour les îles d’Or.

    La route du Sel sur le cordon ouest du tombolo de Giens, entre mer et salins
    La route du Sel longe le cordon ouest, entre la mer et les salins. Photo : M.Strīķis (CC BY-SA 3.0) / Wikimedia Commons

    Les salins des Pesquiers et leurs flamants roses

    Entre les deux cordons s’étend l’un des plus beaux espaces naturels du Var : les anciens salins d’Hyères. D’anciens marais salants devenus une réserve de biodiversité, rachetés par le Conservatoire du littoral au début des années 2000. L’ensemble réunit le salin des Pesquiers et les Vieux Salins, soit plusieurs centaines d’hectares de lagunes.

    C’est un site d’observation des oiseaux remarquable. La vedette, ce sont les flamants roses, présents en nombre une bonne partie de l’année. Mais on y croise aussi de nombreuses autres espèces protégées, comme l’avocette élégante ou le tadorne de Belon. Les salins se découvrent à pied ou à vélo, sur les sentiers aménagés autour des plans d’eau — pensez aux jumelles. Pour aller plus loin, lisez notre article dédié aux flamants roses des salins d’Hyères.

    Un site fragile, menacé par l’érosion

    Cette merveille est aussi vulnérable. Le cordon ouest, le plus fin, subit une érosion marine importante, accentuée par les tempêtes hivernales et la montée du niveau de la mer. Par endroits, la plage de l’Almanarre a presque disparu, et la collectivité doit reconstituer chaque année le cordon de sable qui sépare la route du Sel de la mer. Protéger durablement ce tombolo unique est un enjeu majeur pour Hyères. Raison de plus pour le parcourir en visiteur respectueux : on reste sur les sentiers, on ne piétine pas la dune et on remporte ses déchets.

    Que faire sur le tombolo de Giens ?

    • Sports de vent : planche à voile et kitesurf à l’Almanarre, sur le cordon ouest.
    • Baignade et farniente : sable plus abrité côté Capte, à l’est.
    • Observation des oiseaux : flamants roses et avifaune des salins, jumelles conseillées.
    • Marche et vélo : les sentiers du double tombolo et le tour des salins.
    • Cap sur les îles : navettes pour Porquerolles depuis La Tour Fondue, à la pointe de Giens.

    Y aller et où loger

    Le tombolo se rejoint facilement depuis le centre d’Hyères, en voiture, à vélo ou en bus, par la route de Giens. En été, arrivez tôt : le stationnement le long de l’Almanarre et de la route du Sel est vite saturé. Pour prolonger la découverte, parcourez notre annuaire des plages du Var et notre guide des plages du Var, ou poussez vers l’est sur le sentier des douaniers entre Hyères et Le Pradet. Et pour faire de Giens votre camp de base, jetez un œil à nos locations de vacances autour d’Hyères.

    À lire aussi dans Le Mag

    Photo de couverture (vue aérienne du double tombolo et des salins) : Yyuri1989 (CC BY-SA 3.0) / Wikimedia Commons.

  • Bivouac à Porquerolles : ce qui est autorisé

    Bivouac à Porquerolles : ce qui est autorisé

    Vous rêvez de planter votre tente sous les pins de Porquerolles, face à une crique turquoise, pour une nuit à la belle étoile ? Soyons clairs et honnêtes d’emblée : le bivouac et le camping sauvage sont interdits à Porquerolles. L’île est un cœur de parc national, l’un des espaces les plus protégés de France. Voici précisément ce qui est interdit, pourquoi, ce qui reste autorisé pour dormir sur place, et les alternatives légales pour camper tout près, côté continent.

    Bivouac à Porquerolles : autorisé ou interdit ?

    La réponse est sans ambiguïté : non. Porquerolles appartient au cœur du Parc national de Port-Cros et de Porquerolles, et la réglementation y est stricte. Le parc l’indique noir sur blanc : dans les cœurs de parc, il n’y a « pas de camping ni de bivouac ». Cela vaut pour toute la partie naturelle de l’île — c’est-à-dire l’immense majorité de sa superficie.

    Concrètement, vous ne pouvez ni monter une tente, ni dormir sur une plage, ni passer la nuit dans une crique ou en forêt. Et comme il n’existe aucun terrain de camping sur l’île, la seule façon d’y dormir légalement est de réserver un hébergement (voir plus bas). Le non-respect de la réglementation d’un parc national constitue une infraction passible d’une amende : pour le montant exact et les sanctions en vigueur, renseignez-vous auprès du parc national.

    Piste forestière bordée de pins à Porquerolles, zone à fort risque incendie
    Les pinèdes de Porquerolles : un massif très sensible au feu, où le bivouac et toute flamme sont proscrits. Photo : M.Strīķis (CC BY-SA 3.0) / Wikimedia Commons

    Pourquoi le bivouac et le camping y sont interdits

    Ces règles ne sont pas là pour gâcher le plaisir : elles protègent un milieu exceptionnel et fragile. Deux grandes raisons l’expliquent.

    Protéger une nature rare

    Porquerolles abrite une flore et une faune méditerranéennes remarquables, des pinèdes aux herbiers de posidonie sous-marins. Le bivouac, le piétinement hors sentier, les déchets et le bruit nocturne perturbent directement cet écosystème. C’est pourquoi le parc demande aussi de rester sur les sentiers balisés, de ne « pas faire de cueillette ni de prélèvement » et de remporter tous ses déchets (il n’y a pas, ou peu, de poubelles hors du village).

    Croisement de sentiers balisés dans la forêt de Porquerolles
    On reste sur les sentiers balisés : la nature de l’île est protégée. Photo : M.Strīķis (CC BY-SA 3.0) / Wikimedia Commons

    Le risque incendie

    C’est l’autre raison majeure, vitale sur une île boisée et ventée. Le feu y est interdit : la règle est qu’il n’y a « pas de feu ni de cigarette en dehors du village ». Cela exclut donc tout barbecue, réchaud ou feu de camp — des gestes pourtant associés au bivouac. En été, l’accès aux massifs forestiers peut même être réglementé ou totalement fermé selon le niveau de risque incendie. Avant de partir en randonnée, vérifiez toujours l’état d’ouverture des massifs.

    Ce qui est autorisé : dormir sur l’île

    Bonne nouvelle : on peut passer la nuit à Porquerolles, à condition de loger dans une structure prévue pour. L’offre d’hébergement se concentre au village et reste limitée : hôtels, chambres et quelques locations. C’est tout le charme — et la contrainte — d’une île préservée : les places sont comptées.

    Deux conseils concrets :

    • Réservez très à l’avance, surtout en haute saison : l’hébergement sur l’île part vite.
    • Si vous ne trouvez pas, basez-vous sur le continent et venez à la journée — c’est le mode de visite le plus courant. Pour bien l’organiser, lisez notre guide préparer sa journée à Porquerolles.

    Pour comparer les options, parcourez nos locations de vacances autour d’Hyères et de la presqu’île de Giens, point de départ des navettes vers l’île.

    Rue du village de Porquerolles, où se concentrent les hébergements de l'île
    Pour dormir sur l’île, c’est au village : les hébergements y sont concentrés et limités. Photo : M.Strīķis (CC BY-SA 3.0) / Wikimedia Commons

    Les alternatives légales pour camper près de Porquerolles

    Envie de l’esprit camping malgré tout ? Il faut alors regarder côté continent, où le camping est parfaitement possible dans des structures dédiées.

    • La presqu’île de Giens et les abords d’Hyères comptent plusieurs campings classés, à quelques minutes de l’embarcadère de la Tour Fondue d’où partent les navettes pour Porquerolles. Vous pouvez ainsi camper sur le continent et rejoindre l’île à la journée.
    • Le reste du littoral varois (La Londe, Hyères-plage, le secteur des Salins…) offre d’autres terrains. Les disponibilités et les conditions d’accueil varient : vérifiez auprès de chaque établissement et de l’office de tourisme.

    Le camping sauvage et le bivouac sont par ailleurs réglementés partout en France, et souvent interdits sur le littoral, dans les espaces naturels sensibles et à proximité des sites classés. En cas de doute, la règle d’or reste de se renseigner localement avant de planter sa tente.

    En résumé

    • Bivouac et camping sauvage : interdits sur toute l’île (cœur de parc national).
    • Feu, barbecue, réchaud, cigarette hors du village : interdits (risque incendie).
    • Dormir sur l’île : uniquement en hébergement, au village, en réservant tôt.
    • Pour camper : direction les campings du continent (Giens, Hyères, littoral varois), puis l’île à la journée.
    • En cas de doute sur une règle ou une amende, renseignez-vous auprès du Parc national de Port-Cros et de Porquerolles.

    Pour aller plus loin, découvrez notre guide complet de Porquerolles, nos conseils pour réussir votre journée sur l’île, notre guide des plages du Var et, pour voir l’île autrement, le kayak autour des îles d’Or. Toutes les criques sont à retrouver sur la page des plages de Porquerolles.

    🚤 Réserver la navette : les traversées vers les îles d’Or se réservent auprès des compagnies maritimes — Porquerolles depuis La Tour Fondue, Port-Cros et le Levant depuis Hyères ou Le Lavandou. Consultez les horaires et achetez vos billets sur TLV-TVM (Les Bateliers de la Côte d’Azur) ou, depuis Le Lavandou, sur les Vedettes Îles d’Or. Réservez à l’avance en haute saison.

    À lire aussi dans Le Mag

    Photo de couverture (baie et forêt de Porquerolles) : M.Strīķis (CC BY-SA 3.0) / Wikimedia Commons.

  • Voir les flamants roses aux Salins d’Hyères

    Voir les flamants roses aux Salins d’Hyères

    Silhouettes roses sur l’eau, longues pattes et cou en S : les flamants roses sont l’une des plus belles rencontres que réserve Hyères. On les observe sur les Salins d’Hyères, deux anciennes salines devenues des zones humides protégées, parmi les meilleurs spots d’ornithologie de la côte varoise. Voici où aller, à quelle saison venir et comment les observer sans les déranger.

    Les Salins d’Hyères : deux sites naturels protégés

    Les Salins d’Hyères ne sont plus exploités pour le sel : ils sont aujourd’hui la propriété du Conservatoire du littoral et gérés par la Métropole Toulon Provence Méditerranée depuis 2004. Cet ensemble de marais salants, d’étangs et de roselières forme une mosaïque d’habitats rare en Méditerranée. Le site comprend deux espaces bien distincts :

    • Les Vieux Salins, à l’est de la ville (vers Hyères et La Londe), exploités depuis le Moyen Âge et acquis par le Conservatoire du littoral en 2001. C’est ici que se trouve l’Espace Nature, point d’accueil et de découverte.
    • Le Salin des Pesquiers, au cœur de la presqu’île de Giens, aménagé en 1848, coincé entre la plage de l’Almanarre et La Capte.

    Ensemble, ces zones humides accueillent plus de 70 espèces d’oiseaux nicheuses, plus de 200 espèces migratrices de passage et plus de 300 espèces végétales : un véritable refuge pour la biodiversité aux portes de la ville.

    Étangs et roselières des Vieux Salins d'Hyères
    Roselières et plans d’eau des Vieux Salins, à l’est d’Hyères. Photo : Ruthven (CC0) / Wikimedia Commons

    Quand voir les flamants roses ?

    Bonne nouvelle : les flamants roses sont présents toute l’année sur les Salins d’Hyères, qui constituent une importante zone de repos et d’hivernage pour l’espèce. Mais leur nombre varie fortement selon la saison.

    • En hiver, on compte environ 800 flamants sur le site.
    • En août et septembre, la population peut grimper jusqu’à 2 000 individus — c’est le pic de présence.

    Si votre objectif est de voir un maximum de flamants, visez donc plutôt la fin de l’été et le début de l’automne. Mais quelle que soit la période, vous avez de bonnes chances d’en apercevoir, aux côtés de nombreuses autres espèces.

    Côté horaire, privilégiez le début de matinée ou la fin de journée : la lumière est plus douce, les oiseaux plus actifs et la fréquentation moindre. En période estivale, des sorties crépusculaires sont parfois proposées : renseignez-vous sur place.

    Le Salin des Pesquiers (presqu’île de Giens)

    Sur la presqu’île de Giens, le Salin des Pesquiers s’étend juste derrière la grande plage de l’Almanarre. Le sentier du littoral longe le salin et permet d’enchaîner avec une journée plage : un détour facile depuis le secteur des plages d’Hyères. Le stationnement se fait sur les parkings prévus aux abords (côté rond-point d’Arromanches ou La Capte) ; le stationnement et la circulation sont interdits à l’intérieur du site.

    Carte du Salin des Pesquiers, sur la presqu'île de Giens, entre l'Almanarre et La Capte
    Le Salin des Pesquiers occupe le cœur de la presqu’île de Giens, entre l’Almanarre et La Capte. Photo : Contributeurs de OpenStreetMap (CC BY-SA 2.0) / Wikimedia Commons

    Les Vieux Salins et l’Espace Nature

    Côté est, les Vieux Salins offrent un itinéraire de découverte aménagé sur l’ancien chemin (la « Levée de Saint-Nicolas »), accessible à pied comme à vélo. Un sentier court, le Pas du Saunier (environ 1,6 km), permet d’approcher la biodiversité en douceur.

    L’Espace Nature des Vieux Salins est le meilleur point de départ pour les débutants : ouvert toute l’année du mercredi au dimanche et animé par la LPO PACA (Ligue pour la Protection des Oiseaux), il propose un accueil, des informations et le prêt de jumelles. Des balades naturalistes guidées y sont organisées toute l’année : l’idéal pour apprendre à reconnaître les espèces avec un accompagnateur. Les horaires varient selon la saison, alors vérifiez avant de vous déplacer.

    Quelles autres espèces observer ?

    Le flamant rose est la star, mais il est loin d’être seul. Les Salins d’Hyères abritent une grande diversité d’oiseaux d’eau et de limicoles. Selon la saison, vous pourrez croiser :

    • des aigrettes et des hérons ;
    • des échasses blanches, gravelots et autres petits échassiers du bord de l’eau ;
    • de nombreux oiseaux migrateurs qui font halte au fil des saisons.

    Une paire de jumelles change tout : elle permet d’observer les détails sans s’approcher, ce qui est aussi la meilleure façon de respecter les oiseaux.

    Observer sans déranger : les bonnes pratiques

    Les Salins sont un site protégé et une zone de refuge pour la faune. Quelques règles simples permettent d’en profiter sans nuire :

    • Restez sur les sentiers et les chemins balisés : ne pénétrez pas dans les zones d’eau et les roselières.
    • Gardez vos distances et observez aux jumelles plutôt que de vous approcher. Un oiseau qui s’envole, c’est un oiseau dérangé.
    • Les animaux sont interdits sur le site, même tenus en laisse.
    • Évitez le bruit, ne nourrissez pas les oiseaux et remportez vos déchets.
    • L’accès aux sites est libre ; seules les visites guidées peuvent être payantes. Renseignez-vous auprès de l’Espace Nature ou de l’office de tourisme.

    Accès et conseils pratiques

    • À vélo : c’est l’une des plus belles façons de découvrir le site, en empruntant les pistes et le sentier du littoral.
    • En bus : le secteur des salins est desservi par le réseau urbain (selon les lignes en service) ; vérifiez les horaires avant de partir.
    • En voiture : stationnez sur les parkings aménagés à l’extérieur du site, jamais à l’intérieur.
    • Prévoyez de l’eau, un chapeau, de la crème solaire (peu d’ombre) et, idéalement, des jumelles.

    Les flamants roses des Salins se marient à merveille avec une journée nature à Hyères. Combinez l’observation avec une baignade à l’Almanarre via notre page des plages d’Hyères, une balade autour du tombolo de Giens tout proche, ou une escapade en mer : voyez notre guide pour préparer sa journée à Porquerolles et notre guide des plages du Var. Et pour rayonner sur plusieurs jours, jetez un œil à nos locations de vacances autour d’Hyères.

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    Photo de couverture (flamants roses à Hyères) : Jiel Beaumadier (http://jiel.b.free.fr) (CC BY-SA 4.0) / Wikimedia Commons.